Yves : Il est temps de rompre la glace

Aujourd’hui, il suffit de dire à un objet réagissant à notre voix qu’on veut écouter une certaine musique, faire nos courses, envoyer un message à nos proches, avoir un 27° bien fumant pour notre eau de bain et le tour est joué. Aussi édifiantes pour l’humanité que sont les avancées des technologies et les intelligences artificielles, le règne de l’assistanat n’a jamais été aussi proche de son comble grinçant. Quand on n’est plus capable de sortir pour choisir trois fruits parce qu’une appli peut le faire à notre place, il y a des questions à se poser.

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Arctic : Températures minimales

Première Séance de minuit pour le 71e Festival de Cannes et qui de mieux que le charismatique Mad Mikkelsen pour ouvrir le bal ? Avec « Arctic », c’est également la première montée des marches pour Joe Penna qui réalise là son premier long-métrage. Un survival polaire minimaliste qui a au moins le chic de faire la belle part à l’acteur danois.

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Yomeddine : Ne fuyez pas le lépreux

Après trois courts-métrages entre 2008 et et 2012, le réalisateur austro-égyptien A.B Shawky ne fait pas les choses à moitié puisque son premier long-métrage Yomeddine se retrouve en compétition officielle. Et le moins qu’on puisse dire c’est que pour un premier essai le jeune homme s’en sort pas trop mal du tout avec un incroyable road-movie aussi touchant qu’il est vivifiant. Continuer de lire « Yomeddine : Ne fuyez pas le lépreux »

[CRITIQUE] Sauvage : Amèrement suave

La Semaine de la critique recèle très souvent de jolis morceaux de cinéma et a largement confirmé son statut de dénicheur de perles que ce soit avec Grave (Julia Ducournau), Ava (Léa Mysius) ou encore Oh Lucy ! (Atsuko Hirayanagi). Et cette année le film qui a fait trembler la Croisette est français cocorico ! Premier long-métrage de Camille Vidal-Naquet, Sauvage cache plutôt bien son jeu derrière son pitch aussi simple qu’il est brut de décoffrage : un jeune homme de 22 ans qui se prostitue pour (sur)vivre cherche désespérément l’amour sans jamais le trouver. Continuer de lire « [CRITIQUE] Sauvage : Amèrement suave »

[CRITIQUE] BlacKkKlansman : Spike Lee enragé

Disparu des radars cannois depuis 2002 dans la section Un Certain Regard avec Ten Minutes Older, Spike Lee a fait un retour en grandes pompes sur la Croisette en amenant son dernier film BlacKkKlansman directement en Compétition officielle et grand bien lui fasse puisque le réalisateur est reparti avec entre ses mains le Grand Prix. Une distinction éminemment politique faisant autant écho au passé qu’à l’Amérique « so white » de Donald Trump. Continuer de lire « [CRITIQUE] BlacKkKlansman : Spike Lee enragé »

[CANNES 2018] Carmen y Lola : Prends garde à toi

Déjà réalisatrice de huit courts-métrages et documentaires, l’espagnole Arantxa Echevarría débarque à la Quinzaine des réalisateurs avec son premier long-métrage Carmen y Lola, une histoire d’amour entre deux femmes au coeur d’une communauté gitane qui rejette en bloc l’homosexualité. Un premier film loin de prétendre à être un grand film mais qui a le mérite de mettre en lumière un problème quasiment invisible dans une communauté régit par des « traditions » que la jeunesse commence à rejeter. Continuer de lire « [CANNES 2018] Carmen y Lola : Prends garde à toi »

[CANNES 2018] Monsieur : Les choses les plus simples sont souvent les meilleures

Premier long-métrage pour la réalisatrice indienne Rohena Gera où on en attendait pas forcément grand chose de cette apparente romance indienne mais parfois comme on dit, les choses simples sont souvent les meilleures. Une histoire d’amour comme il s’en fait des dizaines aussi bien au cinéma qu’à la télé et pourtant Monsieur a le mérite de dégager une douceur presque salvatrice, les sourires sont au rendez-vous en fin de séance. Continuer de lire « [CANNES 2018] Monsieur : Les choses les plus simples sont souvent les meilleures »

[CANNES 2018] Climax : Purge sous LSD

Ah soit Gaspar Noé on l’aime, soit on le déteste. Et ce n’est pas encore avec son dernier film présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs que cela va arranger les choses. Véritable événement de ce 71e Festival de Cannes, le trailer dévoilé hier nous plonge au coeur d’un (very) bad trip sous LSD virant rapidement à l’insupportable et à l’indigeste, de quoi nous faire rapidement regretter de s’être levé à 5h du matin pour assister à la projection.  Continuer de lire « [CANNES 2018] Climax : Purge sous LSD »

[CANNES 2018] Les Éternels : Éternellement long

Trois ans après Au-delà des montagnes et ses 8 nominations au Festival de Cannes, Jia Zhang-ke  revient avec Les Éternels, un drame chinois sur fond de pègre où l’amour perdure malgré les épreuves et les années. A travers un pays en évolution, Zhang-ke dissèque les relations amoureuses dans un couple entre une femme qui a évolué avec son temps tandis que sa moitié a régressé. Un nouveau film plutôt correct dans son ensemble mais péniblement long par moment. Continuer de lire « [CANNES 2018] Les Éternels : Éternellement long »

[CANNES 2018] Fahrenheit 451 : Pas si chaud que ça

Troisième film présenté en Séance de minuit, Fahrenheit 451 de Ramin Bahrani (99 Homes) est l’adaptation télévisée – coucou HBO – du célèbre roman du même nom écrit par Ray Bradbury et publié en 1953. Dans une société dystopique où les livres et la lecture sont prohibés, les pompiers h’hésitent pas à les bruler et à condamner ceux qui se mettraient en travers du système. Sauf quand un de ces fameux pompiers commence à remettre en question le système mis en place, il devient rapidement la cible de son capitaine. Continuer de lire « [CANNES 2018] Fahrenheit 451 : Pas si chaud que ça »