[ANNECY 2019] Playmobil, le film : En avant le désarroi

Pour être tout à fait honnête, on avait quand même de sérieux doutes lorsqu’on a appris que c’était le film Playmobil qui faisait l’ouverture du Festival d’Annecy. Connaissant la qualité de ce Festival, le film Playmobil n’avait rien qui donnait vraiment envie. Mais qu’à cela ne tienne, on lui a laissé sa chance. Après tout peut-être qu’il allait nous surprendre et être à la hauteur d’un Lego Movie. Que nenni, ce n’est même pas le déception à ce niveau-là, c’est du facepalm puissance 1000.

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[ANNECY 2019] Underdog : Plus à lécher qu’à croquer

Outre l’élément eau, les animaux aussi sont mis à l’honneur cette année à Annecy entre le très attendu La fameuse invasion des ours en Sicile ou encore L’Extraordinaire voyage de Marona, Underdog de – présenté dans la catégorie Contrechamp – nous emmène au coeur d’une meute de chiens abandonnés et tente de survivre par leurs propres moyens alors que le danger rôde en permanence. 

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[ANNECY 2019] Les Enfants de la mer : Psyché des mers

Décidément il semblerait que le Festival d’Annecy soit placé cette année sous le signe de l’eau. Après Ride Your Wave, la journée s’est enchaînée avec Les Enfants de la mer, premier film d’Ayumu Watanabe. Fable aussi écologique que totalement perchée, Les Enfants de la mer est quelque chose d’à part, spécial mais loin d’être inintéressant.

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Aladdin : Panique à Agrabah

On ne le dira jamais assez, les adaptations live-action des classiques d’animation Disney, ça suffit. Non, les dits classiques n’ont pas vieilli, ou du moins pour certains pas suffisamment pour estimer que le jeune public ne sera pas touché en les voyant. Il y a dans l’animation un grain qu’un film en prises de vues réelles n’aura pas, c’est aussi simple que ça. Alors on se dira qu’il y a des contre-exemples, on pense par exemple à Dumbo, qui à défaut d’être un grand Burton est un bon film, qui a l’intelligence d’aborder un point de vue différent, et non pas de recopier plan par plan son modèle dessiné. Car pour ces derniers, le constat blesse. A-t-on vu un intérêt à La Belle et la Bête de Bill Condon ? Au Cendrillon de Kenneth Branagh ? Au Livre de la Jungle de Jon Favreau (pour celui-là, on peut au moins retenir l’animation des animaux, mais la firme a les moyens) ?

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Alex, le destin d’un roi : Chevaliers miniatures

La légende du roi Arthur est un puit sans fond pour l’industrie cinématographique qui prend un malin plaisir à nous l’adapter régulièrement. La dernière en date est signée Guy Ritchie avec Charlie Hunnam en tête d’affiche, Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur, un solide film d’action où la patte Guy Ritchie se faisait encore sentir (pas comme dans un certain Aladdin qui sortira prochainement hum). Cette année c’est au tour de Joe Cornish de s’attaquer à la légende dans un conte fun, épique et généreux.

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Monsieur Link : Laika XXL

On en avait déjà parlé en long et en large dans le dernier numéro de Désolé j’ai ciné (https://www.yumpu.com/fr/document/read/62569124/desole-jai-cine-10/78) mais il est bon de rappeler à quel point les studios Laika on réussit à s’imposer dans le paysage de l’animation cinématographique déjà bien occupé par les mastodons Pixar ou Dreamworks dès 2009 avec Coraline. Entre temps ils nous ont proposé trois autres long-métrages dont le magnifique et poétique Kubo et l’armure magique il y a trois ans. Véritables maîtres de l’art de la stop-motion, les studios Laika assoient un peu plus leur réputation avec leur prochain film Monsieur Link qui est probablement leur projet le plus abouti à ce jour.

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[CRITIQUE] Papillon : duo d’acteurs complémentaires et talentueux

Les films en milieu carcéral sont nombreux (Les Évadés, Bronson, Un Prophète, Midnight Express…) et sont devenus un excellent moyen de montrer à la fois la vie en prison, mais également ceux qui la peuplent. En 1973, Franklin J. Schaffner réalise Papillon en s’inspirant du bagneux Henri Charrière. Ce sont deux acteurs talentueux qui passent en 2018 après deux interprètes exceptionnels qu’étaient Dustin Hoffman et Steve McQueen. Ainsi, on retrouve le danois Michael Noer à la réalisation, aux côtés de ses stars Charlie Hunnam et Rami Malek.

(N’ayant pas vu le film de 1973, cette critique sera basée uniquement sur le nouveau.)

Il faut savoir avant tout que Papillon n’est pas à proprement parler un film inspiré d’une histoire vraie. On sait qu’il est adapté de son autobiographie, mais elle est en vérité une biographie romancée. Cela n’empêche pas le film d’être satisfaisant et de raconter une histoire qui nous prend aux tripes, dans un décor carcéral qu’on ne voit pas dans les films habituels puisque nous nous situons en Guyane, on retrouve alors quelques panoramiques sur les lieux (on retient notamment l’arrivée sur l’île du Diable).

Si le film tisse un lien fort avec l’injustice à l’emprisonnement, Papillon ne demeure pas dans un pathos facile. Il montre la réalité (la violence, la corruption…) mais se permet surtout de mettre en avant une amitié qui humanise avant tout les hommes dominés par la monstruosité. Comment parler du film sans évoquer Charlie Hunnam et Rami Malek ? En passant de Sons of Anarchy à la confirmation cinématographique du dernier film de James Gray (The Lost City of Z), Charlie Hunnam joue de son charisme et des gestuelles où il évolue aux côtés d’un Rami Malek flamboyant. C’est ce duo complémentaire qui rend le film, déjà intense, passionnant à découvrir.

Adaptation pas forcément nécessaire mais réussie grâce au duo d’acteurs plongés dans un décor carcéral méconnu dû aux colonies françaises.

Papillon de Michael Noer. Avec Charline Hunnam, Rami Malek… 1h57
Sortie le 15 août

[CRITIQUE] Rampage – Hors de contrôle : La machine Johnson pas prête de s’enrayer

Enchaînant les péloches à n’en plus finir, le bonhomme Dwayne Johnson montre une nouvelle fois des muscles – depuis San Andreas en passant par Baywatch et Jumanji – dans un nouveau film catastrophe adapté d’un jeu d’arcade du même nom datant de 1986. Créant sa propre trame scénaristique, Brad Peyton – qui a déjà collaboré avec Johnson sur San Andreas – s’empare d’un jeu vidéo pour en faire un blockbuster bien américain comme le monde en raffole – le film a déjà cumulé plus de 280 millions de dollars dans le monde – et s’il fallait craindre le pire avec un énième blockbuster aussi subtil que la taille des muscles de The Rock, force est de constater que Rampage – Hors de contrôle s’en sort mieux que la moyenne. Lire la suite de « [CRITIQUE] Rampage – Hors de contrôle : La machine Johnson pas prête de s’enrayer »

[CRITIQUE] Tomb Raider : Alicia Vikander plus badass que jamais

Ah Lara Croft… Elle en aura fait fantasmé plus d’un à travers les jeux vidéos puis aura pris les traits d’Angelina Jolie en 2001 et en 2003 avant de renaître de ses cendres quinze ans plus tard sous les traits de la ravissante Alicia Vikander. S’attaquer à un reboot d’un jeu vidéo célèbre n’est jamais chose aisée (on se souvient comment s’était ramassé Assassin’s Creed) et le premier trailer dévoilé ne laissait rien présager de bon. Mais comme on dit il faut laisser sa chance au produit et malgré quelques défauts, l’ensemble ne s’avère pas si mal que ça. Lire la suite de « [CRITIQUE] Tomb Raider : Alicia Vikander plus badass que jamais »

[CRITIQUE] Les aventures de Spirou et Fantasio : Laissez les BD tranquilles

Quelques mois après l’oubliable adaptation par Nicolas Mary avec Le Petit Spirou, c’est au tour d’Alexandre Coffre de s’acharner sur ce pauvre Spirou qui n’a décidément rien demandé et qui ne demande qu’une chose, qu’on le laisse tranquillement couché sur une feuille A4 dans une BD – et nous aussi par ailleurs -. Une nouvelle adaptation de bande-dessinée (avant la sortie prochaine de Gaston Lagaffe) qui laisse à désirer tant le film est aussi impersonnel que peu représentatif de l’univers dépeint dans les BD. Lire la suite de « [CRITIQUE] Les aventures de Spirou et Fantasio : Laissez les BD tranquilles »