La jeune fille à l’écho : chronique d’une amitié enfantine éphémère

L’été, c’est souvent la période des premiers émois amoureux, des amitiés temporaires et des sentiments exacerbés. Ceci concerne aussi les enfants, ici au centre du film d’Arūnas Žebriūnas (auteur aussi de La belle), dans une histoire digne d’une fable où pureté, onirisme et déception se mêlent au bord de mer, lors du dernier jour des vacances. Jamais sorti en France, La jeune fille à l’écho fait donc escale sur La Rochelle pour une avant-première, avant sa sortie dans quelques mois.

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[DEAUVILLE 2020] Giants Being Lonely : Derrière le film, le trauma

Il y a toujours un moment dans la compétition au Festival de Deauville où les films connaissent une petite baisse de régime. Pour lancer les hostilités, le premier film de Grear Patterson, inspiré de faits réels personnellement vécus, Giants Being Lonely. Un film qui tourne en rond sans jamais rien raconter (ou alors de très mauvaise manière). Dommage que le matériau de base ait du potentiel. On décortique cela.

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[DEAUVILLE 2020] Uncle Frank : la délivrance au bout du chemin

Il est toujours évident qu’un coming-out est une épreuve pour ceux devant affronter une famille à l’éducation et aux mœurs différentes. Dans la campagne américaine de 1973, on imagine les difficultés pour un homme gay d’affirmer sa personnalité, et de faire accepter sa « différence« . Avec la douceur et la justesse qu’il avait déjà dévoilé dans ses scénarios – Six Feet Under et American Beauty, pour ne citer qu’eux -, Alan Ball va nous offrir avec Uncle Frank un récit initiatique profond et touchant, qui ne peut laisser personne indifférent.

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[DEAUVILLE 2020] Last Words: L’humanité au cinéma

Le cinéma est l’art le plus juste pour saisir une époque par la force des images, par son montage ainsi que par son accessibilité et son art de la métamorphose. Il est possible aujourd’hui d’observer une certaine convergence, celle des films post-apocalypse artsy qui proposent une lecture beaucoup moins divertissante et beaucoup plus pertinente que les films à gros budget sur la même thématique. Récemment est sorti le film Light of my life de Casey Affleck, dans la même veine que Last Words de Jonathan Nassiter. Une impression se dégage de cette tendance actuelle, la fin du monde semble de plus en plus proche pour l’humanité, ce n’est plus une mauvaise blague mais bien une peur concrète. Le silence de ces films nous dit que nous, les Hommes, sommes prêt à faire notre deuil à l’avance.

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[DEAUVILLE 2020] Peninsula : L’ombre d’un Zombie

On attendait avec une impatience non feinte le nouveau film de Sang-ho Yeon, le réalisateur du fantastique film Dernier train pour Busan. Innovant, malin et inattendu, il a fait l’effet d’une bombe lors de sa sortie et a rendu caduc les derniers longs-métrages traitant de zombies. Archaïque, idiot, et attendu, Peninsula fait l’effet d’un pétard mouillé. Considéré comme un film extension de l’univers proposé dans Seoul Station et Dernier train pour Busan, tout donnait envie: une Corée du Sud à l’abandon, des grands espaces où l’inventivité du réal peut s’épanouir à foison. Dernier train pour Busan était son huis-clos radical où chaque plan transpirait l’inventivité, l’idée de voir cette dernière à travers son exact opposé pouvait nous rendre curieux.

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[DEAUVILLE 2020] Teddy : Simple villageois ?

En plus de ses films présentés, le Festival de Deauville se fait également cette année porte-parole du cinéma dans sa globalité puisqu’il accueille trois films de la sélection officielle d’Annecy, ainsi que dix films de la sélection cannoise. Un bien beau programme qui nous a permis de découvrir en avant-première Teddy, des frères Boukherma. Un film unique dans le paysage cinématographique français qui vient de faire sa première projection mondiale pour notre plus grand plaisir.

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[DEAUVILLE 2020] The last Hillbilly : Last but not least

En plus de la sélection officielle, des films de Cannes et d’Annecy, le Festival de Deauville nous propose chaque année une très belle sélection de documentaires que ce soit sur le cinéma (Kubrick par Kubrick), de grandes figures américaines (Billie) ou avec un aspect plus social (Weed & Wine). À cette occasion, nous avons pu découvrir The Last Hillbilly de Diane Sara Bouzgarrou et Thomas Jenkoe avec qui nous avons pu échanger quelques mots. Rencontre.

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[DEAUVILLE 2020] The Assistant : Sois douée et tais-toi

Entre être compétent et se faire exploiter la frontière est très fine, les entreprises l’ont bien compris. Ce n’est que récemment que les problèmes du harcèlement au travail ou des pressions psychologiques sont enfin abordées de manière récurrente. Des situations qui peuvent pousser à la dépression, au burn-out ou encore au suicide dans les cas les plus extrêmes. Mais s’il y a bien une catégorie de personnes qui sont d’autant plus touchées par ce problème, ce sont les femmes. Un sujet fort qui prête à discussion après avoir vu The Assistant.

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[DEAUVILLE 2020] Deauville et le rêve américain : Il était une fois…

Ça y est. Après moult incertitudes, le 46e Festival du cinéma américain de Deauville a bien lieu. Un événement mais également une joie pour les aficionados qui retrouvent le CID, le Casino et le Morny sans oublier les planches de Deauville. Et comme chaque année, nous couvrons le festival avec d’autant plus d’entrain que Deauville accueille en plus des films estampillés Cannes 2020 et trois films de la compétition d’Annecy. Alors quoi de mieux pour fêter tout ça que de lancer les festivités en vous parlant d’un documentaire projeté cette année qui revient sur la genèse du Festival et fait état du cinéma américain.

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