Mes voisins les Yamada : Tranches de vie

Le studio Ghibli en a pas mal sous la semelle et a toujours de quoi nous surprendre. Après le succès mérité du Tombeau des lucioles d’Isao Takahata, le réalisateur s’est tourné vers un tout autre genre qui dénote grandement de ce qu’a fait le studio jusque là. Adapté d’une bande dessinée, Mes voisins les Yamada, c’est le portrait loufoque du quotidien d’une famille un poil déjantée. Simple en apparence mais terriblement attachant.

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Pompoko : De boules et de poils

Quand on pense à Ghibli, les premiers mots qui nous vient le plus souvent à l’esprit sont poésie, douceur, innocence, femmes aussi quand on voit de grandes héroïnes comme Mononoké, Kiki ou Chihiro. Et bien Pompoko vient vous balayer tout ça d’un revers de sa main pour poser ses couilles sur la table… au sens propre.

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Le Conte de la Princesse Kaguya : ballet de couleurs pour histoires de cœurs

Takahata Isao, dans ses travaux au sein du Studio Ghibli, s’est toujours efforcé d’être une anti-thèse – volontaire ou pas – de son comparse Miyazaki Hayao. Que ce soit par ses thématiques bien plus sombres – on pense au Tombeau Des Lucioles – ou par ses tentatives dans l’animation qui dénotent des standards de la firme – Pompoko, Mes Voisins Les Yamada –, il parvient à insuffler à chacune de ses histoires une identité visuelle propre, qui le rend passionnant à observer tant on ne sait jamais vers quoi il se tourne. Le Conte de la Princesse Kaguya, dernière œuvre qu’il livre avant son trépas, condense cela : un film unique, à l’animation exceptionnelle, et aux doubles lectures enivrantes.

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Les contes de Terremer : mi-figue, mi-raisin.

La mythologie japonaise, dans toute sa diversité, a longtemps servi d’inspiration aux univers des films des studios Ghibli et en particulier ceux de Miyazaki Hayao. Au contraire, son fils, Gorō, propose dans Les Contes de Terremer une plongée dans les univers du conte occidental et de la fantasy médiévale…

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Arrietty : Le Petit Monde Des Chapardeurs : ça chipe chez les Minimoys

L’arrivée d’un nouveau réalisateur dans l’écurie Ghibli, lorsqu’elle n’est pas monopolisée par Miyazaki Hayao et Takahata Isao, suscite toujours les curiosités. Avec Arrietty, Le Petit Monde Des Chapardeurs, Yonebayashi Hiromasa impose sa patte d’auteur, tant dans la direction artistique de son rendu, que dans ses thématiques, même si ces dernières correspondent au cœur de cible du studio.

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Souvenirs de Marnie : Testament émotionnel

Voilà déjà sept longues années que le Studio Ghibli nous a offert l’adaptation du roman de Joan G. Robinson : Souvenirs de Marnie, second long-métrage du réalisateur Hiromasa Yonebayashi, après un Arrietty, Le Petit Monde Des Chapardeurs globalement bien accueilli par la presse et les spectateurs. Dernière production du studio nippon, jusqu’au prochain Aya Et La Sorcière annoncé courant 2021 et déjà présenté en séance spéciale au Festival de Gérardmer.

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Aya Et La Sorcière : J’ai mal aimé

Retour des Studio Ghibli après Souvenirs de Marnie, Aya et la sorcière se voit exploité en téléfilm au Japon, même s’il verra le chemin des salles par chez nous. Présenté en séance spéciale au festival de Gérardmer, il convoie autant d’excitation que d’appréhension. Vu comme l’un des derniers « bastions » de l’animation traditionnelle et garant d’un savoir-faire typiquement japonais, le Studio Ghibli prend tout le monde à revers avec sa décision de quitter l’animation « traditionnelle » (l’assistanat par ordinateur reste toujours présent), s’attirant l’habituelle foudre du public avant que les yeux ne soient posés sur le métrage. Autre crainte plus fondée, celle de voir Miyazaki Goro aux manettes, lui qui laisse indécis avec ses deux long-métrages au compteur, pouvant passer du très passable et oubliable Contes de Terremer à la notable et chaleureuse Colline Aux Coquelicots.

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« Le vent se lève, il faut tenter de vivre » (Paul Valéry)

C’est par cette citation de Paul Valéry que s’ouvre Le vent se lève, le dernier film -désormais en date, puisqu’on peut en attendre un nouveau très bientôt – de Miyazaki Hayao. Double biopic très libre, il nous plonge dans l’univers de l’aviation, la poésie et les rêves…

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Le Château Ambulant : Féérie solaire

Miazaki Hayao et la retraite, un vaste sujet, toujours emprunt de frayeurs. Alors qu’il était question d’une cessation d’activités après Le Vent Se Lève, qui finalement donne lieu à une nouvelle proposition qui on l’espère nous parviendra dans les prochaines années – il faut dire que le rythme de production du réalisateur désormais octogénaire n’est pas des plus rapides -, on se remémore ces moments où cette peur nous a pris au gosier. Le départ de Ghibli en 99, qui a débouché sur un retour en grandes pompes avec l’exceptionnel Voyage De Chihiro, par exemple. Annoncé à l’époque comme le dernier métrage du célèbre dessinateur, il n’aura fallu que trois ans pour que ce dernier revienne vers ses chères planches, et nous offre une fois encore un métrage digne de ce nom, Le Château Ambulant.

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La Colline aux coquelicots : renaissance et consolation d’après-guerre

Dans une période où nous-mêmes pouvons être dans l’expectative des Jeux Olympiques de Tōkyō 2020 repoussés à 2021, visionner La Colline Aux Coquelicots nous plonge dans un tout autre contexte, celui de l’année 1963, soit un an avant les JO de Tōkyō 1964.

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Le Voyage de Chihiro : Tonari no Yubaba

Analyser les œuvres d’Hayao Miyazaki, c’est réaliser le grandiose qui va crescendo à chacune de ses tentatives. Fort d’un onirisme absolu, le réalisateur nippon va avec Le Voyage De Chihiro partir dans de nouvelles rêveries visuelles, soigner son bestiaire et sa direction artistique pour nous emporter dans une aventure plus grande encore.

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Bienvenue (?) au Royaume des Chats

Les chats, ces petits animaux qui partagent en permanence nos vies humaines, n’auraient-ils pas droit eux aussi à leur propre monde ? D’ordinaire somnolents ou désireux de caresses, nos seconds meilleurs amis ont droit au chapitre dans ce conte initiatique.

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« Si tu tends l’oreille », tu entendras mon cœur battre.

Maladresse, timidité, fougue, spontanéité, mais aussi courage. Que de mots pour qualifier le bourgeonnement de la vie, le début de l’adolescence ! Si tu tends l’oreille nous propose justement de suivre cette période de la vie, si simple et à la fois si complexe quand on a 14 ans…

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Princesse Mononoke : Nausicaa de la Forêt de la Gueule

En japonais amoureux de la culture ancestrale, Hayao Miyazaki a un rapport à la nature, et à la technologie, assez particulier. Comme on l’a vu dans Le Château Dans Le Ciel, il considère les avancées comme une condamnation pour l’équilibre, et ne cesse d’en faire le cœur de son œuvre. Même Mon Voisin Totoro parle de l’importance de ses divinités étranges, qui jonchent un folklore qui ne doit pas être oublié mais au contraire se mêler à la volonté technologique de l’île. Dans cette thématique, Princesse Mononoke ne fait pas exception et va d’ailleurs s’approcher de l’un des premiers films du maître, Nausicaa De La Vallée Du Vent. Loin de la subtilité plus évasive de l’aîné, il va ici incarner son animation d’un message alarmiste, bien plus prononcé mais qui ne perd pas en superbe.

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