Jumbo : Manège de la vacuité

Venant ouvrir l’édition 2020 du Champs Elysées Film Festival, le premier long de Zoe Wittock a tout de l’ovni de ce genre d’événement, prêt à faire sensation. Pourtant, parfois les astres ne s’alignent pas, la mayonnaise tourne au lieu de prendre, et l’on se retrouve face à des Jumbo. Des films d’une indigence rare mais se voulant percutants, pour un résultat affligeant.

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Blindspotting : Petit bijou pop

L’équipe du site soutient les prises de paroles qui ont actuellement lieu un peu partout dans le monde pour s’opposer aux violences commises contre la communauté noire. Le mouvement Black Lives Matter compte plus que jamais et nous avons donc décidé de lancer un nouveau cycle thématique. Pour l’inaugurer, nous avons décidé de republier notre critique de Blindspotting, découvert à Deauville et qui n’a malheureusement pas eu le succès escompté.

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The Grand Budapest Hotel : l’Overlook en folie

Au milieu de l’usine hollywoodienne, de ces réalisateurs qui se copient les uns les autres, il est bon de voir un auteur se détacher par une patte qui plait autant qu’elle divise mais qui offre à ses métrages un caractère unique, que l’on identifie immédiatement. Wes Anderson est ce genre virtuose au travail dont l’attente génère toujours nombre d’émois, il n’y a qu’à voir les réactions face au casting de French Dispatch, son prochain effort. C’est d’ailleurs ce qui fait l’apanage de ses métrages depuis un bon moment : le casting grandiloquent.

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Souvenirs goutte à goutte : cultiver la mémoire

Isao Takahata est attaché au passé. De son pays, comme il l’a prouvé avec Le tombeau des lucioles, mais aussi de l’humain comme il le démontre ici avec Souvenirs goutte à goutte. Explorant les mémoires d’une jeune femme qui se demande quel a été l’impact de sa jeunesse sur son présent, il livre là une fable, non sans défaut, dont la légèreté n’a d’égale que la beauté visuelle.

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Les Sorcières De Zugarramurdi : Les basques d’Eastwick

Folie, exubérance même, des qualificatifs en réalité bien faibles quand on s’attaque à Alex de la Iglesia. Après l’excellent Balada Triste qui nous malmène dans une chasse à l’homme complètement folle et savoureuse, jouant avec l’univers du cirque – c’est bien simple, on avait pas pris un tel pied depuis Santa Sangre de Jodorowsky, malgré le changement drastique de registre -, le réalisateur du remarquable Crime Farpait décide de s’attaquer au fantastique, et de dépeindre des sorcières bien dangereuses….mais non sans humour !

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Les Quatre Cent Coups : témoignage d’une enfance en France

Dans son film Les mistons, en 1958, malgré sa maladresse de mise en scène et d’agencement, François Truffaut marque déjà son attachement pour la représentation des enfants au cinéma. Il les montre turbulents, farceurs, insolents et insouciants mais surtout incapables de comprendre l’Amour symbolisé par le couple Bernadette Lafont – Gérard Blain. Ce court-métrage révèle l’étendue des thèmes chers à l’auteur et sert, à plus d’un titre, à peaufiner son premier long-métrage, Les Quatre Cent Coups. Ce dernier, s’il est grandement remarqué sur la Croisette – récompensé par le prix de la mise en scène – vient surtout marquer un changement dans le paradigme de la production cinématographique, en lançant plus officiellement le mouvement de la Nouvelle Vague.

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L’extraordinaire Mr. Rogers : Inconnu familier

Ce film aura longtemps traîné dans les cartons (pour finalement sortir sur Prime Video) alors qu’outre-Atlantique Tom Hanks était nommé aux Oscars comme meilleur second rôle. Une nomination qui aurait pu nous paraître étonnante au vu du titre laissant deviner un biopic classique. Que nenni, L’Extraordinaire Mr. Rogers est probablement LE film dont on a besoin en cette période trouble pour nous rappeler que l’amour, l’empathie et la bienveillance sont des vertus qui manquent beaucoup trop à ce monde.

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Kiki La Petite Sorcière : Rêve ta vie en couleurs

Toujours dans notre rétrospective Ghibli (qui à ce rythme ne sera pas terminée à la fin de l’année, on espère vivement que Netflix en garde les droits un bon moment sinon vous on vous en suscitera l’envie quand ils ne seront plus disponibles), et toujours dans le cadre des œuvres de ce cher Hayao Miyazaki, nouvelle capsule de douceur avec Kiki La Petite Sorcière. À l’instar de Mon Voisin Totoro, le film est axé vers les tous petits, mais les plus grands peuvent également tomber sous ce charme sans failles.

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The Room : Espoir d’une vie

La question de l’homme et de sa présence sur Terre est une source inépuisable pour le cinéma. On l’a vu récemment avec Vivarium où il était question de cycles de la vie. Après treize ans d’absence de la réalisation sur grand écran, Christian Volckman revient dans un film trouble où les vices de l’humain prennent le pas dans un couple sans histoire qui n’était qu’à la recherche d’un peu d’authenticité.

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Devenir : Dame de coeur

L’élection de Barack Obama aux présidentielles de 2008 a marqué un tournant dans l’histoire du pays. Le 20 janvier 2009, les Obama prenaient place dans la Maison Blanche, devenant ainsi la première famille afro-américaine à se trouver à la tête des États-Unis. Mais à côté de lui se trouvait sa femme, Michelle. Loin d’être simplement la Première Dame, elle s’est révélée être une femme de caractère aux convictions bien ancrées. Quelques années plus tard, elle est revenue sur son parcours dans son libre Becoming aujourd’hui adapté en documentaire pour Netflix.

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