The Grand Budapest Hotel : l’Overlook en folie

Au milieu de l’usine hollywoodienne, de ces réalisateurs qui se copient les uns les autres, il est bon de voir un auteur se détacher par une patte qui plait autant qu’elle divise mais qui offre à ses métrages un caractère unique, que l’on identifie immédiatement. Wes Anderson est ce genre virtuose au travail dont l’attente génère toujours nombre d’émois, il n’y a qu’à voir les réactions face au casting de French Dispatch, son prochain effort. C’est d’ailleurs ce qui fait l’apanage de ses métrages depuis un bon moment : le casting grandiloquent.

Continuer de lire « The Grand Budapest Hotel : l’Overlook en folie »

Les Sorcières De Zugarramurdi : Les basques d’Eastwick

Folie, exubérance même, des qualificatifs en réalité bien faibles quand on s’attaque à Alex de la Iglesia. Après l’excellent Balada Triste qui nous malmène dans une chasse à l’homme complètement folle et savoureuse, jouant avec l’univers du cirque – c’est bien simple, on avait pas pris un tel pied depuis Santa Sangre de Jodorowsky, malgré le changement drastique de registre -, le réalisateur du remarquable Crime Farpait décide de s’attaquer au fantastique, et de dépeindre des sorcières bien dangereuses….mais non sans humour !

Continuer de lire « Les Sorcières De Zugarramurdi : Les basques d’Eastwick »

Les Quatre Cent Coups : témoignage d’une enfance en France

Dans son film Les mistons, en 1958, malgré sa maladresse de mise en scène et d’agencement, François Truffaut marque déjà son attachement pour la représentation des enfants au cinéma. Il les montre turbulents, farceurs, insolents et insouciants mais surtout incapables de comprendre l’Amour symbolisé par le couple Bernadette Lafont – Gérard Blain. Ce court-métrage révèle l’étendue des thèmes chers à l’auteur et sert, à plus d’un titre, à peaufiner son premier long-métrage, Les Quatre Cent Coups. Ce dernier, s’il est grandement remarqué sur la Croisette – récompensé par le prix de la mise en scène – vient surtout marquer un changement dans le paradigme de la production cinématographique, en lançant plus officiellement le mouvement de la Nouvelle Vague.

Continuer de lire « Les Quatre Cent Coups : témoignage d’une enfance en France »

Kiki La Petite Sorcière : Rêve ta vie en couleurs

Toujours dans notre rétrospective Ghibli (qui à ce rythme ne sera pas terminée à la fin de l’année, on espère vivement que Netflix en garde les droits un bon moment sinon vous on vous en suscitera l’envie quand ils ne seront plus disponibles), et toujours dans le cadre des œuvres de ce cher Hayao Miyazaki, nouvelle capsule de douceur avec Kiki La Petite Sorcière. À l’instar de Mon Voisin Totoro, le film est axé vers les tous petits, mais les plus grands peuvent également tomber sous ce charme sans failles.

Continuer de lire « Kiki La Petite Sorcière : Rêve ta vie en couleurs »

L’atalante : de l’importance de (re)découvrir Jean Vigo

Qu’il est difficile de revenir sur un film déjà tant analysé, notamment par François Truffaut, en évitant la paraphrase. Pourtant, alors que ce dernier, Jacques Demy et Agnès Varda envahissent nos plateformes de streaming – Netflix pour les premiers, Prime Video pour la seconde – et que la Nouvelle Vague s’avère plus accessible que jamais, il est intéressant de se replonger dans les prémices de cette belle période. Les années 30 sont alors à prendre en sérieuse considération, ère d’un certain cinéma d’avant-garde, avec un réalisateur à la carrière éphémère mais non négligeable, Jean Vigo, dont L’atalante a marqué plus d’un esprit.

Continuer de lire « L’atalante : de l’importance de (re)découvrir Jean Vigo »

Memoir Of A Murderer : La mémoire à fleur de peau

Lors de nos déambulations sur la plateforme e-cinema, nous ayant alors permis de découvrir l’exceptionnel A Taxi Driver, notre regard s’est porté sur un autre représentant de la péninsule asiatique, La Mémoire Assassine. Film qui a bien plus fait parler de lui par chez nous, ayant gagné le prix du jury au festival de Beaune. Deux heures et une expérience sensitive plus tard, le constat reste inchangé : le cinéma coréen a définitivement de beaux jours devant lui et il serait grand temps qu’il soit distribué de manière bien plus généreuse sur nos terres.

Continuer de lire « Memoir Of A Murderer : La mémoire à fleur de peau »

A Taxi Driver : crescendo émotionnel

Ne pars pas si vite, toi qui as cliqué en pensant qu’on allait te parler du chef-d’œuvre de Martin Scorsese. On va te parler film coréen, qui t’entraîne de la comédie légère au film de résistance énervé en passant par le brûlot politique, faisant honneur à la fascination de la presqu’île pour les changements intempestifs de ton. On n’est pas certains que l’ami Marty l’a vu, mais sûrs qu’il serait fier de partager ici son titre.

Continuer de lire « A Taxi Driver : crescendo émotionnel »

Down By Law : Les évadés philosophiques

Jim Jarmusch, tel qu’on le connaît, est le synonyme d’une errance. Une errance existentielle, durant laquelle ses protagonistes s’interrogent sur l’existence. Des personnages atypiques, souvent perdus et sans but, qui par leurs rencontres vont tenter de s’enrichir l’esprit, découvrir et se découvrir. Après les dialogues capitonnés de Stranger Than Paradise, il s’ouvre au grand air pour son troisième long métrage, Down By Law.

Continuer de lire « Down By Law : Les évadés philosophiques »

Mon Voisin Totoro : Introspection mystique

On continue notre focus sur les studios Ghibli, toujours avec une œuvre du grand Hayao Miyazaki. Ceux qui ont voyagé dans les contrées nippones ont pu remarquer que dans chaque magasin de souvenirs, voire dans énormément de lieux publics en décoration, on peut observer la figure de ce « Totoro » partout. Grande créature touffue à qui l’on a immédiatement envie de faire un câlin, il active la même fibre nostalgique dans le cœur de celles et ceux qui le croisent. Film d’animation culte, tant dans leurs contrées que les nôtres, Mon Voisin Totoro est devenu rapidement un symbole japonais indéniable, qui se mêle à leur culture traditionnelle avec brio.

Continuer de lire « Mon Voisin Totoro : Introspection mystique »