Un Triomphe : Merad avant Godot

Le label Cannes 2020 continue son exploitation en nous permettant de découvrir les films qui auraient dû animer la croisette du 12 au 23 mai 2020. Cette semaine, c’est donc à Un Triomphe d’Emmanuel Courcol de débarquer en salle accompagné de ce nouveau, et certainement unique, label d’un festival n’ayant pas eu lieu. 

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Seize Printemps : toute première fois

L’adolescence est une période que personne ne vit de la même manière. Notre milieu nous oriente dans une certaine direction, tandis que l’on se forge une culture, que l’on expérimente, que l’on essaie de vivre tout à fond pour éviter d’avoir le moindre regret. Suzanne Lindon déboule alors à pleine balle, à peine âgée de vingt ans, pour nous raconter la sienne avec Seize Printemps. On entend déjà certains crier au scandale, en arguant que ce film n’existe que parce qu’elle est une « fille de » – elle est, en effet, le fruit de l’union entre Sandrine Kiberlain et Vincent Lindon -, qui n’a rien à raconter. La méprise est pourtant de taille, quand la jeune cinéaste nous intègre rapidement dans son univers avec cette proposition de cinéma fragile et audacieuse.

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Drunk : pourvu qu’on ait l’ivresse

Premier verre. L’ivresse, quel sentiment divin. On s’évade le temps d’un instant, quelques grammes d’éthanol dans le sang, et tout semble possible. La liberté procurée par le nectar enivrant est telle que l’on en vient à se questionner sur ce qui nous empêche d’y succomber en permanence. On a là le point de départ de la théorie du psychologue Finn Skårderud, que Thomas Vinterberg met à l’épreuve dans Drunk, son nouveau long-métrage. Pourtant, si l’adage « sans alcool, la fête est plus folle » ne semble jamais si faux qu’avec ce film, les terribles conséquences de la consommation du breuvage ne sont jamais loin.

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Les Affluents ou la jeunesse cambodgienne face au mouvement

Plonger dans une culture étrangère est une expérience fascinante. On y découvre un autre de mode de vie, de pensée, et l’on doit apprendre à prendre du recul quant à nos a priori et connaissances personnelles. Jessé Miceli, dont il s’agit du premier film, vit au Cambodge depuis plusieurs années maintenant, et retranscrit avec Les Affluents – sélectionné à l’ACID 2020 –, la réalité contemporaine d’un pays qu’il connaît bien à travers les yeux de la jeunesse.

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Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait : quand les sentiers de l’amour croisent les hasards du désir

L’amour a t-il des règles ? Est-il un sentiment à l’exploration conditionnée ou libre ? Emmanuel Mouret, dans son nouveau long-métrage, ne vient pas nécessairement répondre à ces questions mais plutôt nous montrer sa vision de l’amour à travers les destins croisés de plusieurs personnages. Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait se place alors dans la lignée d’une grande liste de films français mettant les problèmes de cœur en exergue, avec un sens exquis du dialogue, pour notre infini plaisir.

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Antoinette dans les Cévennes : l’aventurière de l’Amour

Et si la surprise de cette rentrée était un road-movie avec Laure Calamy et un âne sur les pas de Stevenson ? Aussi incongru que cela puisse paraître, ce pari de Caroline Vignal semble remporté. Pour son second long-métrage, après vingt ans d’absence, la cinéaste revient avec cette comédie aussi légère que touchante. Un film petit en apparence pour un résultat grandiose.

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