Bacurau : la tranquilité, ça se paie (dans le sang)

Aller au cinéma en sachant pertinemment à quoi s’attendre devient un plaisir bien trop commun. Si l’on peut apprécier d’être cajolé dans notre zone de confort, l’expérience cinématographique se veut avant tout être une plongée dans l’inconnu, dans des narrations que l’on voit peu, et où chaque sentiment est accentué par la surprise. En sortant de Bacurau, les esprits sont confus, on ne sait pas toujours à quoi on a assisté mais un sentiment perdure, celui de l’expérience inédite.

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La Vie scolaire : passage obligatoire ?

Deux années après le succès de Patients, Mehdi Idir et Grand Corps Malade signent leur deuxième collaboration. Ces deux natifs du « 93 » présentent cette fois-ci avec fierté mais sans grande nouveauté le quotidien d’un collège de banlieue… Convoc’ chez la CPE Si certains gardent encore en mémoire le détonnant Entre les murs de Laurent Cantet, Palme d’or 2008 qui célébrait encore un cinéma social « dardennien », … Continuer de lire La Vie scolaire : passage obligatoire ?

Rambo : Last Blood : c’était pas sa guerre

Sylvester Stallone a des difficultés à abandonner ses rôles cultes. Après avoir repris Rocky dans les deux Creed, le voilà de retour dans la peau de Rambo, onze ans après John Rambo, qui apportait pourtant une belle finition à la saga. Mais Sly ne parvient pas à raccrocher le couteau, recommençant éternellement la même rengaine du vétéran traumatisé seul face au monde entier. Ce cinquième opus est réalisé par Adrian Grunberg, l’homme derrière Kill the Gringo.

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Le Dindon : Et là c’est l’indigestion

« Tout le monde peut se tromper » nous l’affiche. Même Jalil Lespert. Celui qui avait brillé de talent avec Yves Saint Laurent et Iris commet ici sa première boulette. Et pourtant, vu le matériau d’origine, il semblait compliqué de ne pas s’en sortir. Pièce mythique de Georges Feydeau, Le Dindon à la sauce comédie française 2019 est un four absolu.

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Lucky Day : Si Tarantino avait eu un enfant avec le Diable

Beaucoup de sentiments contradictoires se bousculent à la sortie de Lucky Day . Est-ce un mauvais film ? Un nanar ? Un mauvais nanar ? Une vaste blague ? Est-ce qu’on l’adore pour son kitsch ou au contraire on le déteste pour cette même raison ? Il est vrai qu’aux premiers abords Lucky Day ressemble à du (mauvais) Tarantino (et c’est loin d’être un pur hasard) mais lorsqu’on s’intéresse un peu plus à la vie du bonhomme, quelque chose d’assez sincère se dégage finalement de son film.

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Port Authority : Siren Call

Il est indéniable que l’industrie cinématographique est en pleine période de changements : des femmes de plus en plus visibles devant et derrière la caméra, des minorités de plus en plus représentées… Et Port Authority fait figure de proue cette année. Présenté à Cannes dans la catégorie Un Certain Regard, il a fait sensation grâce à sa comédienne principale Leyna Bloom, première actrice transcende noire à fouler le prestigieux tapis rouge cannois. Un premier pas remarqué et maîtrisé à une période où il est plus que temps de changer les mentalités.

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Deux moi : Métro, boulot, psycho

Pour son treizième long métrage, Cédric Klapisch rappelle ses nouveaux comédiens trentenaires Ana Girardot et François Civil – déjà hissés en têtes d’affiche dans Ce qui nous lie – pour illustrer un nouveau sujet de société (enfin, pas si nouveau que ça d’ailleurs), véritable fléau de la génération Facebook, Tinder et Instagram : la bien nommée Solitude.

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Ad Astra : Stella comans

Depuis plusieurs années, le film de science-fiction qui se déroule dans l’espace tourne un peu en orbite. Parmi les deniers en date, on peut se remémorer First Man, High Life, Seul sur Mars, Gravity, ou encore Interstellar. La liste est longue et même si chacun d’entre eux présentent des qualités et des défauts, il est vrai qu’on nous sert toujours la même sauce – avec plus ou moins de talent -. Puis est arrivé James Gray avec son projet Ad Astra. Avec la promesse d’un cinéaste mêlant son univers envoûtant à la beauté glaciale des étoiles, on ne peut qu’être ébloui.

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Ça Chapitre 2 : quand Grippe-Sous rejoint le club des loosers

Après un premier opus sorti en 2017, Andy Muschietti est de retour derrière la caméra pour mettre en scène la suite des aventures du club des loosers face au terrible Grippe-Sous. Le jeune casting du premier film est remplacé par les professionnels du moment, dominés par James McAvoy et Jessica Chastain. Mais la vraie attraction est toujours Bill Skarsgard, absolument mémorable en clown maléfique. Malheureusement, contre toutes attentes, ce deuxième épisode est moins convaincant que son prédécesseur.

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