L’homme du sud : cultiver sa liberté

Alors que la seconde guerre mondiale touche à sa fin, Jean Renoir, illustre cinéaste français retranché outre Atlantique depuis quelques années alors, réalise son troisième film américain, L’homme du sud (The Southerner en version originale). Un film pas forcément très connu dans nos contrées mais loin d’être à oublier dans la carrière du réalisateur.

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Les Anges De La Nuit : Polar 90’s, mode d’emploi

Si un changement de décennie apporte avec lui sa vague de couleurs cinématographiques, les années 90 sont bel et bien une époque à part. Côté musique, on s’enfonce dans le grunge, détruisant les années 80 et leur claviers bigarrés pour quelque chose de plus organique, plus « sale », reprenant les codes du mouvement punk éclatant les sonorités progressives considérées alors comme trop complexes à la mi-70’s. Sur grand écran, dans les thrillers et polars, on commence également à vouloir ternir les mises en scène, apporter un effet plus réaliste, plus viscéral. Une apothéose artistique qui sera atteinte avec des œuvres telles que Seven de David Fincher, Basic Instinct de Paul Verhoeven, ou encore L’impasse de Brian de Palma . Pour en dénoter l’origine, on pense forcément aux Affranchis de Martin Scorsese, mais aussi à un métrage malheureusement oublié depuis, Les Anges de la Nuit, de Phil Joanou.

Spetters : que jeunesse se libère !

Paul Verhoeven n’est pas surnommé « Le Hollandais Violent » pour rien. Que ce soit pour ses critiques politiques très radicales et dénonciatrices dans La Chair Et Le Sang (1985), Robocop (1987) , Starship Troopers (1997) , ou le caractère sulfureux volontairement provocateur de Basic Instinct (1992) et Showgirls (1995) – qui coûta encore plus à son casting -, le réalisateur est un paria aux États-Unis. Incompris et faussement accusé (de fascisme dans un cas, de perversion voyeuriste dans l’autre, soit exactement ce qu’il dénonce) à chacun de ses métrages, il ne peut plus y produire de films d’ailleurs, et est contraint de rechercher des fonds en Europe, comme il le peut, sans perdre de son engagement – on l’aura vu récemment avec Elle (2016) -. Pourtant, il eut une carrière déjà bien pleine avant son arrivée dans le grand Hollywood, et s’était déjà fait remarquer au Pays-Bas.

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Bugsy Malone : Panique chez les couche-culottes

Dans les années 80, on scande le nom d’Alan Parker à chaque sortie. Il faut dire qu’avec des propositions telles la comédie musicale Fame, le trip psychédélique Pink Floyd’s The Wall, Birdy, Angel Heart ou encore Mississippi Burning, le réalisateur s’est rapidement imposé. Si c’est Midnight Express qui le fit exploser au yeux de tous, son premier projet au succès critique prononcé annonçait déjà les couleurs d’un auteur à l’ambition folle…

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Alien, le huitième chef d’oeuvre

En 1979, l’encore relativement méconnu Ridley Scott frappe un grand coup dans l’univers du septième art. Le jeune cinéaste entre dans la légende en réalisant une des œuvres de science fiction la plus emblématique de l’histoire du cinéma. Porté par un casting composé de Tom Skerritt, le regretté John Hurt et évidemment de Sigourney Weaver dans son plus grand rôle, Alien, le huitième passager est un savoureux mélange de science fiction et d’épouvante.

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Pourquoi c’est culte? : Speed de Jan de Bont

Die Hard : Piège de Cristal a eu une incontestable influence sur le cinéma d’action des années 90, en opposition à celui des années 80 et ses héros à la carrure presque surhumaine. Le film de John McTiernan va, en effet, révolutionner la manière de mettre en scène l’action avec des héros sensiblement plus humains, faillibles, qui vont se servir davantage de leur imagination et de leur intellect plutôt que de leurs muscles pour vaincre leurs ennemis. Speed, s’il emprunte des influences à Die Hard, a cependant su se démarquer de ses racines, prendre le contre-pied d’une tendance et ainsi proposer sa propre version du genre. Par quels moyens? C’est ce que nous allons voir ensemble.

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Long Weekend : Earth Movie

Récompensé à Avoriaz, à Paris ou même en Catalogne à la fin des années 70, Long Weekend, de l’Australien Colin Eggleston n’a pourtant pas rencontré un succès immédiat. Pire, en Australie, le film fut un échec cuisant. Il a fallu attendre l’essor de la VHS et que la communauté de fans de films d’horreur s’empare de cette œuvre pour en faire un film culte. Si culte qu’il fera même l’objet d’un remake en 2008 avec Jim Caviezel. Après être passé à Gérardmer en début d’année, voici que Long Weekend se retrouve sur nos écrans en version rééditée.

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Conversation Secrète : Paranoïa instinctive

Il y a quelques semaines de cela, nous découvrîmes le Final Cut d’Apocalypse Now. Une œuvre que Francis Ford Coppola a régulièrement remaniée, y ajoutant des scènes avant de les retravailler une à une pour apporter la version la plus homogène possible, un véritable plaisir à savourer de nouveau en salle. S’il peut permettre, nous l’espérons, à toute une nouvelle génération de mettre un nom sur la renommée et le génie de Coppola, le Parrain, lui aussi, fait partie de ses propositions intemporelles du maître, qui viennent instantanément au bord de toutes les lèvres lorsque le nom du réalisateur se fait entendre. Pourtant, l’ami Francis a bien plus d’une pépite dans sa besace, et il est de ses œuvres oubliées qu’il fait bon de ressortir de temps à autre.

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