[DEAUVILLE 2020] Peninsula : L’ombre d’un Zombie

On attendait avec une impatience non feinte le nouveau film de Sang-ho Yeon, le réalisateur du fantastique film Dernier train pour Busan. Innovant, malin et inattendu, il a fait l’effet d’une bombe lors de sa sortie et a rendu caduc les derniers longs-métrages traitant de zombies. Archaïque, idiot, et attendu, Peninsula fait l’effet d’un pétard mouillé. Considéré comme un film extension de l’univers proposé dans Seoul Station et Dernier train pour Busan, tout donnait envie: une Corée du Sud à l’abandon, des grands espaces où l’inventivité du réal peut s’épanouir à foison. Dernier train pour Busan était son huis-clos radical où chaque plan transpirait l’inventivité, l’idée de voir cette dernière à travers son exact opposé pouvait nous rendre curieux.

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[DEAUVILLE 2020] Teddy : Simple villageois ?

En plus de ses films présentés, le Festival de Deauville se fait également cette année porte-parole du cinéma dans sa globalité puisqu’il accueille trois films de la sélection officielle d’Annecy, ainsi que dix films de la sélection cannoise. Un bien beau programme qui nous a permis de découvrir en avant-première Teddy, des frères Boukherma. Un film unique dans le paysage cinématographique français qui vient de faire sa première projection mondiale pour notre plus grand plaisir.

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[DEAUVILLE 2020] The last Hillbilly : Last but not least

En plus de la sélection officielle, des films de Cannes et d’Annecy, le Festival de Deauville nous propose chaque année une très belle sélection de documentaires que ce soit sur le cinéma (Kubrick par Kubrick), de grandes figures américaines (Billie) ou avec un aspect plus social (Weed & Wine). À cette occasion, nous avons pu découvrir The Last Hillbilly de Diane Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe avec qui nous avons pu échanger quelques mots. Rencontre.

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[DEAUVILLE 2020] The Assistant : Sois douée et tais-toi

Entre être compétent et se faire exploiter la frontière est très fine, les entreprises l’ont bien compris. Ce n’est que récemment que les problèmes du harcèlement au travail ou des pressions psychologiques sont enfin abordées de manière récurrente. Des situations qui peuvent pousser à la dépression, au burn-out ou encore au suicide dans les cas les plus extrêmes. Mais s’il y a bien une catégorie de personnes qui sont d’autant plus touchées par ce problème, ce sont les femmes. Un sujet fort qui prête à discussion après avoir vu The Assistant.

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[DEAUVILLE 2020] Deauville et le rêve américain : Il était une fois…

Ça y est. Après moult incertitudes, le 46e Festival du cinéma américain de Deauville a bien lieu. Un événement mais également une joie pour les aficionados qui retrouvent le CID, le Casino et le Morny sans oublier les planches de Deauville. Et comme chaque année, nous couvrons le festival avec d’autant plus d’entrain que Deauville accueille en plus des films estampillés Cannes 2020 et trois films de la compétition d’Annecy. Alors quoi de mieux pour fêter tout ça que de lancer les festivités en vous parlant d’un documentaire projeté cette année qui revient sur la genèse du Festival et fait état du cinéma américain.

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[DEAUVILLE 2020] Minari : La petite maison dans le kimchi

Démarrage en trombe pour le festival tant attendu de cette deuxième moitié d’année. Cette fois-ci, économie de films oblige, c’est un compétiteur qui est présenté en guise d’ouverture. Choix salvateur tant, avec sa fraîcheur et son propos bien établi, Minari n’a rien à envier à son prédécesseur de l’édition 2019, Un Jour De Pluie À New York. Le film, vainqueur de deux prix à Sundance, s’inscrit facilement dans les codes des œuvres présentées lors de la compétition deauvilloise, avec son propos social bien ancré dans un portrait culturel.

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