Rétrospective Tsui Hark #8 – Pour le pire… mais surtout le meilleur

Retour dévastateur à Hong Kong, synthèse du polar ayant fait la gloire de la péninsule à partir des années 80 et baroud d’honneur pour un cinéaste ayant porté une partie de l’industrie pendant deux décennies, Time and Tide est aussi le début d’une remise en cause pour Tsui Hark. Remise en cause de son avenir alors que Hong Kong est officiellement redevenue chinoise, mais également remise en cause de son style expérimental qui façonne ses œuvres depuis The Blade, et enfin de ses ambitions de cinéaste à l’heure où le numérique permet des prouesses jusqu’à l’heure impossibles. Il en résulte une période instable pour le cinéaste, mais heureusement courte.

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Rétrospective Tsui Hark #7 – Bons baisers de Bruxelles

Nous sommes en 1997, Hong Kong est à nouveau un territoire chinois. Devant l’incertitude concernant la liberté artistique sous le régime de Pékin et la crise traversée par le cinéma de Hong Kong depuis quelques années, plusieurs artistes partent pour les États-Unis. Tsui Hark en fait partie, et si l’expérience s’annonce dévastatrice, elle est surtout synonyme de frustrations pour le cinéaste qui ne tarde pas à faire le chemin inverse. En attendant, la rencontre avec les muscles de Bruxelles vaut le détour.

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Rétrospective Tsui Hark #6 : Détruire et reconstruire

En 1995, Hong Kong s’apprête à subir de grands bouleversements, et son industrie cinématographique avec. La rétrocession à la Chine continentale approche, ce qui pousse de nombreux cinéastes à se questionner sur leur avenir. John Woo a déjà fait ses valises pour les États-Unis quelques années auparavant. Ringo Lam, Kirk Wong et Ronny Yu s’apprêtent à en faire de même, laissant l’espace à Johnnie To et sa société Milkiway Image de porter le cinéma hexagonal. Tsui Hark, quant à lui, réfléchit à son départ mais il n’a pas encore tout donné à Hong Kong.

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Rétrospective Tsui Hark #5 : Se réinventer par la tradition

Pendant près d’une décennie, Tsui Hark s’évertue de remettre à l’honneur des genres historiques du cinéma de Hong Kong progressivement tombés dans l’oubli aux yeux des jeunes générations. Une volonté d’autant plus forte que le cinéaste reconnaît lui-même être en partie à l’origine de ce déclassement.

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Rétrospective Tsui Hark #4 : La légende renaît

Nous avons vu que la rencontre de Tsui Hark avec John Woo avait été déterminante pour sa carrière de producteur et sa société Film Workshop. Une autre rencontre revêt une importance capitale, avec l’acteur et artiste martial Jet Li. Pratiquant des arts martiaux depuis l’enfance, champion national de Wushu (boxe traditionnelle chinoise) cinq fois d’affilée, il devient une star en Asie à l’âge de 19 ans grâce à la série des Temple Shaolin (Le Temple de Shaolin et Les Héritiers de Shaolin). L’acteur et le réalisateur collaborent pour la première fois avec The Master, une expérience de triste mémoire pour Tsui Hark. Ils réitèrent néanmoins leur association pour ce qui devient instantanément une révolution du cinéma d’arts martiaux.

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Rétrospective Tsui Hark #3 : Guns & Roses

Avec désormais trois films à son actif – Shanghai Blues, Working Class, et Peking Opera Blues – la Film Workshop est bien lancée. Pensée comme un « atelier », la société de production se veut un espace de liberté artistique et créative pour de jeunes réalisateurs en devenir. Liberté en théorie du moins, Tsui Hark n’hésitant pas à s’immiscer dans les tournages de ses productions pour en réaliser plusieurs séquences jusqu’à être considéré comme co-réalisateur officiellement (Swordsman, L’Auberge du Dragon ou The Big Heat) et officieusement (Histoire de Fantômes Chinois aurait été en grande partie réalisé par Tsui Hark). Les réalisateurs travaillant pour Tsui Hark ne jouissent pas de la même liberté qu’il exige lorsqu’il passe derrière la caméra. Il existe néanmoins une exception, et non des moindres.

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Rétrospective Tsui Hark #2 : L’indépendant

Nous avons laissé Tsui Hark juste après l’expérience de L’Enfer des Armes, dans laquelle il exprime à la fois sa frustration face aux échecs de ses premiers films, mais également la situation de Hong Kong et sa quête d’identité entre la Grande Bretagne et la Chine. Souhaitant se détacher de l’image d’électron libre ultra-violent qui lui colle à la peau, le cinéaste réalise la comédie All the Wrong Clues for the Right Solution, une parodie des films noirs américains des années 40 et 50, dont le succès lui permet de revenir en odeur de sainteté pour les studios. Il propose alors à la Golden Harvest un projet qui s’apprête à devenir l’une des œuvres les plus importantes du cinéma de Hong Kong.

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Rétrospective Tsui Hark #1 : Créer le chaos

Nous sommes au milieu des années 70. La légende Bruce Lee vient de mourir, engendrant la dizaine de copies du petit dragon, la « Bruce Lee-sploitation ». Les stars du cinéma d’arts martiaux, Jackie Chan et Sammo Hung, connaissent leurs premiers succès. Mais le reste de l’industrie se fige, produisant par dizaines des films d’arts martiaux et comédies interchangeables. C’est alors qu’émergent progressivement plusieurs jeunes cinéastes ayant fait leurs premiers pas à la télévision, et qui s’apprêtent à bousculer le cinéma de Hong Kong. Il s’agit de Ronny Yu, Ann Hui, Alex Cheung, ou encore Patrick Tam.

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