La Capitale Du Bruit : Mitoyen immonde

À Strasbourg, et à la nuit tombée, plus personne ne peut vous entendre crier. Du moins, c’est le souhait le plus cher de Robert, qui parcourt les rues alsaciennes en quête de contenu vidéo pour humilier les soiffards, faire réagir, et annihiler toutes les nuisances sonores nuptiales. Armé de sa caméra, il filme ces « indésirables » et rêve d’une capitale européenne plus reluisante, d’une « Strasbourg aux strasbourgeois », débarrassée de ce fléau humain qui s’amuse le soir.

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Balle perdue : de l’action nerveuse et efficace

Un nouveau nom à retenir : Guillaume Pierret. Habitué aux courts métrages, il signe avec Balle Perdue son premier long. un film qui atteint sa cible, tant malgré un scénario classique il parvient à fournir son lot de scènes nerveuses avec un punch rarement vu dans le cinéma français.

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Da 5 Bloods ou Spike Lee dépassé par ses intentions

Deux ans après Blackkklansman, film fort et engagé, récompensé à Cannes et aux Oscars, Spike Lee nous livre son nouveau « joint ». Hasard du calendrier, le contexte socio-politique vient donner une saveur particulière à ce nouveau Netflix Original, d’un auteur reconnu pour ses prises de positions farouches en faveur de la communauté noire. Pourtant, s’il est une chose que ce film semble confirmer, c’est que la filmographie récente du cinéaste est sérieusement en dents de scie.

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Bluebird : Colosse fragile

Jérémie Guez a déjà fait ses armes littéraires en ayant déjà publié quatre romans à succès. Cette année, il s’arme de sa caméra pour adapter « L’homme de plonge » de Dannie M. Martin. Même si c’est sa première expérience en tant que réalisateur, Jérémie Guez a déjà de solides références derrière lui puisqu’on lui doit notamment le scénario de La nuit a dévoré le monde.

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Il Était Une Fois Dans L’est : Doux adultère

Filmer le quotidien est un parti pris risqué quand on s’expose à ne rien raconter du tout, ou à ennuyer son spectateur dans ce spectacle répétitif. Pourtant, Il Était Une Fois Dans L’est s’inscrit dans cette veine. Sa réalisatrice décide de nous dresser le portrait quotidien de deux couples voisins, chacun trompant son partenaire pour aller avec… le voisin justement.

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J’y crois encore : Étouffe-chrétien

L’écriteau quasiment aussi grand que le titre qui disait sur l’affiche « Par le studio qui a sorti La La Land » aurait du être un avertissement suffisant. Pourtant vous connaissez le dévouement qu’on a pour vous et si on peut vous éviter deux pénibles heures alors on est heureux de le faire. Mais alors que dire sur ce J’y crois encore ? Mauvais mélange entre Nos Étoiles contraires et la Bible ?

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The Room : Espoir d’une vie

La question de l’homme et de sa présence sur Terre est une source inépuisable pour le cinéma. On l’a vu récemment avec Vivarium où il était question de cycles de la vie. Après treize ans d’absence de la réalisation sur grand écran, Christian Volckman revient dans un film trouble où les vices de l’humain prennent le pas dans un couple sans histoire qui n’était qu’à la recherche d’un peu d’authenticité.

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Pinocchio : charmante déception

Walt Disney, Luigi Comencini, Roberto Benigni, peut-être même bientôt Guillermo Del Toro, et tant d’autres, il va sans dire que le personnage de Pinocchio crée par Carlo Collodi en 1881 est apprécié du 7ème art. Cette année c’est pourtant Matteo Garrone qui se saisit de la marionnette et essaie d’en offrir sa vision. Déjà sorti en Italie à Noël et passé par la Berlinale, il est chez nous l’une des victimes du confinement de sorte que sa porte de sortie n’est nulle autre que Prime Video, l’ayant accueilli le 4 mai dernier. L’occasion pour nous de vérifier si son réalisateur a touché du bois avant de se mettre derrière la caméra.

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Forte : Dans tous les sens du terme

Il y a des sujets au cinéma qui sont sensibles et qui, s’ils sont mal écrits, peuvent vite devenir vulgaires ou caricaturaux. La comédie française et la caricature est une liaison dangereuse qui ne cesse ne nous prouver encore et encore qu’on a du chemin à faire. Quand le projet Forte a émergé, beaucoup de signaux étaient au rouge mais il arrive qu’on ait de bonnes surprises, et ce film en fait définitivement partie.

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