Brutus VS César : Erratum

En 2015, l’humoriste Kheiron nous avait agréablement surpris avec Nous trois ou rien qui revenait sur la vie mouvementée de ses parents partis d’Iran en pleine crise politique. Une première réalisation qui faisait émerger un talent qui se confirma en 2018 avec Mauvaises Herbes, un film social et drôle sur une bande d’élèves en difficultés qui, ignorés par le système scolaire, trouvent leur salut grâce à un autre petit voleur de banlieue reconverti en éducateur par obligation. On attendait son troisième long-métrage avec impatience : une pure comédie au casting cinq étoiles qui s’avère être finalement une sacrée déception.

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Retour sur la filmographie de Judd Apatow : Entre grands enfants et lourdeur assumée

Alors que le sixième long-métrage The King of Staten Island du réalisateur Judd Apatow est actuellement au cinéma, nous avons décidé de revenir sur sa filmographie. Un univers unique, trash et d’un lourdingue totalement assumé qui, malgré son apparente bêtise, dessine toujours avec plus ou moins de justesse l’âge adulte qui est loin d’être toujours facile, d’autant plus lorsque l’amour ou la famille s’en mêle.

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The Kissing Booth 2 : Bisou carbone

Netflix sait nous proposer le meilleur, le pire et le plus générique. Au moment de la Saint-Valentin, c’était Lara Jean et ses petites lettres d’amour dans la saga À tous les garçons que j’ai aimé, aujourd’hui c’est The Kissing Booth qui connait son petit succès. Sorti il y a deux ans, le premier volet lançait l’adaptation des livres de Beth Reekles. Une romance adolescente-type qui appelait à une suite qui n’a malheureusement rien de bien original et nous prouve que les romances estampillées Netflix se ressemblent toutes comme deux gouttes d’eau.

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Les derniers jours de Monsieur Brown : Jack tombe à l’eau

En 2017, nous avions eu un énorme coup de cœur pour le premier film de Wayne Robert : Katie Says Goodbye. Au cours de la conférence de presse, le réalisateur nous annonçait une bonne nouvelle : le film fait partie d’un triptyque dont le second, Richard Says Goodbye sera porté par Johnny Depp avant un troisième volet qui réunira les deux personnages. Surprise, le film a débarqué sur Prime Video l’année dernière, et nous venons de nous en rendre compte.

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La Capitale Du Bruit : Mitoyen immonde

À Strasbourg, et à la nuit tombée, plus personne ne peut vous entendre crier. Du moins, c’est le souhait le plus cher de Robert, qui parcourt les rues alsaciennes en quête de contenu vidéo pour humilier les soiffards, faire réagir, et annihiler toutes les nuisances sonores nuptiales. Armé de sa caméra, il filme ces « indésirables » et rêve d’une capitale européenne plus reluisante, d’une « Strasbourg aux strasbourgeois », débarrassée de ce fléau humain qui s’amuse le soir.

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Balle perdue : de l’action nerveuse et efficace

Un nouveau nom à retenir : Guillaume Pierret. Habitué aux courts métrages, il signe avec Balle Perdue son premier long. un film qui atteint sa cible, tant malgré un scénario classique il parvient à fournir son lot de scènes nerveuses avec un punch rarement vu dans le cinéma français.

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Da 5 Bloods ou Spike Lee dépassé par ses intentions

Deux ans après Blackkklansman, film fort et engagé, récompensé à Cannes et aux Oscars, Spike Lee nous livre son nouveau « joint ». Hasard du calendrier, le contexte socio-politique vient donner une saveur particulière à ce nouveau Netflix Original, d’un auteur reconnu pour ses prises de positions farouches en faveur de la communauté noire. Pourtant, s’il est une chose que ce film semble confirmer, c’est que la filmographie récente du cinéaste est sérieusement en dents de scie.

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Bluebird : Colosse fragile

Jérémie Guez a déjà fait ses armes littéraires en ayant déjà publié quatre romans à succès. Cette année, il s’arme de sa caméra pour adapter « L’homme de plonge » de Dannie M. Martin. Même si c’est sa première expérience en tant que réalisateur, Jérémie Guez a déjà de solides références derrière lui puisqu’on lui doit notamment le scénario de La nuit a dévoré le monde.

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Il Était Une Fois Dans L’est : Doux adultère

Filmer le quotidien est un parti pris risqué quand on s’expose à ne rien raconter du tout, ou à ennuyer son spectateur dans ce spectacle répétitif. Pourtant, Il Était Une Fois Dans L’est s’inscrit dans cette veine. Sa réalisatrice décide de nous dresser le portrait quotidien de deux couples voisins, chacun trompant son partenaire pour aller avec… le voisin justement.

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J’y crois encore : Étouffe-chrétien

L’écriteau quasiment aussi grand que le titre qui disait sur l’affiche « Par le studio qui a sorti La La Land » aurait du être un avertissement suffisant. Pourtant vous connaissez le dévouement qu’on a pour vous et si on peut vous éviter deux pénibles heures alors on est heureux de le faire. Mais alors que dire sur ce J’y crois encore ? Mauvais mélange entre Nos Étoiles contraires et la Bible ?

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