Captain Marvel : le dernier né de Marvel Studio est une belle réussite

Ryan Fleck et Anna Boden ne sont pas des professionnels. Relativement inconnus au bataillon ils sont pourtant chargés de réaliser Captain Marvel, le premier opus du Marvel Cinematic Universe entièrement centré sur un personnage féminin. Carole Danvers est la nouvelle super-héroïne de l’écurie Marvel à rejoindre le MCU, prête à mettre la pâté à Thanos dans le prochain Avengers. Mais alors que vaut ce tour de chauffe ?

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[CRITIQUE] The Disaster Artist : Destin improbable d’un fou du cinéma

Tout comme Woody Allen, James Franco est aussi dans le collimateur hollywoodien suite aux accusations d’agressions sexuelles qui pèsent sur lui depuis sa consécration aux Golden Globes. Il n’empêche qu’il serait fortement dommage de passer à côté du meilleur film sur le plus fantasque des cinéastes et son film considéré comme l’un (peut-être même le pire) des pires films au monde. Rapidement érigé au rand des nanars cultes, il était temps de rendre hommage à son créateur Tommy Wiseau, personnage totalement à part mais qui a le mérite d’aimer le cinéma comme personne d’autre. Lire la suite de « [CRITIQUE] The Disaster Artist : Destin improbable d’un fou du cinéma »

[CRITIQUE] Le Château de verre : Woody Harrelson, leader loufoque et charismatique

Le 43e Festival du Cinéma Américain rendait hommage à Woody Harrelson lors de sa cérémonie de clôture. L’occasion de faire découvrir en avant-première son dernier film Le Château de verre, adaptation du livre du même nom. Cependant le film de Destin Cretton peine à faire oublier Captain Fantastic, Prix du Jury à Deauville l’année dernière. Scénario brouillon, heureusement sauvé par une prestation de Woody Harrelson assez bluffante.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Le Château de verre : Woody Harrelson, leader loufoque et charismatique »

[CRITIQUE] Free Fire : Une tuerie so british

Filmer une fusillade non-stop pendant plus d’une heure dans un simple entrepôt sans lasser le spectateur est un sacré défi que Ben Wheatley a relevé avec succès. Après l’échec de High-Rise, le réalisateur revient avec un film d’action complètement barré ou quand une simple vente d’armes clandestine tourne au fiasco entre des personnages aussi têtus qu’opportunistes. Armes et humour sont de sortie alors préparez-vous !

C’est en lisant des archives du FBI concernant des fusillades que Ben Wheatley a eu l’idée de Free Fire, une fusillade entre deux gangs au coeur du Boston des années 70. Costumes d’antan, dandy dragueur, humour très british et une répartie aussi vive que les tirs échangés sont au coeur de ce drôle de huit clos. C’est très malin de la part du réalisateur de placer cette fusillade pendant les années 70. Pas de téléphone portable donc aucun moyen de prévenir ses petits copains en dehors. Le seul moyen pour eux de s’en sortir ? Atteindre le bureau à l’étage et le téléphone à l’intérieur.

Ce qui fait la force de ce film c’est sans conteste sa galerie de personnages plus loufoques les uns que les autres mais qui n’ont au final qu’un seul but : l’argent. Heureusement que Brie Larson est là pour amener la caution féminine et un peu badass dans ce groupe testostéroné et quel plaisir de retrouver (enfin) Armie Hammer ! Des personnages comme Vernon ou Stevo sont de vraies pépites et amène la caution humour du film.

Malgré un scénario simple, les tirs qui fusent tous les quarts de seconde donnent du rythme au film pour que jamais il ne s’enlise surtout que le film est tourné de manière plus « traditionnelle » que la plupart des films d’actions de nos jours puisque Ben Wheatley n’a presque pas eu recours aux effets numériques, de quoi renforcer l’authenticité de ce film.

Après la déferlante de critiques pour High-Rise, Ben Wheatley devrait mettre la plupart des gens d’accord sur Free Fire. Sans pour autant atteindre la grandeur des règlements de compte à la Tarantino, le réalisateur propose un film d’action bourré d’humour et de fusillades en tout genre qui vise (presque) toujours juste.

[CRITIQUE] Kong Skull Island : Le mythe King Kong est bel et bien de retour

Depuis sa première apparition au cinéma en 1933, le monstre géant King Kong a bien changé et pourtant il n’a pas perdu de sa splendeur et de sa grandeur. De tous les King Kong sorti au cinéma, Kong Skull Island est probablement le plus audacieux, le plus réussi visuellement même si le scénario laisse parfois un peu à désirer. Lors qu’un groupe d’explorateurs se rendent sur une île encore inconnue au beau milieu du Pacifique, ils ne savent pas encore qu’ils viennent de s’attaquer à Kong et que les représailles risquent d’être terribles.

Un immense barnum visuel

Le moins qu’on puisse dire c’est que la bande-annonce a tenu ses promesses. C’est gigantesque, un vrai pop-corn movie qu’on savoure du début à la fin et pour cause, Kong Skull Island envoie du lourd dès les premières minutes. Avec un monstre haut de 30 mètres, il nous en fout plein les mirettes et c’est tout ce qu’on lui demande au final. Loin d’être un film intelligent, il use de tous les effets spéciaux possibles et imaginables pour créer de l’action toutes les cinq minutes. Des scènes impressionnantes il n’y a que ça entre les perturbations météorologiques entourant l’île, Kong contre les hélicoptères, Kong contre les lézards géants ou Kong contre la pieuvre géante. Ca explose, ça mitraille, ça prend feu, ça gicle du sang de partout bref, Kong Skull Island n’y va pas de main morte.

Un scénario qui ne casse pas trois pattes à un lézard géant

Soyons d’accord, le pretexte utilisé pour aller sur cette île est aussi bidon que la présence de Brie Larson dans ce film. D’ailleurs la société MONARCH n’est mentionnée dans le film que pour faire écho au Godzilla de Gareth Edwards en 2014 et la scène post-générique est là pour donner quelques indices concernant King Kong vs Godzilla qui devrait sortir vers 2019 ou 2020. Ponctuer le film de quelques petites blagues permet de faire passer au spectateur un bon moment et faire largement oublier le scénario qui est loin d’être incroyable mais au final le résultat est le même, on voulait un film d’action et bien on l’a eu et pas qu’à moitié.

Côté casting, le duo Tom Hiddleston et Brie Larson fonctionne même si la jeune demoiselle en détresse (King Kong oblige) n’est pas d’une grande utilité dans le film et à part utiliser son appareil photo elle ne fait pas grand chose d’autre mais que voulez-vous, qui dit King Kong dit forcément jeune femme en détresse. Le charisme de Tom Hiddleston ajoute du charme au film et l’humour corrosif de Samuel L. Jackson fait également du bien sans compter l’innocence de Hank Marlow qui le rend attendrissant.

Kong Skull Island ne se revendique pas comme un film intelligent mais un vrai bon blockbuster qui envoie des scènes d’action à foison comme on les aime et comme on les veut. Une véritable réussite visuelle qui se savoure sans réfléchir. Et surtout, n’oubliez pas de rester jusqu’à la fin du générique pour la scène post-générique qui vaut vraiment le coup d’oeil.

Room : Retenez le nom de Jacob Tremblay, ce n’est que le début d’une grande carrière

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Primée aux Oscars 2016 pour la meilleure actrice, Brie Larson est aux côtés de Jacob Tremblay dans Room, un film adapté du livre du même nom et réalié par Lenny Abrahmson. Lorsque Jack a 5 ans, sa mère va tout tenter pour s’échapper de cette chambre -seul endroit que le petit garçon ai jamais connu, où elle est retenue depuis près de 7 ans. S’engage alors une aventure inédite et incroyable pour ce petit garçon dans un monde qui lui est totalement inconnu.

Lors de la cérémonie des Oscars, j’avais milité pour que ce soit Cate Blanchett qui ai ce prix mais après avoir vu ce film, je comprends mieux pourquoi c’est Brie Larson qui a raflé la mise. Cette mère totalement désespérée et enfermée entre ces quatre murs depuis si longtemps tiens grâce -et pour, son fils. L’interprétation de Brie Larson est saisissante de justesse. Comment ne pas verser une larme face à une telle situation ? (Oui je vous préviens sortez les mouchoirs du début à la fin).
Arrêtons nous aussi cinq minutes (voir plus) sur Jacob Tremblay. Devenu une véritable coqueluche aux Etats-Unis, il va également vite le devenir en France. Rares sont les prestations des enfants qui nous marquent autant et ce petit Jacob en fait largement partie. Parce qu’il arrive à nous transmettre son émotion, sa bienveillance et son innocence – celle d’un enfant de 9 ans tout simplement. Ce petit bout a tout d’un grand acteur déjà alors qu’il doit avoir le rôle le plus complexe de ce film. Eh oh l’Académie des Oscars, vous foutiez quoi là ?

De prime abord, le film peut paraître étrange car le contexte se met en place petit à petit mais une fois le tout expliqué et imbriqué comme il faut, l’action commence et là, préparez-vous à faire quelques petites crises cardiaques au cours du film tellement il est juste prenant. On aime et on s’accroche nous aussi à cet espoir, celui de découvrir l’extérieur et de sortir de cet enfer. Cette histoire fait forcément écho à des affaires médiatisées comme la très célèbre affaire Natascha Kampusch.
Le film est clairement divisé en deux parties, le fait et les conséquences. J’avais peur que la première partie prenne le pas et que le réalisateur ne s’attarde pas réellement sur l’après et ses conséquences mais ce serait presque la meilleure partie à mon avis. Comment s’en sortir après 7 ans enfermé entre quatre murs ? Comment un enfant qui a passé sa vie dans une minuscule pièce va faire pour s’adapter à un monde inconnu ? Des gens qu’il ne connaît pas ?

Room est un film surprenant, touchant mais dur à la fois qui mérite d’être vu par tous, porté par un duo d’acteurs incroyablement justes. Avec une Brie Larson parfaite et un Jacob Tremblay dont on entendra encore parler dans quelques années je peux vous l’assurer. C’est ce genre de film qui vous tient aux tripes de la première à la dernière seconde.

Ma note : ♥♥♥♥♥

Les Oscars 2016 : What a lovely day !

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Quelques jours après la cérémonie des César, direction les Etats-Unis et le Dolby Theater pour la 88e cérémonie des Oscars. Que d’émotions pendant cette soirée avec entre le sacre tant attendu de Leonard DiCaprio ainsi que le sacre de Spotlight. Bon je suis de retour pour vous faire un petit résumé de cette soirée de folie !

Chris Rock répond brillamment à la polémique

Après la polémique et le hashtag #OscarsSoWhite, le maître de cérémonie Chris Rock a mis les pieds dans le plat en agrémentant la soirée de sacrés bonnes bonnes blagues et sketchs sur le sujet. « Me voilà aux Academy Awards, aussi connus sous le nom des “récompenses des gens blancs” a-t-il débuté. Le ton est donné. Lors de son discours de présentation, il n’a d’ailleurs pas été tendre avec Jada Pinkett Smith à l’origine de ce boycott. « Jada Pinkett Smith qui boycotte les Oscars, c’est comme moi qui boycotte une soirée dans la culotte de Rihanna : ça n’a aucun sens, aucun de nous n’y a été invité ». Et bim, KO dès le premier round.

La valse des statuettes débute en force

Les sublimes Emily Blunt et Charlize Theron arrivent sur scène pour remettre l’Oscar du meilleur scénario. Un prix qui revient pour Spotlight (faudrait que je vous fasse la critique de ce film qui est exceptionnel au passage bref). L’occasion pour les scénaristes de dédier ce trophée à tous ces journalistes qui « tentent de pousser le pouvoir« .
Ni une, ni deux, on enchaîne avec l’Oscar du meilleur scénario adapté qui est pour The Big Short. D’ailleurs son réalisateur Adam McKay a encouragé les américains à « ne pas voter pour des candidats milliardaires« , Trump celle-là était pour toi.

Petite parenthèse humoristique avec une vidéo parodiant les films nommés pour les Oscars en y incrustant des acteurs noirs, une séquence hilarante où Leonardi DiCaprio se fait attaquer par un acteur noir notamment.
C’est ensuite Sam Smith qui interprète Writing’s on the wall, chanson du dernier Jammes Bond et qui est en lice pour pour l’Oscar de la meilleure chanson originale. Une prestation époustouflante -un peu comme beaucoup souvent avec Sam Smith quoi.

Les récompenses reviennent de plus belle et c’est l’actrice Alicia Viander qui récolte l’Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle dans Danish Girl. A 27 ans c’est le premier Oscar de sa carrière et il est plus que mérité !

Mad Max déboule et rafle tous les prix

Le film Mad Max a bien fait comprendre aux autres concurrents qu’ils n’allaient pas se laisser faire et pour cause il est reparti avec – alors on en prend son souffle : Meilleurs costumes, meilleurs décors, meilleur montage, meilleur montage sonore et meilleur mixage son. Pfiou ! Ils sont sympas, ils en ont laissé pour les autres quand même. L’Oscar de la meilleure photographie est pour The Revenant et celui des meilleurs effets spéciaux pour Ex Machina.

Le scène du Dolby Theater laisse place à R2D2, C3PO et BB8 nos petits robots venus tout droit de Star Wars qui sont là pour saluer la carrière de John Williams à qui on doit les musiques du film notamment.

Sans surprise c’est Vice-Versa qui remporte l’Oscar du meilleur film d’animation. Un prix remis par nos chers petits Minions qui ont fait le show comme toujours.
Place ensuite à The Weeknd ou Monsieur Ananas comme j’aime l’appeler qui nous interprète la sensuelle chanson Earned It extraite de la BO du film 50 Nuances de Grey et qui est également nommée pour la meilleure chanson originale.

L’Oscar du meilleur second rôle est attribué à Mark Rylance ce qu’on pourrait qualifier de wtf de la soirée alors qu’en face de lui se trouvait Tom Hardy pour The Revenant et surtout Sylvester Stallone pour Rocky. Parce que voilà, on voulait tous voir Sylvester Stallone gagner parce que c’est lui quoi. Enfin bref, on est tristes, très tristes.

Alors que Chris Rock entame sa vente de cookies dans la salle, l’Oscar du meilleur court métrage documentaire revient à A Girl in the River : The Price of Forgiveness alors que celui du meilleur documentaire est pour Amy.

Un hommage poignant

Le chanteur Dave Grohl -et leader des Foo Fighters a repris BlackBird des Beatles pour rendre hommage aux artistes disparus cette année. On ne pourra s’empêcher de verser une larme à la vue de Wes Craven, Omar Sharif, Christopher Lee ou encore notre cher Alan Rickman.

Moment de cutance extrême avec l’arrivée de Jacob Tremblay et Abraham Attah qui sont obligés de monter sur des estrades pour atteindre le micro. Ces deux futurs grands du cinéma sont là pour remettre l’Oscar du meilleur court métrage d’animation à Shutterer de Benjamin Cleary.

Mustang n’aura pas réitéré son exploit aux Césars. Nommé dans la catégorie meilleur film étranger, c’est finalement Le Fils de Saul– primé au Festival de Cannes qui remporte le prix.

Lady Gaga tout en sobriété et en émotion

Joe Biden, le vice-président des Etats-Unis est intervenu sous une ovation pour faire un discours contre les violences sexuelles. Un discours poignant introduisant la prestation suivante. Celle de Lady Gaga. Après nous avoir hérissé le poil lors du Superbowl en chantant l’hymne national, la jeune femme nous aura tous fait versé une larme en interprétant Til It Happens To You. D’ailleurs la salle sera unanime, standing ovation à la fin ainsi que des larmes versées par de nombreuses personnalités présentes.

C’est ensuite l’Oscar de la meilleure bande originale qui est remis par Pharrell Williams et Quincy Jones. Un prix qui revient de droit à Ennio Morricone pour Les Huit Salopards de Quentin Tarantino. A noter que c’est le premier Oscar pour l’homme de 87 ans. Mieux vaut tard que jamais comme on dit !

Et c’est finalement Sam Smith et Jimmy Napes qui décrochent l’Oscar de la meilleure chanson originale pour 007 Spectre ! Bon on s’y attendait un peu mais ça fait quand même plaisir pour Sam Smith qui a dédié sa statuette dorée à la communauté LGBT.

Alejandro Gonzales Inarritu fait un doublé et rentre dans l’histoire en remportant pour la deuxième année de suite l’Oscar du meilleur réalisateur pour The Revenant. C’est le troisième réalisateur à réaliser cet exploit. Il rejoint ainsi John Ford et Joseph Leo Mankiewic. Il en a profité pour adresser un très beau message à Leonardo DiCaprio : « Leo, c’est toi le Revenant. Merci d’avoir livré cette prestation pour laquelle tu as tant donné ».

Le trio de tête final

On s’attaque désormais aux trois dernières catégories des Oscars et non pas des moindres. L’Oscar de la meilleure actrice revient à Brie Larson pour sa prestation dans le film Room. Tout le monde est impatient, ça fait des mois qu’on attend ce verdict parce que oui, cet Oscar sera enfin pour Leonardo DiCaprio. Attention… « And the Oscar for best actor in a leading role is… LEONARD DICAPRIO ! » Et là c’est une véritable standing ovation qu’obtient l’acteur sous le regard ému de sa partenaire de toujours Kate Winslet. Un Oscar mérité après toutes ces années où il l’a vu lui filer sous le nez.
Et enfin la crème de la crème, the cherry on the cake comme dirait les Américains; l’Oscar du meilleur film est attribué à Spotlight. Bon on aurait bien voulu The Revenant mais Spotlight le mérite aussi amplement.

Malgré la polémique, l’appel au boycott, j’en passe et des meilleures. Cette 88e cérémonie des Oscars nous a vendu du rêve en couronnant Mad Max, Spotlight et notre cher Leonardo DiCaprio qu’on aime tant. Du rire, des larmes, des prix à tout va et un maître de cérémonie exceptionnel, en tout cas grâce aux Oscars cette nuit nous auront tous rêvé en or.