Rétrospective David Cronenberg #7 : Des espaces et des corps, encore

Attention, cet article a été rédigé par deux de nos rédacteurs. Les crédits sont en fin de texte.

Avec ce qui est communément nommé sa « seconde période », David Cronenberg a dérouté nombre de ses fans, s’attendant à le voir décliner son body horror toute sa carrière. Il a pourtant prouvé qu’il reste un questionneur intéressant sur les problèmes liés à l’humain·e, et continue une route singulière, qui vacille entre espoir et fatalisme. S’il revient à ses premières amours avec Crimes of the future, il continue d’introspecter les psychoses dans ses œuvres précédant son hiatus.

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Rétrospective David Cronenberg #6 : Normalités abusives

Le cadre moins ancré dans le fantastique abordé par Spider voit s’amorcer une suite logique dans le cinéma de David Cronenberg. A history of violence est généralement reconnu comme le film qui amorce sa deuxième période, moins appréciée des fans de la première heure. Pourtant, les œuvres proposées à partir de ce moment sont d’une qualité indéniable, les deux « périodes » possédant chacune sa force, et révèlent d’une volonté qu’il serait idiot de juger, tant l’auteur, à reproduire les gimmicks qu’on lui réclame, aurait pu s’enfoncer dans une forme d’auto-parodie malvenue.

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Rétrospective David Cronenberg #5 : Retour sous le capot

Sulfureux, provocateur, dénonciateur de nombreuses choses liées aux avancées sociales, David Cronenberg continue ses avancées dans ses univers parallèles, aussi éloignés que proches de nos propres réalités. Mêlant ses dérives visuelles à des constatations sur la psyché humaine, il se pose en observateur des déroutes, et continue à magnifier ses mises en scène. La rupture filmographique approche, lui offrant une volonté de s’éloigner de ses tons premiers, mais en attendant, il continue d’explorer ses troubles.

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Rétrospective David Cronenberg #4 : Nus, plus ou moins culottés

Se passionner pour les médecines, les sciences, fait avancer à David Cronenberg des envies de parler de sujets comme les délires psychotiques, qu’ils soient sexuels (on verra rapidement qu’il entretient un rapport très étrange à Freud), ou simplement l’expression de névroses inassouvies. Avant de se « calmer » quant aux invectives visuelles, et ses déformations dominantes, il commence à s’intéresser à d’autres façon d’aborder la psychologie, de manière directe, ou par les voyages de l’esprit.

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Rétrospective David Cronenberg #3 : Images et génétique

Après les sciences qu’il aime mettre en avant, notamment leurs dérives, David Cronenberg reprend les discours politiques de Scanners pour les mêler à son imagerie. Il en propose de nouveaux horizons, où quand les nouvelles technologies, synonymes elles aussi de progrès, sont vectrices des mêmes sévices.

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Rétrospective David Cronenberg #2 : Explosions en tous genre

Ayant constitué son univers graphique et ses thématiques obsessionnelles assez rapidement, David Cronenberg s’impose rapidement comme un cinéaste de genre très présent dans les consciences collectives. Shivers et Rabid, brouillons évidents de ce qui va suivre, lui forgent une identité précise, qui fascine les aficionados autant qu’elle rebute la morale commune. Clairement, le Canadien n’a pas l’intention de s’arrêter là, et entend bien décliner sa patte débordante sur des sujets plus dérangeants encore.

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Rétrospective David Cronenberg #1 : Premiers frissons

C’est officiel : après avoir annoncé qu’il arrêtait le cinéma pour de nombreuses raisons, notamment la difficulté de financement de ses projets, David Cronenberg revient vers le grand écran. Crimes of the future s’apprête à être présenté à Cannes à l’heure où nous terminons la rédaction de cette rétrospective et, déjà, un prochain projet est en pourparlers. Il aurait été difficile d’imaginer nos horizons cinématographiques sans un tel cinéaste, dont l’influence a touché plusieurs générations de créateur·ices. Les plus connaisseur·ses, qui le suivent depuis longtemps, y retrouvent un cinéaste dérangé, aux volontés gores sans égales, qui aime à se concentrer sur la déconstruction des corps. Les autres, qui l’ont découvert plus récemment, ont vu des œuvres plus « académiques » – les guillemets semblent très importants –, présentant un nouvel aspect de la carrière du réalisateur sans en altérer la qualité. Beaucoup de métrages à aborder, se détachant tous par leur excentricité propre, pour tenter de comprendre un auteur bien particulier.

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