[DEAUVILLE 2019] Knives and Skin : N’est pas Lynch qui veut

Ce n’est plus à prouver pour personne, David Lynch est une véritable source d’inspiration pour les cinéastes. Certains réussissent à s’en inspirer… pour d’autres nous dirons poliment que c’est un peu plus compliqué. En tout cas avec son Knives and Skin, Jennifer Reeder ne cache pas ses inspirations Twin Peaks, Blue Velvet… Malheureusement, le résultat est loin d’être à la hauteur, très fourre-tout et prétextant la cause féministe pour exister.

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[DEAUVILLE 2019] The Wolf Hour : Fenêtre sur rue pas secrète

New York, le Bronx, fin des années 70. Quartier en effervescence, en proie à une criminalité sauvage, où l’ambiance se mêle à la peur. Là, dans un appartement qu’elle délabre avec laxisme, June, célèbre auteure victime d’un succès qui l’a plongé dans un état de paranoïa total, regarde le monde à travers sa fenêtre, et alimente sa peur de l’extérieur, des autres, des dangers qu’elle constate se mêlant à ceux qu’elle s’invente. 

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[DEAUVILLE 2019] Share : Reconstruction face à l’oubli

2019. Les derniers « Don Juan » et autres êtres abjects qui justifient leur pensée unilatérale par leur amour inconditionnel des femmes peuvent retourner se terrer dans les méandres d’où ils auraient du rester : aujourd’hui, la culture du viol, on en parle. Alors oui, on va se faire marteler par tous les bords les scandes issues de Me Too, des Balance Ton Porc, et de tout ce qu’il faudra pour que le message passe. Parce que visiblement, si les langues se délient, et que tout le monde se retrouve enfin face à ces actes, que l’on soit coupable direct ou complice volontairement aveuglé, rien n’est acquis, et le chemin va être encore long. Et quand on voit le portrait malheureusement réaliste que nous dévoile Share, on ne peut que se sentir encore mal. 

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[DEAUVILLE 2019] Skin : L’échappée infernale

À l’heure où la montée des extrêmes atteint une nouvelle apogée bien trop importante, le cinéma est là pour s’approprier le sujet et en parler avec la pertinence aléatoire qu’on lui connaît. On consomme donc cette thématique dangereuse de toute les manières, pour le meilleur et pour le pire : Spike Lee qui oublie d’ajouter le soupçon de gravité nécessaire pour que son Blackkklansman fonctionne ; Daniel Ragussis qui, au contraire, conserve trop de sérieux au point d’en rendre son Imperium imbuvable, parler des suprémacistes est un exercice délicat. Guy Nattiv, avec un angle radicalement différent, compte changer la donne. 

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[DEAUVILLE 2019] Swallow : Souffrir pour vivre

Cette année, le 45e Festival de Deauville a décidé de mettre à l’honneur la femme avec des actrices reconnues telles que Kristen Stewart ou Geena Davis, qui recevront chacune un prix mais également du côté de la compétition avec des films réalisés par des femmes mais également des films sur les femmes. Swallow fait partie de cette seconde catégorie. Véritable cri de liberté envers un patriarcat étouffant pour une jeune femme cantonnée à son rôle de femme de. 

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[ANNECY 2019] Entretien avec Félix Dufour-Laperrière (« Ville Neuve ») : Nous sommes condamnés à l’espoir

Dans la catégorie des interviews surréalistes, celle-ci risque de squatter la première place pendant un bon moment. Alors que son film Ville Neuve est présenté en compétition dans la catégorie Contrechamp, on a rencontré Félix Dufour-Laperrière. Un peu souffrant, le réalisateur a quand même répondu à nos questions avec intérêt alors qu’on s’est quand même retrouvé à faire l’interview dans le couloir du Pathé d’Annecy juste en face… des toilettes. Annecy nous réserve toujours de sacrées surprises !

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[ANNECY 2019] Ville Neuve : Valse à deux temps

Pour la première année, le plus beau des festivals aka le Festival d’Annecy a inauguré une nouvelle catégorie : Contrechamps. Une délicieuse sélection aux choix éclectiques qui montre une volonté de dévoiler une autre facette du film d’animation. Parmi cette sélection, le film de Félix Dufour-Laperrière (dont l’interview est à retrouver ici) Ville Neuve apparaît comme une véritable oeuvre expérimentale, peut-être difficile d’accès mais incroyablement poétique, liant intime et universel dans une valse sur deux temps.

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Yves : Il est temps de rompre la glace

Aujourd’hui, il suffit de dire à un objet réagissant à notre voix qu’on veut écouter une certaine musique, faire nos courses, envoyer un message à nos proches, avoir un 27° bien fumant pour notre eau de bain et le tour est joué. Aussi édifiantes pour l’humanité que sont les avancées des technologies et les intelligences artificielles, le règne de l’assistanat n’a jamais été aussi proche de son comble grinçant. Quand on n’est plus capable de sortir pour choisir trois fruits parce qu’une appli peut le faire à notre place, il y a des questions à se poser.

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[ANNECY 2019] Les Hirondelles de Kaboul : Nid douillet

À l’heure où Annecy se posait de vraies questions concernant la place de la femme dans le monde de l’animation, il était plus que bienvenue de voir le film de Zabou Breitman et et Éléa Gobbé-Mévellec en compétition. Une adaptation d’un roman dans lequel on suit le destin de Mohsen et Zunaira au coeur d’un Kaboul en ruines dirigé par les Talibans. La comparaison avec Parvana se fait forcément et force est de constater que le film rate le coche alors qu’il aurait pu être un véritable brûlot féministe.

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[ANNECY 2019] Buñuel après l’Âge d’Or : Renaissance

Présenté en compétition officielle, Buñuel après l’Âge d’Or revient sur toute la période post L’Âge d’or alors que le cinéaste Luis Buñuel traverse une mauvaise passe. Un objet filmique doublement récompensé lors de la cérémonie de clôture et un double hommage au cinéma et au cinéaste. 

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