Alex, le destin d’un roi : Chevaliers miniatures

La légende du roi Arthur est un puit sans fond pour l’industrie cinématographique qui prend un malin plaisir à nous l’adapter régulièrement. La dernière en date est signée Guy Ritchie avec Charlie Hunnam en tête d’affiche, Le Roi Arthur : La légende d’Excalibur, un solide film d’action où la patte Guy Ritchie se faisait encore sentir (pas comme dans un certain Aladdin qui sortira prochainement hum). Cette année c’est au tour de Joe Cornish de s’attaquer à la légende dans un conte fun, épique et généreux.

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Monsieur Link : Laika XXL

On en avait déjà parlé en long et en large dans le dernier numéro de Désolé j’ai ciné (https://www.yumpu.com/fr/document/read/62569124/desole-jai-cine-10/78) mais il est bon de rappeler à quel point les studios Laika on réussit à s’imposer dans le paysage de l’animation cinématographique déjà bien occupé par les mastodons Pixar ou Dreamworks dès 2009 avec Coraline. Entre temps ils nous ont proposé trois autres long-métrages dont le magnifique et poétique Kubo et l’armure magique il y a trois ans. Véritables maîtres de l’art de la stop-motion, les studios Laika assoient un peu plus leur réputation avec leur prochain film Monsieur Link qui est probablement leur projet le plus abouti à ce jour.

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[CRITIQUE] Papillon : duo d’acteurs complémentaires et talentueux

Les films en milieu carcéral sont nombreux (Les Évadés, Bronson, Un Prophète, Midnight Express…) et sont devenus un excellent moyen de montrer à la fois la vie en prison, mais également ceux qui la peuplent. En 1973, Franklin J. Schaffner réalise Papillon en s’inspirant du bagneux Henri Charrière. Ce sont deux acteurs talentueux qui passent en 2018 après deux interprètes exceptionnels qu’étaient Dustin Hoffman et Steve McQueen. Ainsi, on retrouve le danois Michael Noer à la réalisation, aux côtés de ses stars Charlie Hunnam et Rami Malek.

(N’ayant pas vu le film de 1973, cette critique sera basée uniquement sur le nouveau.)

Il faut savoir avant tout que Papillon n’est pas à proprement parler un film inspiré d’une histoire vraie. On sait qu’il est adapté de son autobiographie, mais elle est en vérité une biographie romancée. Cela n’empêche pas le film d’être satisfaisant et de raconter une histoire qui nous prend aux tripes, dans un décor carcéral qu’on ne voit pas dans les films habituels puisque nous nous situons en Guyane, on retrouve alors quelques panoramiques sur les lieux (on retient notamment l’arrivée sur l’île du Diable).

Si le film tisse un lien fort avec l’injustice à l’emprisonnement, Papillon ne demeure pas dans un pathos facile. Il montre la réalité (la violence, la corruption…) mais se permet surtout de mettre en avant une amitié qui humanise avant tout les hommes dominés par la monstruosité. Comment parler du film sans évoquer Charlie Hunnam et Rami Malek ? En passant de Sons of Anarchy à la confirmation cinématographique du dernier film de James Gray (The Lost City of Z), Charlie Hunnam joue de son charisme et des gestuelles où il évolue aux côtés d’un Rami Malek flamboyant. C’est ce duo complémentaire qui rend le film, déjà intense, passionnant à découvrir.

Adaptation pas forcément nécessaire mais réussie grâce au duo d’acteurs plongés dans un décor carcéral méconnu dû aux colonies françaises.

Papillon de Michael Noer. Avec Charline Hunnam, Rami Malek… 1h57
Sortie le 15 août

[CRITIQUE] Rampage – Hors de contrôle : La machine Johnson pas prête de s’enrayer

Enchaînant les péloches à n’en plus finir, le bonhomme Dwayne Johnson montre une nouvelle fois des muscles – depuis San Andreas en passant par Baywatch et Jumanji – dans un nouveau film catastrophe adapté d’un jeu d’arcade du même nom datant de 1986. Créant sa propre trame scénaristique, Brad Peyton – qui a déjà collaboré avec Johnson sur San Andreas – s’empare d’un jeu vidéo pour en faire un blockbuster bien américain comme le monde en raffole – le film a déjà cumulé plus de 280 millions de dollars dans le monde – et s’il fallait craindre le pire avec un énième blockbuster aussi subtil que la taille des muscles de The Rock, force est de constater que Rampage – Hors de contrôle s’en sort mieux que la moyenne. Lire la suite de « [CRITIQUE] Rampage – Hors de contrôle : La machine Johnson pas prête de s’enrayer »

[CRITIQUE] Tomb Raider : Alicia Vikander plus badass que jamais

Ah Lara Croft… Elle en aura fait fantasmé plus d’un à travers les jeux vidéos puis aura pris les traits d’Angelina Jolie en 2001 et en 2003 avant de renaître de ses cendres quinze ans plus tard sous les traits de la ravissante Alicia Vikander. S’attaquer à un reboot d’un jeu vidéo célèbre n’est jamais chose aisée (on se souvient comment s’était ramassé Assassin’s Creed) et le premier trailer dévoilé ne laissait rien présager de bon. Mais comme on dit il faut laisser sa chance au produit et malgré quelques défauts, l’ensemble ne s’avère pas si mal que ça. Lire la suite de « [CRITIQUE] Tomb Raider : Alicia Vikander plus badass que jamais »

[CRITIQUE] Les aventures de Spirou et Fantasio : Laissez les BD tranquilles

Quelques mois après l’oubliable adaptation par Nicolas Mary avec Le Petit Spirou, c’est au tour d’Alexandre Coffre de s’acharner sur ce pauvre Spirou qui n’a décidément rien demandé et qui ne demande qu’une chose, qu’on le laisse tranquillement couché sur une feuille A4 dans une BD – et nous aussi par ailleurs -. Une nouvelle adaptation de bande-dessinée (avant la sortie prochaine de Gaston Lagaffe) qui laisse à désirer tant le film est aussi impersonnel que peu représentatif de l’univers dépeint dans les BD. Lire la suite de « [CRITIQUE] Les aventures de Spirou et Fantasio : Laissez les BD tranquilles »

[CRITIQUE] Cars 3 : Dernier tour de piste pour Flash & ses amis

 

Après un second opus oubliable – et oublié, la franchise Cars conclut à son tour sa trilogie avec Cars 3. Un épisode bien plus sombre que ses prédécesseurs, la preuve en est avec le tout premier tease sorti où l’on voyait Flash McQueen en bien mauvaise position. Alors qu’en est-il désormais ? Après plus de dix ans de carrière sur les circuits, Flash McQueen n’est plus ce qu’il était. Les nouvelles technologies ont évolué et les voitures avec, en témoigne Jackson Storm, ambitieux et arrogant, prêt à tout pour mettre le n°95 hors-course. Un dernier opus beaucoup plus posé, avec des thèmes différents et beaucoup plus sérieux. Reste à savoir si cela plaira aux plus jeunes. Lire la suite de « [CRITIQUE] Cars 3 : Dernier tour de piste pour Flash & ses amis »

[CRITIQUE] La Planète des singes : Quelques défauts mais globalement jouissif

Un dernier tour et puis s’en va. La Planète des Singes : Suprématie signe la fin des aventures pour le leader César et sa patrie. Une ultime bataille menée de plein front contre une armée humaine prête à tout pour éradiquer les Singes, César en tête. Une ultime bataille aussi psychologique que physique avec une véritable transformation de César même si Matt Reeves s’autorise quelques facilités de scénario.

 

Du grand spectacle

 

Le point fort de cette trilogie est sans conteste le travail de l’image et des effets spéciaux. Toujours plus impressionnants, toujours plus spectaculaires. Dans un monde quasi apocalyptique, Matt Reeves et ses Singes investissent le grand froid du Canada pour des plans exceptionnels et d’une beauté rare. Le travail minutieux effectué sur les Singes et notamment leur fourrure est assez remarquable tant on a l’impression que ces effets spéciaux s’améliorent de film en film.

La Planète des Singes : Suprématie c’est aussi, et peut-être même avant tout, une véritable évolution psychologique et pas seulement pour César mais pour tous les Singes en général. Avec beaucoup plus de personnages mis en avant, c’est l’occasion de découvrir une espère qui a encore évolué, quasiment humaine dans ses gestes et paroles. On saluera par ailleurs la performance d’Andy Serkis qui endosse une dernière fois le rôle de César avec brio.

Sans faire un simple blockbuster bourré d’effets spéciaux, le film joue énormément sur le plan psychologique et les transformations effectuées chez César. Lui qui prônait la paix entre son peuple et les humains, décide de mener une vendetta personnelle contre celui qui a tué sa femme et son fils. Au final l’homme reste homme avec ses points faibles que ce soit César (plus singe que homme certes, quoique…) ou le Colonel dont les sombres motivations ne sont pas seulement dictées par son envie de domination.

 

Quelques facilités de scénario

 

Malgré de très belles choses tout du long, le film souffre de quelques facilités, quelques travers qui ne sont pas catastrophiques mais qui se ressentent malgré tout que ce soit l’influence évidente de films tels que Apocalypse Now, et si vous ne l’aviez pas compris le réalisateur vous le montre de manière plus qu’explicite, vraiment pas utile. Les longueurs présentes à partir du moment où tous les Singes sont emprisonnés et surtout le final, savaient préparé pour faire pleurer dans les chaumières. Certains apprécieront, d’autres moins.

Loin d’être mauvais malgré ses quelques failles, Matt Reeves conclut en beauté une trilogie qui aura marqué toute une génération. Repoussant toujours plus loin les limites du Motion Capture et accompagné d’un scénario et d’une palette de personnages plus intéressants les uns que les autres, La Planète des Singes : Suprématie est une très belle conclusion.

[ACTU] Ce qu’il faut retenir de l’actualité ciné cette semaine

On entame cette page d’actu avec les premiers extraits du Marvel Black Panther, puis nous vous révélerons le titre probable du spin-off de Star Wars consacré à Han Solo, nous évoquerons le rôle étonnant à venir de Daniel Radcliffe, ensuite le clap de fin pour le reboot de tomb raider, nous parlerons aussi d’un acteur de Star Wars 7 en tête d’affiche d’un nouveau film et de la suite du film musical Mamma Mia.

 

 

Black Panther, un film Marvel prometteur

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La bande-annonce de Black Panther a enflammée la toile et notamment le célèbre réseau social Twitter, ainsi le film semble donc avoir attisé la curiosité et créer une attente. Il faut dire que ces premières images sont plutôt alléchantes et laisse entrevoir un héros charismatique d’un pays légendaire ( le Wakanda) incarné par Chadwick Boseman.

La vidéo commence par une discussion entre Ulysses Klaue (Andy Serkis), un trafiquant d’armes vu dans Captain America : Civil War et l’agent anti-terroriste Everett Ross (Martin Freeman) –les deux acteurs se retrouvent après leur scène mémorable du Hobbit, Serkis jouant Gollum en performance capture, et Freeman étant l’interprète de Bilbo dans la trilogie récente de Peter Jackson. Le premier lui explique tout ce qu’il sait du Wakanda. La sortie du film est prévue pour le 14 février 2018.

Un t-shirt sur le banc des accusés

L’équipe de Han Solo réunie sur une première photo

Si l’on croit la photographie d’un t-shirt reçu par un membre de l’équipe technique qui s’affaire sur le prochain spin-off de Star Wars, celui-ci s’intitulera Star Wars Solo. Comme en témoigne le recto du t-shirt en image ci-dessous. Rappelons que le film sera centrée sur la jeunesse de Han Solo, le célèbre contrebandier et coéquipier de Luc et Leia Skywalker. Pour incarner Han Solo le jeune acteur Alden Ehrenreich a été choisi.

Han Solo T-shirt

Terrible jungle !

De Mike Horn à Daniel Radcliffe il n’y a qu’un pas ! En effet, le célèbre acteur d’Harry Potter nous étonne une nouvelle fois dans le rôle d’un homme ayant décider de quitter la civilisation afin d’explorer la forêt amazonienne. Le film a pour titre Jungle et à la manière d’ Into the Wild le héros va devoir lutter pour sa survie si l’on en croit le premier trailer. Pour l’heure pas de date de sortie.

Enfin, la fin !

Tomb Raider (reboot)

Le tournage du reboot de la saga Tomb Raider est désormais terminé et sortira en 2018 ! C’est la révélation qui a été faite via le réseau social Instagram par le réalisateur du film  Roar Uthaug. Cela met fin à un tournage de longue durée débuté en janvier dernier. Pour rappel le rôle de Lara Croft est attribuée à la jeune actrice suédoise Alicia Vikander, et ce reboot sera inspiré du jeu vidéo Tomb Raider sorti en 2003. Un long métrage à découvrir en mars 2018.

Synopsis : L’histoire se déroule sept ans après la disparition du père de l’héroïne, Richard Croft. La jeune femme a désormais 21 ans et travaille dans une société de livraison de nourriture à domicile car elle a refusé de reprendre les rênes de l’empire familial. Mais Lara décide d’enquêter sur la disparition de son père après avoir découvert un indice mystérieux dans le tombeau familial. Un indice qui va la mener jusqu’à une tombe sur une île quelque part sur la côte japonaise.

Un nouveau rôle pour John Boyega

John Boyega l’un des nouveaux visages de l’univers Star Wars jouera le premier rôle dans un film plus sombre puisqu’il retrace un ensemble d’événements violents aux États-Unis. En effet  les émeutes de Detroit ont fait 43 morts et 467 blessés en 5 jours en 1967. Le film Detroit s’attarde plus précisément sur l’incident du Motel Algiers où trois hommes noirs ont été tués par les forces de l’ordre. C’est cette atmosphère de violence urbaine et de guerre civile que l’on découvre dans ces extraits. Le film réalisé par Kathryn Bigelow (réalisatrice de l’excellent  Zero Dark Thirty relatant la traque de Ben Ladden)  sortira le 11 octobre en France.

On ne change pas une recette qui marche (ou presque) !

Mamma mia !Alors qu’il sera diffusé sur Arte ce soir, on vous donne quelques infos sur la suite du film Mamma Mia !. Tout d’abord le film sera toujours porté entre autres par Meryl Streep, Pierce Brosnan et Colin Firth et réalisé par Ol Parker (Indian Palace). Ensuite les chansons d’Abba seront toujours au cœur du film. Enfin dernière info et pas des moindres, le long métrage mêlera simple suite et préquel. En effet les acteurs du premier film reviendront pour une nouvelle aventure, et des comédiens vont également être engagés pour jouer dans des flashbacks.

A bientôt pour d’autres news !!

 

 

 

 

 

 

 

[CRITIQUE] La Momie : Ne la ressortez plus de son tombeau s’il-vous-plaît

1932, Karl Freund sort la Momie. 1999, Stephen Sommers en fait un remake. 2017, Alex Kurtzman ressort la momie de son tombeau pour en faire un reboot et introduire le Dark Universe qui comprendra notamment Dracula, Frankenstein, l’homme invisible… Alors que le film était annoncé comme le grand film qui lancerait enfin le Dark Universe, La Momie (en plus de s’être fait atomisée par la critique) n’attire pas tellement les foules. Une chose est certaine, Alex Kurtzman aurait mieux fait de laisser la momie là où elle était et de ne surtout pas y toucher.

Rien de neuf sous le soleil égyptien

En se lançant dans une énième super-production hollywoodienne qui a mis plus de moyens dans les effets spéciaux que dans le scénario, Universal nous offre sur un plateau d’argent un film totalement indigeste et d’un ennui où même les momies bailleraient. D’ailleurs le seul atout du film, c’est-à-dire Sofia Boutella, n’est pas utilisé à sa juste valeur. Le réalisateur justifie son choix en expliquant qu’il voulait rendre l’ennemi plus humain et que le spectateur ai de l’empathie pour elle. Soyons honnêtes, on s’en fout totalement d’avoir de la compassion pour elle. Nous ce qu’on veut c’est qu’elle se venge, qu’elle tue, bref qu’elle fasse son boulot quoi. Au lieu de ça cette actrice formidable hérite d’un rôle creux qui n’a d’intérêt que son interprétation. Quand à l’utilité de Tom Cruise on ne s’attardera pas sur ce sujet, à part que sur l’affiche du film La Momie la seule chose qu’on voit… c’est Tom Cruise. Ca vous donne déjà un petit aperçu.

Le film quant à lui contient beaucoup d’incohérences notamment sur sa fin qui relève plus du happy end de film romantique que de film d’aventure. Niveau effets spéciaux c’est du vu et revu et c’est tout sauf impressionnant. Le film qui se classe aussi dans la catégorie « Epouvante » nous prouve qu’il ne suffit pas de quelques jump scares prévisibles pour en faire un film d’horreur convenable.

En voyant ce que vient de donner La Momie il y a de quoi avoir peur pour la suite. Universal cède à la facilité avec un blockbuster américain convenu et ennuyeux. Comme quoi il vaut mieux laisser certains cadavres au placard.