[FOCUS] Carrie Fisher : Une étoile parmi les étoiles

giphy

Moi qui pensais que mon Top 10 serait mon dernier article de 2016… C’est avec une bien grande tristesse que je vous retrouve une dernière fois pour un article express sur l’incroyable actrice qu’était Carrie Fisher et qui nous a quitté hier soir à l’âge de 60 ans des suites d’un arrêt cardiaque survenu dans un avion quatre jours plus tôt. 2016 t’es une belle année de merde.

Le cinéma et plus particulièrement le grand monde de Star Wars se retrouve en deuil après avoir appris le décès de l’actrice qui campait le rôle de Princesse Leia depuis 1977 et le tout premier épisode de la saga Star Wars. Née le 21 octobre 1956, Carrie Fisher était bien plus qu’un actrice, elle était immortelle à nos yeux et pourtant… La vie de cette actrice fut un chemin semé d’embûches qu’elle a toujours su dépasser notamment ses problèmes d’addiction aux médicaments et à l’héroïne ainsi qu’une bipolarité dont elle ne s’est jamais caché et qui avait fait l’objet de son spectacle Wishful Drinking et du récit publié en 2009. Pionnière de la cause des maladies mentales, Carrie Fisher ne s’en est jamais caché et n’a pas hésité à hausser le ton et à se battre quand il le fallait. Une véritable force de la nature qui n’a malheureusement jamais vraiment percé au cinéma après la saga Star Wars.

giphy-1

Mais ce qu’on retiendra de Carrie Fisher c’est sa force de caractère et son personnage emblématique de Leia Organa à la tête de l’Alliance et la sortie de Star Wars 7 : Le Réveil de la Force qui propulsa l’actrice de nouveau au rang de star internationale. Le tournage du huitième épisode ayant été bouclé en juillet dernier, c’est avec une émotion non dissimulée qu’on retrouvera Générale Organa pour un ultime round avant de définitivement partir vers les étoiles. La force de caractère de ce personnage, sa robe blanche et ses macarons tressés resteront à jamais gravés dans nos mémoires.

giphy-2

Carrie Fisher laisse derrière elle des milliers d’orphelins et une galaxie en deuil dont ses partenaires de jeu dont le célèbre Harrison Ford avec qui elle avait entretenu une courte relation qui décrit l’actrice comme « quelqu’un de gentil, brillant et original. Drôle et émotionnellement intrépide » dans un communiqué relayé par Entertainment Weekly. Mark Hamill qui joue Luke Skywalker se dit quant à lui « effondré« . Quant au réalisateur George Lucas, Carrie Fisher était « très intelligente, une talentueuse actrice écrivaine et comédienne, à la personnalité très colorée que tout le monde aimait« . De Anna Kendrick, à Ellen Degeneres et en passant par Elizabeth Banks, Carrie Fisher laisse un bien grand vide derrière elle.

May the force be with you general ❤ 

[FOCUS] Le Top 10 de 2016, il est là, tout beau tout chaud !

Et bien voilà, l’année 2016 touche à sa fin. Alors certes ce n’était pas la meilleure année et on s’est pris pas mal de merde dans la gueule mais positivons aujourd’hui car 2017 approche à grands pas et qui dit fin d’année, dit forcément Top 10 des films de cette année ! Avec près de 200 films vus cette années, le choix était cornu. Alors oui j’ai réussi à m’en tenir à 10 cette fois même si j’ai bien failli craquer encore mais après mûre réflexion, voici mon Top 10 des films de 2016 :

1.Tu ne tueras point de Mel Gibson

andrew-37

Mais que dire, que dire de ce film juste incroyable qui vous prend aux tripes, qui vous fait chialer et qui confirme le talent fou d’Andrew Garfield qui a déjà reçu plusieurs prix pour son interprétation du soldat Desmond Doss. D’ailleurs Tu ne tueras point sonne aussi le retour de Mel Gibson, j’ai envie de dire enfin ! Du côté de l’acteur, on le retrouve début 2017 avec Adam Driver et Liam Neeson dans Silence de Martin Scorcese. Andrew, 2017 sera ton année !

2.Premier Contact de Denis Villeneuve

premier-contact

En plus d’être l’un des meilleurs films de cette année, Premier Contact est également l’un des films de science-fiction le plus réussi. Avec des acteurs splendides, une Amy Adams au sommet et une histoire aussi singulière que sobrement mise en scène, Denis Villeneuve signe ici un vrai chef-d’oeuvre !

3.Juste la fin du monde de Xavier Dolan

juste-la-fin-du-monde

A croire que c’est devenu une habitude. Et oui Xavier Dolan nous régale une nouvelle fois cette année avec son adaptation de la pièce de théâtre éponyme de Jean-Luc Lagarce. Avec un casting cinq étoiles, une bande originale qui dépote, des images sublimes et soignées, Xavier Dolan nous prend par les sentiments une nouvelle fois et nous entraîne avec une aisance singulière dans les tréfonds d’une famille où l’on parle pour souvent ne rien dire. Brillant !

4.Ma vie de courgette de Claude Barras

ma-vie-de-courgette

S’il fallait trouver un seul point faible à ce film ce serait le fait que le film passe beaucoup trop vite et qu’au final on en redemande toujours plus tellement c’est beau, c’est simple et c’est sincère. Et puis made in France s’il-vous-plaît ! J’ai longtemps hésité pour savoir quel film d’animation entrera dans le Top 10 mais Ma vie de courgette est certainement celui qui mérite le plus sa place de par sa singularité qui nous a tous conquis.

5.Rogue One : A Star Wars Story de Gareth Edwards

rogue-one

 

J’en vois certains déjà hurler au loin mais continuez donc à vous égosillez je m’en tamponne l’oreille avec un coquillage vu que c’est mon top 10 et toc. Et puis ce spin-off de la saga mérite bien sa place ici puisque déjà il est bien mieux que le septième opus et parce qu’il envoie du pâté à tous les niveaux. Et parce que certains personnages nous avaient manqué et parce que Dark Vador on l’aime quand même un peu beaucoup.

6.Le Ciel Attendra de Marie-Castille Mention-Schaar

le-ciel-attendra

Parce qu’en plus d’être réussi, beau et intense, Le Ciel Attendra est avant tout un film d’utilité publique qui, je l’espère, pourra sauver certains jeunes du radicalisme. En ces temps pas forcément joyeux, il est plus qu’indispensable que ce genre de films soient montrés au plus grand nombre. Porté par un duo de jeunes actrices au talent fou, ce film est à voir absolument !

7.Les Pépites de Xavier de Lauzanne

les-pepites

Olala que dire de ce film qui m’a littéralement bouleversé. D’ailleurs ils devraient penser à fournir des mouchoirs avant de rentrer dans la salle parce que je pense que j’en ai jamais autant utilisé de ma vie. Face à une dure réalité, un espoir, celui d’un monde meilleur. Celui d’un monde où des gens comme Christian et Marie-France redonnent de l’espoir et de l’amour là où il n’y avait plus rien. Et vous savez quoi ? Bah ça fait un putain de bien.

8.Captain Fantastic de Matt Ross

captain-fantasticEst-il utile d’expliquer pourquoi Captain Fantastic est dans ce top 10 ? Je ne crois pas non. Alors bougez vos fesses et regardez ce film de toute urgence.

9.Moi, Daniel Blake de Ken Loach

moi-daniel-blake

Palme d’or du Festival de Cannes de cette année, Moi, Daniel Blake est une réussite à tous les niveaux. D’ailleurs il faudra m’expliquer pourquoi on ne leur a pas donné les prix d’interprétations masculine et féminine. Non mais. En tout cas, cette année Ken Loach nous aurait filé une bien belle claque.

10.Mademoiselle de Park Chan-Wook

mademoiselle

Et on clôture ce Top 10 de 2016 avec une autre claque qui vient cette fois-ci de l’autre bout du monde avec la Corée qui cette année nous aura offert de jolies perles entre Dernier Train pour Busan ou encore The Strangers. Plus de deux heures de films qui passent à une vitesse phénoménale tant les rebondissements y sont nombreux. Un vrai beau film à voir de toute urgence.

Et voilà l’année 2016 s’achève ici. Quelle belle année passée avec vous ! Plus de 5 000 vues, des visites qui ont doublé par rapport à l’année dernière, des retours tujours aussi nombreux et positifs que demander de plus ? Que cela continue pour 2017. Je vous réserve pleins de surprises et je vous dis à très très vite pour une année de cinéma encore plus folle. Mon nouvel objectif ? 300 films en 2017, allez on y croit !

 

[CRITIQUE] Ma’Rosa : Un constat dénué d’émotions

520807-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Pour l’un de ses premiers grands rôles, Jaclyn Jose fait très fort en remportant le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes cette année mais est-ce suffisant pour faire de Ma’Rosa un bon film ? Dans les rues pauvres et désaffectées de Manille, Ma’Rosa tient une petite épicerie avec son mari Nestor et ses quatre enfants que tout le monde connait. Mais pour joindre les deux bouts, Ma’Rosa fait quelques extras en revendant de la drogue jusqu’au jour où elle se fait arrêtée par des policiers et que ses enfants sont obligés de récolter une certaine somme d’argent pour la sortir de là.

La pauvreté filmée au plus près

Dans Ma’Rosa rien n’est rose et personne n’est épargné. Caméra à l’épaule, Brillante Ma Mendoza arpente les rues d’un quartier pauvre de Manille, filmant avec un réalisme assez frappant la misère humaine. Ici point de compassion, on fait comme on peut avec les moyens du bord et cette façon de filmer presque « instantanée » aurait pu être intéressante si elle ne nous filait pas le tournis au bout d’une demie-heure. Malgré tout cette façon de filmer et cette image plutôt « sale » correspond à l’idée et l’ambiance que dégage ce film. Le quartier est sale, ses policiers corrompus et cette oppression incessante transperce l’écran malheureusement le scénario trop brouillon nous laisse sur notre faim.

Aucun point de vue pour trop de sujets

Certainement trop gourmand, Brillante Ma Mendoza n’arrive définitivement pas à se placer dans son propre film. Entre les divergences de points de vues et les sujets adoptés, il fallait choisir. Au lieu de ça on nous sert une soupe où tout est fourré dedans entre la pauvreté, le trafic de drogue, la corruption des forces de l’ordre, la prostitution… A force on se perd. Ajoutez à cela une caméra qui courre et bouge sans cesse et c’est le mal de crâne assuré. Le manque d’émotions joue également dans ce film où au final nous sommes que de simples spectateurs face à une ville en déperdition et où le sort de Ma’Rosa nous rendrait presque indifférent.

Seule la scène de fin nous pousserait presque à comprendre pourquoi Jaclyn Jose a reçu le prix d’interprétation même si le film en soi manque cruellement de structure et d’émotions.

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Festival de Deauville, Acte VI : « Kubo et l’armure magique »

kubo-affiche-fr

Le studio Laika signe très fort avec le dernier film d’animation. On avait déjà pu admirer leur travail avec Coraline en 2009 et L’Etrange pouvoir de Norman en 2012 et cette fois-ci le studio semble bel et bien s’imposer sur le marché des films d’animations en stop-motion. Kubo est un petit garçon qui gagne simplement sa vie en contant des histoires aux habitants de son village mais tout bascule le jour où il désobéit à sa mère et réveille une vengeance ancestrale. Obligé de s’enfuir et accompagné d’un singe et d’un scarabée, Kubo va se lancer dans une aventure extraordinaire pour sauver sa famille, découvrir son passé et ce qui est arrivé à son père.

Pour ceux qui ont apprécié Coraline, celui-là risque bien de vous régaler encore plus. Le studio Laika maîtrise d’une main de maître la stop-motion, faisant ainsi de cette technique leur marque de fabrique. Lors de sa présentation à Deauville, son réalisateur Travis Knight nous avait dit que c’était leur projet le plus ambitieux et quand on voit le résultat on ne peut qu’être admiratif. Pari tenu !

Le cinéma, ce conteur d’histoires

Le cinéma c’est quoi ? C’est une façon comme une autre de raconter une histoire, de la faire vivre et de toucher le public. Kubo et l’armure magique est de ces films qui vous prennent naturellement par la main pour vous emmenez dans leur monde, leur magie et leur histoire. Alors qu’il est poursuivi par ses tantes et son grand-père maléfiques, la mère de Kubo use de ses derniers pouvoirs pour l’éloigner d’eux afin qu’il retrouve la fameuse armure magique de son père qui fut jadis un grand samouraï.

Sur fond de récit épique, Kubo se lance avec un drôle de singe extrêmement prudent et un scarabée extravagant dans ce qui est la plus périlleuse mais aussi la plus belle aventure de sa vie. Visuellement, le film nous emporte tellement loin qu’il est compliqué de revenir à la réalité une fois la projection terminée. Le studio Laika associe à merveille images de synthèses et stop-motion, poussant ainsi cette technique encore plus loin et à des niveaux jamais égalés (notamment cette scène de bataille contre un squelette géant).

Une bande-son envoutante

Tout ce qui se trouve dans le film prêt à la féerie et au voyage que ce soit les paysages, les costumes et sans compter la guitare qui accompagne toujours le petit Kubo. La musique signée Dario Marianelli est magistrale, nous plongeant corps et âme dans ce film. Les notes de musique donnant vie à ces petits bouts de papiers. Ce film est un tout qui vous englobe et vous emporte dans ces contrées lointaines asiatiques.

Bien loin des morales bien pensantes un poil cucul et des fins à l’eau de rose, le studio Laika s’est fait la spécialité des scénarios parfois plus noirs, plus gothiques mais aussi plus spirituelle et dieu merci ça fait du bien. Kubo et l’armure magique est également un hymne à la famille, à la mémoire et aux souvenirs de ceux qui ont disparus. Ceux qu’on aiment n’ont pas besoin d’être là physiquement avec nous, cette présence étant beaucoup plus puissante spirituellement parlant d’où le titre original Kubo and the two strings (Kubo et les deux ficelles oui forcément ça sonne moins classe en français) qui s’inspire d’une des scènes du film mais autant ne pas spoiler vous verrez par vous même.

Kubo et l’armure magique a tout pour devenir un grand film d’animation qui ravira les grands comme les petits et inscrit un peu plus le studio Laika parmi les grands studios en devenir.

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Festival de Deauville, Acte V : « Eye in the sky »

eye_in-the-sky

Sorti directement en e-cinema, Eye in the sky n’a pas eu le droit à une large promotion qui pourtant aurait pu être méritée. Il n’empêche que Deauville (ainsi que TIFF au Canada) ont misé sur ce film. Lorsque l’armée britannique retrouve un des terroristes les plus recherché et qu’en plus de ça une opération d’attentat-suicide est en train de se mettre en place sous leurs yeux, le colonel Katherine Powell ordonne le tir d’un missile à parti d’un drone mais la donne change quand le pilote refuse de tirer, une petite fille se trouvant dans le champ d’impact.

Et oui ce n’est pas parce qu’un film sort en e-cinema qu’il est forcément moins bien qu’un film qui sort dans les salles obscures. La preuve avec Eye in the sky de Gavin Hood qui a réuni un casting cinq étoiles avec notamment le regretté Alan Rickman à qui le film est dédié.

A qui revient la patate chaude ?

Un colonel impitoyable prêt à tout pour capturer ces terroristes, un général qui fait le lien entre le gouvernement américain et britannique, deux pilotes de drones, des politiciens tiraillés entre décision politique ou militaire et au milieu de ça, la petite Alia. Jeune enfant qui se contente de vendre du pain à sa place habituelle et qui, sans le savoir, se retrouve dans la zone d’impact du missile.

Pendant 1h42, le spectateur est plongé dans un système politique aussi ambigüe que complexe et nous pousse à se poser la même question : qu’est-ce que je ferais à leur place ? Sacrifier la vie d’une innocente pour éliminer de dangereux terroristes ou laisser sa vie sauve et risquer un attentat suicide qui pourrait faire encore plus de dégâts ? Une question épineuse dont les politiques voudraient bien se passer à tel point qu’on assiste tout simplement au jeu de la patate chaude, chacun se rejetant la terrible responsabilité de la suite de la mission.

Aaron Paul saisissant

Le casting entier est à la hauteur du film même l’agent kenyan incarné par Barkhad Abdi, déjà récompensé pour sa performance dans Captain Phillips mais celui qui reste le plus puissant dans ce film est bien le pilote de drone joué par Aaron Paul. Lui seul est derrière les commandes et lui seul peut décider de lancer ce missile ou non. D’ailleurs toute la mission est remise en cause par sa faute, demandant un réajustement de la cible pour éviter de toucher la petite.

D’ailleurs ce rôle contraste énormément avec le colonel Powell qui apparaît comme une personne beaucoup plus froide, prête à tout pour éliminer ces terroristes quitte à mentir auprès du pilote. L’histoire ne nous dit pas pourquoi elle semble avoir une telle hargne envers ces terroristes mais une chose est sûre, elle ne compte pas les laisser partir si facilement.

Un échiquier politique mais aussi médiatique

Le film joue habillement avec les questions militaires, politiques mais aussi médiatiques. En témoigne la conseillère dont la prise de position risque de vous irriter. Alors, mieux vaut-il gagner une guerre militaire ou une guerre médiatique ? Prise de position militaire et les médias font généralement mauvais ménage et Gavin Hood arrive parfaitement à mettre le doigt dessus.

Bien loin de donner une leçon de morale, Eye in the sky laisse le spectateur le loisir de choisir son propre camp, sa propre décision tout ceci dans une tension sans faille et un dénouement qui laisse pantois.

Ma note : ★★★★

[CRITIQUE] Festival de Deauville, Acte IV : « Complete Unknown »

308764

Deauville nous a réservé de jolies surprises cette année (ou bien c’est moi qui ai bien choisi mes films allez savoir) et Complete Unknow mérite largement sa place. Plus souvent abonné aux épisodes de séries télés qu’aux films, Joshua Marston signe ici un très bon film sur l’identité et le mensonge. Quand Tom fête son anniversaire entouré de ses amis, la soirée prend une toute autre tournure quand débarque la mystérieuse Alice qu’il semble avoir déjà côtoyé dans le passé.

Lire la suite de « [CRITIQUE] Festival de Deauville, Acte IV : « Complete Unknown » »

[CRITIQUE] Festival de Deauville, Acte III : « Le Teckel »

movies-233796-1

Pour ceux qui connaissent le travail de Todd Solondz, vous savez à quoi vous attendre. Pour ceux qui ne connaissent pas le travail de Todd Solondz, il y a de fortes chances que restiez pantois face à son dernier film. Reparti avec deux consécrations de Deauville (Prix du Jury et Prix de la Révélation), Le Teckel est aussi hilarant que dérangeant quand il suit la vie d’un petit teckel auquel il apporte, ne serait-ce qu’un bref instant, un peu de bonheur.

Lire la suite de « [CRITIQUE] Festival de Deauville, Acte III : « Le Teckel » »

[CRITIQUE] Festival de Deauville Acte II : « Free State of Jones »

free-state-of-jones-poster

Condamné à l’échec commercial par la plupart des critiques ainsi que les festivaliers qui ont eu l’occasion de le voir en avant-première à Deauville, j’ai décidé de me faire l’avocat  du diable de Gary Ross et de son dernier film Free State of Jones. En pleine guerre de Sécession, le fermier Newton Knight se révolte contre les Etats confédérés et s’associe avec les laissés pour compte et ceux qu’on dépouille sans vergogne. Et c’est à la tête d’un régiment engagé contre l’injustice, l’inégalité et le racisme que Newton Knight va se battre et créer ainsi le premier Etat d’hommes noirs et blancs libres de droit.

Lire la suite de « [CRITIQUE] Festival de Deauville Acte II : « Free State of Jones » »

[CRITIQUE] Festival de Deauville Acte I : « Certain Women »

 

certain-women-affiche-1

Dubitatif est l’adjectif qui résume le mieux le ressenti des personnes présentes dans la salle ce jour-là. Au Centre International de Deauville, Kelly Reichardt nous a présenté son dernier film intitulé Certain Women. Plutôt bien accueilli aux Etats-Unis, ici le film intimiste a plus de mal à passer et pourtant, il est loin d’être mauvais. Certain Women suit le destin de trois femmes ordinaires : une avocate prise en otage par un de ses clients, une femme qui s’installe avec son mari et sa fille mais qui ne semblent plus être sur la même longueur d’onde et une ouvrière agricole qui se lie d’amitié avec une jeune avocate obligée de faire quatre heures de route pour donner des cours du soir pour adultes.

Lire la suite de « [CRITIQUE] Festival de Deauville Acte I : « Certain Women » »

Money Monster : George Clooney au sommet

Money-Monster

Restons dans l’esprit cannois, après Café Society place à Money Monster, présenté également Hors Compétition et réalisé par Jodie Foster. Pour son quatrième long-métrage en tant que réalisatrice, celle qui était très attendue sur la croisette nous plonge cette fois-ci dans le monde impitoyable des médias et des finances. Lee Gates, présentateur d’une émission télé et véritable gourou des finances américaines est pris en otage en direct par Kyle, un téléspectateur qui a tout perdu en suivant ses conseils. S’en suit une course contre la montre, pour la vie, pour la vérité…

Après un petit passage à vide avec Monuments Men, A la poursuite de demain ainsi qu’Ave Cesar, George Clooney est bel et bien de retour. Pour ceux qui doutaient de ses talents d’acteurs, Money Monster va clairement leur clouer le bec. Tantôt présentateur télé, médiateur, otage mais également victime de ce système qu’il ne connait pas aussi bien que ça, Lee Gates va devoir faire preuve d’intelligence et de sang-froid face à ce spectateur simplement désemparé par la situation. Incarné par Jack O’Connell, Kyle souhaite avant tout être entendu par les téléspectateurs et dénoncer le système bancaire et frauduleux mené par ces géants prêts à tout pour renchérir leurs porte-monnaies. Julia Roberts amène ici sa touche féminine en tant que productrice mais également une sorte d’ange gardien pour Lee durant toute cette épreuve.

La tension est palpable durant tout le film jusqu’à son dénouement bien que prévisible. Quelques rebondissements viennent ponctuer de temps à autre l’histoire rendant ainsi le preneur d’otage plus « humain« . Au-delà de ça, Jodie Foster arrive à dépeindre une société scotchée à ses écrans télés et ses smartphones, à l’affût de n’importe quelle nouvelle croustillante ainsi qu’un système financier où règne la loi du plus fort. Bien loin d’être moralisateur, le film se contente de lancer quelques piques et ne s’aventure que légèrement sur le terrain glissant et risqué du monde des finances (oui toi qui n’y comprend jamais rien à ces histoires de bourse, tu pourras suivre ce film !).

Une critique acerbe menée d’une main de maître par Jodie Foster qui signe son grand retour derrière la caméra et franchement, on ne s’en plaint pas.

Ma note : ★★★★☆