[DEAUVILLE 2020] The Nest : (false) gothic romance

Le capitalisme… cet univers impitoyable. Le Festival de Deauville s’y est très peu intéressé cette année, préférant se concentrer sur des portraits d’hommes et de femmes de la petite classe et des adolescents en proie aux doutes. Mais c’était sans compter sur Jude Law qui incarne dans The Nest un ambitieux entrepreneur qui fait tout quitter à sa famille pour tenter sa chance ailleurs.

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[DEAUVILLE 2020] The Violent Heart : Let’s thrill in love

Si vous ne savez pas ce que devient Tobey Maguire, sachez qu’il produit le film dont nous allons parler: The Violent Heart. Celui-ci arrive tout juste après le ventre mou de la compétition ( Love is love is love, Giants being lonely). Une bouffé d’oxygène et pourtant un film assez classique. Présenté comme une romance, son réalisateur a très vite souhaité s’émanciper de cette structure classique. Était-ce une bonne idée de jouer avec les codes pour surprendre le spectateur?

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[DEAUVILLE 2020] Love Is Love Is Love : Caméra-tricot

Surprise de la compétition de cette édition 2020, Eleanor Coppola, moins connue pour son unique métrage de fiction que pour ses épousailles avec ce cher Francis, vient présenter Love Is Love Is Love. À 84 ans, celle qui avait immortalisé l’enfer Apocalypse Now avec son excellent documentaire Au Coeur Des Ténèbres entend nous offrir une anthologie composée de trois courts-métrages, garante de trois visions de l’amour. Une heure trente plus tard, on se demande encore pour quelle raison elle a été sélectionnée par l’ami Bruno Barde.

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[DEAUVILLE 2020] Sophie Jones : Aime-moi

Les portraits de femmes ont toujours eu une place de choix dans le Festival de Deauville, que ce soit cette année avec The Assistant ou l’année dernière avec American Woman. Et c’est en compétition que l’on retrouve Sophie Jones ou l’histoire d’une jeune fille qui, pour faire le deuil de sa mère, se perd dans diverses relations sexuelles sans véritables envies ni attaches. Un film fort qui dépeint avec énormément de justesse ce qu’est la sexualité à l’adolescence, mais également l’amour et la famille lorsque l’on traverse un deuil.

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[DEAUVILLE 2020] Holler : Avenir rouillé

Si nous vous parlions du Festival de Deauville qui se fait vitrine de l’état de l’Amérique dans le documentaire Deauville et le rêve américain, il faut dire que les récits d’émancipation sont monnaie courante. D’autant plus maintenant qu’elles s’ancrent dans la politique de Donald Trump qui, durant les Présidentielles, promettait de donner du boulot à tout le monde. Désillusion absolue que l’on découvre dans Holler, premier film de Nicole Riegel.

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[DEAUVILLE 2020] Giants Being Lonely : Derrière le film, le trauma

Il y a toujours un moment dans la compétition au Festival de Deauville où les films connaissent une petite baisse de régime. Pour lancer les hostilités, le premier film de Grear Patterson, inspiré de faits réels personnellement vécus, Giants Being Lonely. Un film qui tourne en rond sans jamais rien raconter (ou alors de très mauvaise manière). Dommage que le matériau de base ait du potentiel. On décortique cela.

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[DEAUVILLE 2020] Uncle Frank : la délivrance au bout du chemin

Il est toujours évident qu’un coming-out est une épreuve pour ceux devant affronter une famille à l’éducation et aux mœurs différentes. Dans la campagne américaine de 1973, on imagine les difficultés pour un homme gay d’affirmer sa personnalité, et de faire accepter sa « différence« . Avec la douceur et la justesse qu’il avait déjà dévoilé dans ses scénarios – Six Feet Under et American Beauty, pour ne citer qu’eux -, Alan Ball va nous offrir avec Uncle Frank un récit initiatique profond et touchant, qui ne peut laisser personne indifférent.

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[DEAUVILLE 2020] Last Words: L’humanité au cinéma

Le cinéma est l’art le plus juste pour saisir une époque par la force des images, par son montage ainsi que par son accessibilité et son art de la métamorphose. Il est possible aujourd’hui d’observer une certaine convergence, celle des films post-apocalypse artsy qui proposent une lecture beaucoup moins divertissante et beaucoup plus pertinente que les films à gros budget sur la même thématique. Récemment est sorti le film Light of my life de Casey Affleck, dans la même veine que Last Words de Jonathan Nassiter. Une impression se dégage de cette tendance actuelle, la fin du monde semble de plus en plus proche pour l’humanité, ce n’est plus une mauvaise blague mais bien une peur concrète. Le silence de ces films nous dit que nous, les Hommes, sommes prêt à faire notre deuil à l’avance.

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[DEAUVILLE 2020] Peninsula : L’ombre d’un Zombie

On attendait avec une impatience non feinte le nouveau film de Sang-ho Yeon, le réalisateur du fantastique film Dernier train pour Busan. Innovant, malin et inattendu, il a fait l’effet d’une bombe lors de sa sortie et a rendu caduc les derniers longs-métrages traitant de zombies. Archaïque, idiot, et attendu, Peninsula fait l’effet d’un pétard mouillé. Considéré comme un film extension de l’univers proposé dans Seoul Station et Dernier train pour Busan, tout donnait envie: une Corée du Sud à l’abandon, des grands espaces où l’inventivité du réal peut s’épanouir à foison. Dernier train pour Busan était son huis-clos radical où chaque plan transpirait l’inventivité, l’idée de voir cette dernière à travers son exact opposé pouvait nous rendre curieux.

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