La communion : le chemin de la rédemption

Si la Pologne est un pays connu pour sa piété, son attachement à la chrétienté traditionnelle, son cinéma semble quant à lui s’emparer de cela pour y apporter une pointe de modernité. La communion, nouveau film de Jan Komasa nommé aux derniers Oscars dans la catégorie meilleur film international, en est un bon exemple. Le cinéaste se base sur des faits réels en mettant en avant l’histoire d’un jeune, ayant tué quelqu’un au cours d’une rixe, qui finit son éducation au cœur d’un centre éducatif fermé. Là-bas, il se trouve une vocation et veut devenir prêtre mais, à cause de son casier judiciaire, les portes du séminaire lui sont fermées. Dans on objectif de réinsertion, il se retrouve dans un petit village où il parvient à se faire passer pour un curé. Son mensonge l’entraîne dans un engrenage terrible.

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L’Etat Sauvage : cataclop, cataclop, cataflop …

Malgré les difficultés rencontrées pour monter de tels projets, le cinéma français parvient de plus en plus à nous surprendre avec des propositions détonantes. Le western, genre américain par excellence mais très apprécié par chez-nous, n’existe que peu dans notre industrie. Il est possible qu’après le très bon Les Frères Sisters de Jacques Audiard, certaines portes se soient ouvertes. David Perrault s’y engouffre alors pour livrer L’État Sauvage qui, s’il ne manque pas d’ambitions, manque tristement de maîtrise.

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Jinpa, un conte tibétain : Partager un rêve

Le road-movie est un genre particulier. À travers le mouvement, il symbolise généralement un cheminement interne pour le personnage et amène une multitude de réflexions. Parfois, il peut aussi simplement montrer le quotidien d’un homme en quête d’évasion spirituelle, à l’image de Jinpa, un conte tibétain, le nouveau film de Pema Tseden.

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Sortilège : Envoutement cinématographique

Vous-êtes-vous déjà demandés ce que ça donnerait un cocktail à base de Stanley Kubrick, Andrei Tarkovski, Terrence Malick et Apitchapong Weerasethakul ? Alaa Eddine Slim oui visiblement et son long-métrage SortilègeTlamess en version originale -, petite sensation de la Quinzaine des réalisateurs 2019, en est l’expression.

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Mes jours de gloire : Affronter sa propre réalité

Vincent Lacoste est l’un des acteurs les plus populaires du paysage cinématographique français. Depuis Les beaux gosses, sa notoriété n’a cessé de croître au même titre que son implication dans une grande variété de films, au cœur desquels il incarne assez souvent le même personnage, de sorte que l’on peut être amené à parler de « film Vincent Lacoste » dès que son nom figure à l’affiche. Ce phénomène semble être le point de départ du premier long-métrage d’Antoine de Bary, Mes jours de gloire, une « dramédie » lacostienne imparfaite mais pleine de charme.

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Dark Waters ou l’exemple du thriller politique qui régale

Commande de Mark Ruffalo pour Todd Haynes, Dark Waters vient éclabousser nos écrans avec un scandale politique impressionnant et inquiétant. Il s’agit là de l’occasion pour le cinéaste, déjà bien reconnu, de se prêter à l’exercice du thriller politique, et force est de constater qu’il s’y colle avec brio. Il raconte ici l’histoire de Rob Bilott (Mark Ruffalo), fraîchement nommé associé d’un grand cabinet d’avocat, spécialisé dans la défense des gros industriels, et contacté par Wilbur Earl Tennant (Bill Camp) qui lui signale que la société DuPont pollue ses champs en Virginie-Occidentale. L’avocat, hésitant, se lance alors dans l’enquête pour aider ce fermier, sans avoir conscience de l’ampleur de ce qui l’attend.

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Invisible Man : Le côté lumineux du Dark Universe ?

La tentative de relance des fameux « Universal Monsters » a été un total fiasco pour la firme. Leur univers partagé définitivement annulé, l’association avec les productions Blumhouse s’installe pour tenter de redonner une nouvelle vision à l’un de leurs mythes les plus flamboyants, L’Homme Invisible. Ceux qui sont capables, dans le film de genre, du meilleur ( The Belko Experiment, Get Out) comme du pire (l’intégralité des American Nightmare,  Ma, ou encore la purge Nightmare Island, sortie ce mois-ci…) font une nouvelle fois confiance à Leigh Whannell, dont le très surprenant Upgrade peut laisser présager du bon. Seul aux commandes scénaristiques, l’Australien s’empare du récit pour le transposer en thriller psychologique teinté d’horrifique.

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Lettre à Franco : Papi (re)fait de la résistance

La mode est aux films historiques sur des personnes ignorées aux actes pourtant fort à en croire la sortie simultanée de Le cas Richard Jewell par Clint Eastwood et Lettre à Franco d’Alejandro Amenábar. Autre point commun entre ces deux métrages : leur médiocre qualité – on renvoie à notre critique sur Richard Jewell si vous désirez en savoir plus à son sujet, bien que le film d’Eastwood soit plus captivant et moins vain que celui dont il est question ici. Direction l’Espagne où la chaleur estivale en 1936 a fait tourner la tête à un pays, alors en quête de reconstruction politique, mais aussi au réalisateur qui semble s’être évanoui en cours de route.

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Conflit : Portrait de(ux) femmes face à la pression sociale

Monteur pour Max Ophüls ou Marcel L’Herbier, Léonide Moguy est avant tout un cinéaste à la filmographie assez courte mais intéressante. Se mettant en marge de ses contemporains très ancrés dans le réalisme poétique, comme Jean Renoir ou Marcel Carné, il opte davantage pour des thèmes assez tabous pour l’époque, une mise en avant prononcée des femmes, sous la forme de mélodrames enjoués. Son quatrième film Conflit en est un très bon exemple.

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