[CRITIQUE] Call me by your name : Un chef-d’oeuvre sensuel

Un futur classique, un futur chef-d’oeuvre. Luca Guadagnino cristallise les émois d’un premier amour, un amour d’été, un amour qui va tout changer pour Elio et Oliver. Libre adaptation du roman éponyme d’André Aciman, Call me by your name est un petit bijou de sensualité et d’émerveillement qui devrait faire des ravages (on espère) à la prochaine cérémonie des Oscars.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Call me by your name : Un chef-d’oeuvre sensuel »

[CRITIQUE] Ça : Pourquoi faut-il le voir ? (Même si vous êtes peureux)

Aujourd’hui c’est un article un peu spécial que je vous écris. Bon ok c’est une critique d’un film encore certes mais pas que, non non ! Parce qu’aujourd’hui ce n’est pas n’importe quel film que j’ai vu, je suis allée voir Ça hier après-midi. Vous savez le fameux film avec le clown immonde et qui a de quoi vous filer de sacrées insomnies. J’y suis allée à reculons ou en moonwalk si vous préférez et j’en suis ressorti ravie. Et oui même moi ça me surprend et pourtant c’est bien mieux que ce qu’on peut imaginer alors aujourd’hui je vais vous dire pourquoi il faut que vous voyez ce film même si vous êtes le pire froussard (on dit encore ce mot ?) sur cette planète et je sais de quoi je parle. Lire la suite de « [CRITIQUE] Ça : Pourquoi faut-il le voir ? (Même si vous êtes peureux) »

[ACTU] Ce qu’il faut retenir de l’actualité ciné cette semaine

On entame cette page d’actu avec les premiers extraits du Marvel Black Panther, puis nous vous révélerons le titre probable du spin-off de Star Wars consacré à Han Solo, nous évoquerons le rôle étonnant à venir de Daniel Radcliffe, ensuite le clap de fin pour le reboot de tomb raider, nous parlerons aussi d’un acteur de Star Wars 7 en tête d’affiche d’un nouveau film et de la suite du film musical Mamma Mia.

 

 

Black Panther, un film Marvel prometteur

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La bande-annonce de Black Panther a enflammée la toile et notamment le célèbre réseau social Twitter, ainsi le film semble donc avoir attisé la curiosité et créer une attente. Il faut dire que ces premières images sont plutôt alléchantes et laisse entrevoir un héros charismatique d’un pays légendaire ( le Wakanda) incarné par Chadwick Boseman.

La vidéo commence par une discussion entre Ulysses Klaue (Andy Serkis), un trafiquant d’armes vu dans Captain America : Civil War et l’agent anti-terroriste Everett Ross (Martin Freeman) –les deux acteurs se retrouvent après leur scène mémorable du Hobbit, Serkis jouant Gollum en performance capture, et Freeman étant l’interprète de Bilbo dans la trilogie récente de Peter Jackson. Le premier lui explique tout ce qu’il sait du Wakanda. La sortie du film est prévue pour le 14 février 2018.

Un t-shirt sur le banc des accusés

L’équipe de Han Solo réunie sur une première photo

Si l’on croit la photographie d’un t-shirt reçu par un membre de l’équipe technique qui s’affaire sur le prochain spin-off de Star Wars, celui-ci s’intitulera Star Wars Solo. Comme en témoigne le recto du t-shirt en image ci-dessous. Rappelons que le film sera centrée sur la jeunesse de Han Solo, le célèbre contrebandier et coéquipier de Luc et Leia Skywalker. Pour incarner Han Solo le jeune acteur Alden Ehrenreich a été choisi.

Han Solo T-shirt

Terrible jungle !

De Mike Horn à Daniel Radcliffe il n’y a qu’un pas ! En effet, le célèbre acteur d’Harry Potter nous étonne une nouvelle fois dans le rôle d’un homme ayant décider de quitter la civilisation afin d’explorer la forêt amazonienne. Le film a pour titre Jungle et à la manière d’ Into the Wild le héros va devoir lutter pour sa survie si l’on en croit le premier trailer. Pour l’heure pas de date de sortie.

Enfin, la fin !

Tomb Raider (reboot)

Le tournage du reboot de la saga Tomb Raider est désormais terminé et sortira en 2018 ! C’est la révélation qui a été faite via le réseau social Instagram par le réalisateur du film  Roar Uthaug. Cela met fin à un tournage de longue durée débuté en janvier dernier. Pour rappel le rôle de Lara Croft est attribuée à la jeune actrice suédoise Alicia Vikander, et ce reboot sera inspiré du jeu vidéo Tomb Raider sorti en 2003. Un long métrage à découvrir en mars 2018.

Synopsis : L’histoire se déroule sept ans après la disparition du père de l’héroïne, Richard Croft. La jeune femme a désormais 21 ans et travaille dans une société de livraison de nourriture à domicile car elle a refusé de reprendre les rênes de l’empire familial. Mais Lara décide d’enquêter sur la disparition de son père après avoir découvert un indice mystérieux dans le tombeau familial. Un indice qui va la mener jusqu’à une tombe sur une île quelque part sur la côte japonaise.

Un nouveau rôle pour John Boyega

John Boyega l’un des nouveaux visages de l’univers Star Wars jouera le premier rôle dans un film plus sombre puisqu’il retrace un ensemble d’événements violents aux États-Unis. En effet  les émeutes de Detroit ont fait 43 morts et 467 blessés en 5 jours en 1967. Le film Detroit s’attarde plus précisément sur l’incident du Motel Algiers où trois hommes noirs ont été tués par les forces de l’ordre. C’est cette atmosphère de violence urbaine et de guerre civile que l’on découvre dans ces extraits. Le film réalisé par Kathryn Bigelow (réalisatrice de l’excellent  Zero Dark Thirty relatant la traque de Ben Ladden)  sortira le 11 octobre en France.

On ne change pas une recette qui marche (ou presque) !

Mamma mia !Alors qu’il sera diffusé sur Arte ce soir, on vous donne quelques infos sur la suite du film Mamma Mia !. Tout d’abord le film sera toujours porté entre autres par Meryl Streep, Pierce Brosnan et Colin Firth et réalisé par Ol Parker (Indian Palace). Ensuite les chansons d’Abba seront toujours au cœur du film. Enfin dernière info et pas des moindres, le long métrage mêlera simple suite et préquel. En effet les acteurs du premier film reviendront pour une nouvelle aventure, et des comédiens vont également être engagés pour jouer dans des flashbacks.

A bientôt pour d’autres news !!

 

 

 

 

 

 

 

[CANNES 2017] D’après une histoire vraie : Du petit Polanski

Présenté hors compétition le dernier jour du Festival de Cannes, D’Après une histoire vraie est l’adaptation du roman du même nom de Delphine de Vigan, mise en scène par Roman Polanski avec Emmanuelle Seigner et Eva Green. Quatre ans après La Vénus à la fourrure, le controversé réalisateur est de retour sur la Croisette avec un petit film. Polanski nous a habitué à mieux même si certaines critiques acerbes n’étaient pas justifiées pour autant.

Un huit-clos sans grande pertinence

Après un succès littéraire retentissant, Delphine Dayrieux subit le syndrome de la page blanche alors qu’elle commence à recevoir des lettres anonymes lui reprochant de s’être fait de l’argent sur le dos de sa famille. Retranchée chez elle et apeurée à l’idée de recommencer à écrire, sa rencontre avec le mystérieuse Elle va bouleverser sa vie puisqu’elle va s’immiscer dangereusement petit à petit dans son quotidien.

Eva Green est la valeur sûre de ce film. Sans même parler cette actrice arrive à nous transporter et nous transmettre des émotions par un sourire ou un regard. Aux premiers abords cette simple fan s’incruste dans la vie de Delphine quitte à lui prendre son identité et répondre aux mails à sa place. Eva Green crève l’écran tandis qu’Emmanuelle Seigner semble bien en-dessous comme si elle passait totalement à côté de son rôle.

Le film manque d’ambition, semble faire du sur place et explore plusieurs pistes sans forcément les faire aboutir. Roman Polanski se perd dans un huit-clos un brin simplet où les incohérences s’accumulent pour nous laisser sur une fin bâclée qui a de quoi nous laisser un goût amer.

Pourtant tout était là pour que Roman Polanski nous offre un thriller psychologique digne de ce nom et même si Eva Green sauve un peu le film par sa performance, rien d’autre n’est à retenir de ce film.

[ACTU] Ce qu’il faut retenir de l’actualité ciné cette semaine

Cette semaine on vous parle : de la dernière bande-annonce du prochain Spider-man, des photos de la nouvelle Lara Croft, des premières images de Valerian de Luc Besson, des infos sur le film Venom l’antagoniste de Spider-man, duPetit Spirou qui se dévoile et de l’affiche du Festival de Cannes.

 

On passe à l’action !

Marvel vient de publier de nouveaux extraits qui laissent la part belle à l’action. On y voit le jeune héros en plein usage de ses pouvoirs pour se défendre contre l’ennemi ou encore sauver la population en détresse. Tony Stark (Iron Man) incarné toujours par Robert Downey Jr apparaît comme un mentor de premier choix pour le jeune héros. De bonne augure pour la sortie de Spider-man : Homecoming le 12 Juillet prochain.

Aux origines de Lara Croft

Alicia Vikander, la nouvelle Lara Croft

C’est la jeune actrice Suédoise Alicia Vilander qui a été choisie pour interpréter Lara Croft pour le reboot de Tomb Raider. Les premières photos ont été dévoilées et la successeur d’Angelina Jolie y est affublée d’une arme dans des environnements hostiles. Il n’y a pas de trailer disponible pour le moment ni date de sortie, mais le scénario sera inspiré du jeu vidéo Tomb Raider sorti en 2003 et retraçant les origines de l’héroïne.

Monstres et compagnies !

C’est à l’occasion d’une convention cinéma à Los Angeles (CinemaCon) qu’ont été dévoilées des images inédites du film réalisé par Luc Besson  Valérian et la cité des mille planètes. Le long métrage est l’adaptation d’une BD de science-fiction du même nom. Cette bande-annonce nous plonge au cœur de batailles spatiales où de nombreuses créatures en tout genre se dresse devant les humains Valérian  (Dane DeHaan) et Laureline (Cara Delevingne). Les images paraissent bluffantes et épurées et laisse entrevoir de belles promesses. A suivre sur nos écrans dès le 21 Juillet.

Venom sera sombre

Le film Venom en chantier

Venom ou l’entité maléfique noire ayant pris possession de Spider-man aura droit à son film ! Les fans de Comics connaissent très bien ce « personnage » et seront heureux de savoir que le film sera sombre et quelque peu violent à l’image dudit protagoniste. Le film sera d’ailleurs interdit aux moins de 17 ans non accompagnés d’un adulte aux Etats-Unis comme notamment Deadpool à sa sortie. Le film sera scénarisé par Dante Harper (Alien : Covenant), n’aura aucun lien avec le film Spider-man : Homecoming qui paraîtra prochainement et il devrait sortir fin 2018.

Une nouvelle adaptation de BD à venir

C’est au tour du Petit Spirou d’être adapté au cinéma pour une sortie le 27 septembre. Tiré d’une célèbre BD du même nom où l’on s’intéresse à l’enfance du célèbre reporter de fiction vêtu de rouge, à l’école des grooms. Les premiers extraits nous montre un film proche de l’univers dépeint par Tom et Janry. Avec les présences de Pierrre Richard et François Damiens pour épauler le jeune Sacha Pinault (Spirou) au casting l’humour sera au rendez-vous.

Claudia Cardinale à l’affiche

Cannes 2017

Fin mai se tiendra le traditionnel Festival de Cannes où Monica Bellucci sera maîtresse de cérémonie et Pedro Almodovar sera Président. Le comité d’organisation a choisi Claudia Cardinale pour l’affiche de cette 70ème édition. L’actrice qui est devenue incontournable dans les années 60 y apparaît en train de danser et cette image reprend une photo réalisé à Rome en 1959. La sélection officielle sera dévoilée mi-avril.

D’autres news Dimanche prochain ! 

 

 

[CRITIQUE] Ghost In The Shell : Un film creux seulement sauvé par ses pirouettes visuelles

Voilà déjà plusieurs mois qu’on nous martèle à coup d’affiches XXL et de bande-annonces à tout va la sortie imminente d’un film très attendu (mais aussi très critiqué) avec à sa tête la charismatique Scarlett Johansson. Ghost In The Shell est l’adaptation des long-métrages animés sortis en 1995 et 2004 qui eux-mêmes sont basés sur le manga crée par Masamune Shirow. A coup d’effets spéciaux plus impressionnants les uns que les autres, Rupert Sanders livre une idée bien précise du Major, cyborg dernière génération dont l’esprit a fusionné avec un corps aux capacités cybernétiques hors du commun qui découvrira rapidement qu’on lui a menti sur son passé. Alors au final, est-ce que cette adaptation vaut le coup ?

Simplifier le film pour le rendre tout public

Malgré le succès international du manga, tout le monde ne connait pas son univers complexe c’est un fait et essayer de le résumer ici relèverait de l’impossible. Un sacré défi pour Rupert Sanders dont son seul autre film Blanche-Neige et le Chasseur est loin d’avoir marqué le cinéma à défaut d’avoir marqué le monde people pour ses frasques. Il n’empêche que le réalisateur hérite là d’un immense barnum qu’il faut à tout prix simplifier pour le spectateur lambda évidemment. Même si au début on est un peu largué par ce trop plein d’informations, Rupert Sanders prend bien soin de nous prendre par la main pour nous expliquer le film, ses tenants et ses aboutissants. Résultat, le tout sonne creux et terriblement simpliste vis-à-vis de l’univers Ghost In The Shell et tout ce qu’il représente outre ces perpétuelles questions du robot prenant petit à petit le pas sur l’humain.

La politique du White Washing qu’a subi Scarlett Johansson et le film bien avant sa sortie peut en effet se poser une fois le film vu. Adapter un manga c’est bien, le rendre « multi-culturel » et avoir un casting un japonais qui traine par ci par là ça l’est un peu moins. Les puristes vous diront que c’est un crime de l’avoir adapté de cette façon, moi je me contenterai de vous dire que le choix n’est pas très logique sachant par ailleurs que le chef de la Section 9 est japonais et qu’il parle japonais alors que tous les autres parlent anglais… alors que nous sommes au Japon. Vous aussi vous ne comprenez pas ?

Evidemment cela ne remet pas en cause les performances des différents acteurs notamment Scarlett Johansson qui tient d’une main de maître le rôle du Major. Froide, dénuée de sentiments avec cet aspect robotique qui la rendrait presque invincible. Elle a bossé son rôle et ça se ressent. Le reste du casting s’en sort plutôt pas mal même Juliette Binoche qui, soyons honnêtes, est la dernière personne qu’on aurait pensé voir dans ce film.

Une belle réussite visuelle

Les performances visuelles de Ghost In The Shell permettent sans aucun doute de sauver quelque peu le film et nous faire passer un bon moment. Mélangeant effets spéciaux et vrais décors, Rupert Sanders respecte à la lettre l’univers développé par le manga avec des décors léchés et des couleurs sublimes. Les scènes de bagarres restant les plus impressionnantes notamment celle dans l’eau avec ces jeux de transparence ce qui le rend le tout intéressant à regarder.

Alors, est-ce que Ghost In The Shell est à voir ? Oui si vous voulez passer un bon moment sans prise de tête. Non si vous êtes amateur du Ghost In The Shell original. Oui et non si vous êtes un spectateur lambda mais que vous avez envie de découvrir et comprendre l’univers que recèle Ghost In The Shell. Bref, ce n’est pas mauvais mais ça ne vaut certainement pas l’animé. Voilà, vous êtes prévenus.

[CRITIQUE] Fences : Du théâtre un peu trop filmé

La cérémonie des Oscars arrive à très grand pas et cette semaine encore deux des films nommés pour l’Oscar du meilleur film sont sortis sur nos grands écrans. Adaptée d’une pièce de théâtre, Fences relate l’histoire tragique d’une famille modeste dans une Amérique en pleine évolution alors que le père de famille, nostalgique d’une vie qu’il n’a pas réussi à avoir, est sur le point de faire basculer toute la vie de ses proches après une décision aux conséquences terribles. Devant et derrière la caméra, Denzel Washington essaie tant bien que mal de donner vie à une pièce de théâtre qui au final patine et se fait beaucoup trop longue.

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Une première partie qui manque d’entrain

A trop vouloir respecter la pièce de théâtre, Denzel Washington s’est empourpré dans un film beaucoup trop long et don la première partie ne se résume qu’à un certain blabla sur les désillusions de Troy Maxson, l’amour inconditionnel de sa femme Rose et ce train-train quotidien qui rythme leur vie. Pendant presque une heure, on peut entendre les complaintes de Troy concernant sa vie, son adolescence, le fait que son fils veuille faire du baseball, que les noirs ne pourront jamais faire de sport avec les blancs, bref à ce niveau-là c’est de l’overdose. Résultat on se retrouve avec une première partie longue, beaucoup trop longue. Heureusement que la seconde partie gagne énormément en intensité et en émotion pour rattraper un début assez désastreux même si le film a quand même bien du mal à décollé.

Viola Davis, une performance inégalée

Connue pour son rôle d’avocate dans la série How To get Away With Murder, ce film est l’occasion de découvrir une nouvelle facette de l’actrice et en le voyant, on comprend un peu mieux pourquoi elle a obtenu un Golden Globes. D’ailleurs s’il ne fallait retenir qu’une chose de ce film et de sa seconde partie surtout, c’est sa prestation assez époustouflante empreinte d’une émotion, une émotion vraie et pure qui à de quoi vous bouleverser.

On en parle certainement pas assez mais il est bon de souligner la performance de Mykelti Williamson qui tient le rôle de Gabe, le frère de Troy, handicapé suite à un accident durant son service à l’armée. Tout en délicatesse, il apporte ce petit quelque chose qui le différencie des autres, notamment sur cette jolie scène finale. Jolie prestation également de Jovan Adepo qui joue le rôle de Cory, le fils de Troy qui se rêve joueur de baseball alors que son père lui interdit formellement.

D’un autre côté, Denzel Washington s’en sort sans vraiment se démarquer. A vouloir jouer l’acteur et le réalisateur, il se perd et ne concentre la caméra presque que sur lui et on se retrouve perpétuellement avec Troy Maxson qui nous rabâche les débâcles de sa vie. Overdose, très clairement.

Malheureusement Fences ne peut pas se targuer de possiblement gagner l’Oscar du meilleur film, beaucoup trop inégal dans sa longueur. Seule chance encore de gagner, Viola Davis qui a de sérieuses chances de gagner l’Oscar, tout comme Natalie Portman, Emma Stone, Isabelle Huppert, Ruth Negga… Bref, c’est serré tout ça !

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Seuls : Une adaptation ambitieuse et réussie

S’attaquer à l’adaptation d’une BD est toujours un pari risqué surtout quand c’est l’une des plus connues. Avec pas moins de dix tomes sur les vingt prévus, Seuls regroupe les cinq premiers tomes quand Leïla se réveille dans une ville devenue subitement fantôme. En croisant quatre autres jeunes sur sa route, elle va devoir faire équipe avec eux alors qu’un étrange brouillard les entoure et un mystérieux homme masqué les poursuit sans relâche. Avec Seuls, David Moreau s’en sort plutôt bien avec une adaptation ambitieuse et visuellement très réussie.

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Dans le genre fantastique/science-fiction franco-français, Arès m’avait déjà fait de l’oeil avec un scénario béton même si le côté visuel pêchait un peu. Cette fois-ci c’est David Moreau, à qui ont doit l’excellent 20 ans d’écart, qui s’attaque au genre du film d’ado fantastique.

Un casting qui respire la fraicheur

Exceptée Sofia Lesaffre et Jean-Stan du Pac, Stéphane Bak, Kim Lockhart et Paul Scarfoglio se retrouvent propulsés en tête d’affiche pour la première fois. L’occasion de révéler certains comme Paul Scarfoglio, le petit peureux de la bande mais néanmoins attachant mais également Stéphane Bak qui dévoile une nouvelle facette de sa personnalité avec ce personnage de Dodji, bien loin d’être sympathique aux premiers abords mais qui se révèle au groupe petit à petit. Une petite troupe menée par la charismatique Leila obligée de s’armer de courage pour affronter un danger encore inconnu. A eux cinq ils forment un casting jeune, talentueux et prometteur même si leur jeu n’est pas parfait, il offre d’autant plus une authenticité nécessaire dans le film.

Un film sombre et anxiogène

Et oui les films d’ado aussi peuvent s’avérer effrayant. Un climat anxiogène qui s’installe d’ailleurs dès les premières minutes et qui dure. En jouant sur cette ville fantôme et des couleurs sombres toujours oscillant entre le bleu et le violet, David Moreau nous offrirait presque une ambiance à la Stephen King. Avec les jeux d’ombres, il pousse le spectateur à rester sur le qui-vive, sans compter ce mystérieux homme aux couteaux sorti tout droit d’une BD qui en cesse de les traquer. D’ailleurs le point fort du film est sans aucun doute son visuel innovant et très réussi !

Seuls arrivent à nous laisser constamment dans le doute, sans réellement savoir ce qui se passe jusqu’à son dénouement qui est aussi osé que surprenant, que déroutant et tous les adverbes finissant par -ant. Là encore une sacrée preuve d’audace qui laisse le champ ouvert à toutes les possibilités et peut-être, qui sait, une suite.

Au final qu’on connaisse ou pas la BD, Seuls arrive à nous transporter dans cet univers fantastique et à nous faire oublier que tout ceci est une production française. De quoi filer un sacré coup de fouet  au genre et à nous offrir une vraie belle adaptation de BD.

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Cinquante Nuances plus sombres : Moins pire que le premier opus

Attendu par de nombreuses admiratrices, dénigré bien avant que le tournage ne commence, le deuxième opus de la sulfureuse saga littéraire Cinquante Nuances de Grey débarque pour la Saint-Valentin sur grand écran un ans après un premier opus largement critiqué par la presse. Alors qu’en est-il réellement de ce deuxième volet ?

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Heureusement que la BO vient sauver le tout

Alors non le film n’est pas « mauvais » enfin… il est moins pire que son prédécesseur même si c’est loin d’être une réussite. Après qu’Anastasia ai quitté Christian, celui-ci va tout faire pour la récupérer mais comme l’indique si bien le titre, rien ne va vraiment se passer comme prévu puisqu’un danger rôde autour d’eux. Mouais… un danger expédié en moins de cinq minutes tout de même.

D’ailleurs c’est là que réside tout le problème car le scénario du second volet pouvait enfin exploiter de nouvelles pistes à part celle du cul mais au lieu de ça le film se conforte dans cette romance BDSM mais qui au final ne l’est plus tellement pour nous offrir une romance comme les autres, avec les scènes de sexe en plus. Le personnage interprété par Kim Basinger n’a aucune contenance et presque aucune importance dans le film contrairement au bouquin et au final on se dit que le seul truc long dans l’histoire c’est bien le film.

Et comme pour le premier opus, seule la BO vient adoucir le tout. Outre le tube I don’t wanna live forever, toutes les autres chansons sont faites pour être appréciées tantôt rythmées, tantôt plus douces, elle est le (seul) point fort de ce film.

Un film érotique qui n’en est plus vraiment un

Alors que le premier volet de la saga se clamait haut et fort BDSM à souhait (mouais) tout comme la trilogie littéraire, Cinquante Nuances plus sombres glisse plus vers une romance sexuelle qu’autre chose. Au final si on enlevait toutes les scènes de sexe ce serait exactement pareil. Et alors que le début du film laissé présager quelque chose de plus intéressant en ce qui concerne la psychologie des personnages et notamment Christian Grey, elle est rapidement abandonnée pour laisser place à leurs ébats amoureux.

Assez dommage car en dehors de ces films, Jamie Dornan et Dakota Johnson ont de vraies qualités d’acteur qu’on ne retrouve malheureusement pas ici avec d’un côté un Jamie Dornan inexpressif et au contraire une Dakota Johnson qui passe ¾ du temps à pleurer dans le film.

Bref, Cinquante Nuances plus sombres s’en tire un peu mieux que le précédent film même s’il est assez clair que ce film est plus commercial qu’autre chose. Dommage car le film avait le potentiel pour être plus intéressant que simplement une amourette ponctuée d’ébats sexuels.

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Un sac de billes : Une belle adaptation tout en émotions

Après une première adaptation en 1975 du roman éponyme Un sac de billes de Joseph Joffo, c’est aujourd’hui au tour Christian Duguay de s’attaquer à cette oeuvre poignante et vraie, la vie de Joseph et son frère Maurice, deux frères juifs obligés de tout quitter pour échapper à l’invasion ennemie. Un voyage entre rencontres, difficultés et de nombreux obstacles qu’ils tenteront de franchir coûte que coûte afin de réunir leur famille comme avant. Une nouvelle adaptation qui remet au goût du jour une histoire peut-êter oubliée et qui se doit d’être perpétuée. 

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Une adaptation tout en sobriété

Tout le film repose sur le duo Joseph et Maurice incarné par Dorian le Clech et Batyste Fleurial et quel duo d’acteurs ! Totalement habités par leur personnage, ils vont faire preuve d’ingéniosité et d’énormément de courage pour arriver à s’en sortir. Le jeune Dorian pour qui c’est le premier film fait une entrée remarquable dans le monde du cinéma avec une interprétation belle et juste de ce petit Joseph, livré à lui-même à un si jeune âge. Une véritable force de caractère se dégage de lui et sa relation avec son grand frère en fera certainement pleurer plus d’un. Un autre personnage exceptionnel dans ce film c’est le père des deux garçons interprété par Patrick Bruel. Encore une fois le chanteur et acteur démontre ses talents et nous aura tous marqué avec cette scène des claques. Enfin une mention spéciale à Kev Adams qui, malgré un second rôle plutôt furtif, dévoile une nouvelle facette de sa personnalité et montre une certaine maturité dans ses choix cinématographiques, chapeau. Une apparition plutôt courte mais une des scènes les plus intenses du film.

Une tension palpable

Le film joue habillement entre cette tension qui caractérisait l’époque et une certaine légèreté, celle des enfants tout simplement que ce soit durant ces longues heures de marche dans le sud de la France ou quand ils sont tous réunis pour l’anniversaire de leur mère. Sans jamais tomber dans l’excès, le réalisateur arrive à dépeindre avec justesse une période sombre de notre histoire avec une pléiade d’acteurs plus excellents les uns que les autres. Un film sobre jusque dans son final tout en émotion.

Ma note : ★★★★