We The Animals : Poétiquement creux

Adaptation du livre éponyme de Justin Torres – « Une vie animale » en français -, « We The Animals » met en scène le destin de trois gamins un peu obligés de se débrouiller par eux-mêmes pour grandir face à un père aimant mais violent et une mère en proie à la dépression et aux excès aussi colériques qu’amoureux de son mari. Tandis que les deux grands apprennent à vivre dans cette cacophonie familiale, le petit dernier Jonah est le témoin silencieux de la destruction de son cocon familial.

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Deux Fils : Sois un homme

Après une carrière extrêmement prolifique en tant qu’acteur, Félix Moati passe derrière la caméra. Après un premier court-métrage « Après Suzanne » – où il dirigeait déjà Vincent Lacoste – présenté et plutôt bien accueilli au Festival de Cannes 2016, Félix Moati s’attaque au long-métrage avec « Deux Fils ». Une tranche de vie où se dessine trois générations bien différentes mais qui cherchent toutes la même chose en fin de compte : l’amour et la réconciliation avec le monde qui les entoure. 

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Long way home : Come to the light

Gestation longue et douloureuse – financer un premier film n’est jamais chose facile – pour la réalisatrice qui nous offre son premier long-métrage. Depuis 2009, Jordana Spiro avait en tête cette idée de comprendre et analyser ce qui traversait l’esprit de ces enfants et adolescents placés – ou sortant – de familles d’accueils. « Long Way Home » (« Night Comes On » en VO) s’intéresse à l’une d’entre elles. La jeune Angel, dix-huit ans, tout juste sorti de prison après y avoir été incarcéré pour port d’arme illégal – ajouté à cela d’autres délits -. Deux choix s’offrent alors à la jeune femme : combler son désir de vengeance ou prendre soin de sa petite soeur Abby, actuellement en famille d’accueil. 

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Velvet Buzzsaw : ceci n’est pas un film

On attendait le nouveau coup de massue post Nightcall de Dan Gilroy – on évitera d’évoquer « L’Affaire Roman J. qui est un désastre – et c’est sur Netflix qu’il est – plus ou moins – arrivé ce 1er février avec Velvet Buzzsaw. Critique amère du monde de l’art, des gens qui la font vivre et petit jeu de massacre certes prévisible mais terriblement jouissif. 

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Si Beale Street pouvait parler : un film qui multiplie les genres

Après la claque « Moonlight », récompensée aux Oscars 2017, Barry Jenkins est de retour avec « Si Beale Street pouvait parler », un drame adapté du best-seller éponyme. Avec un duo de jeunes acteurs relativement peu connus que sont Kiki Layne et Stephan James le long métrage est un drame romantique poignant mais qui aurait gagné à être raccourci.

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La Favorite : Terriblement grotesque, incroyablement drôle et divinement queer

Si vous aimez le cinéma cru et rieur du grec Yorgos Lanthimos, vous êtes sûrs d’être comblé.es avec son dernier film en date, « La Favorite ».

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Arctic : Températures minimales

Première Séance de minuit pour le 71e Festival de Cannes et qui de mieux que le charismatique Mad Mikkelsen pour ouvrir le bal ? Avec « Arctic », c’est également la première montée des marches pour Joe Penna qui réalise là son premier long-métrage. Un survival polaire minimaliste qui a au moins le chic de faire la belle part à l’acteur danois.

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Ben is back : il aurait mieux fait de ne pas revenir

À trois semaines d’intervalle sortent deux films qui sont – drôle de coïncidence – assez ressemblants. « My beautiful boy » qui sort le 6 février traite d’une histoire vraie, celle d’un père qui va se battre pendant des années pour sauver son fils de l’addiction. D’un autre côté nous avons une mère qui, pendant une nuit entière, va tout tenter pour retrouver son fils qui retombe à son tour dans l’addiction. Deux histoires similaires sauf que l’une fonctionne et pas forcément l’autre.

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Colette : Trop douce, trop sage, trop anglaise

Nous sommes probablement arrivés à un moment charnière de notre époque où la société – et le cinéma – réclame de plus en plus de films mettant en avant des femmes fortes et indépendantes ( et de ce fait, très souvent opprimées par le patriarcat) comme a pu le faire dernièrement « Une femme d’exception ». Du coup lorsqu’on a vu débarquer dans tout Paris ces affiches XXL arborant le visage angélique de Keira Knightley dans le rôle de la célèbre écrivaine Colette, figure de proue de la littérature française et modèle en tant que femme indépendante et quasiment pionnière dans son genre, on était en droit d’espérer un biopic rendant hommage à la femme et au succès qu’elle a connu après s’être enfin débarrassée du poids (au sens propre comme au sens figuré) de son mari. Force est de constater que la déception est immense tant le film se plante de A à Z.

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Green Book : sur les routes d’un grand film

Peter Farrelly est normalement réputé pour les comédies. C’est l’homme derrière les excellents « Mary à tout Prix » et « Fous d’Irène », ou les bourrins « Dumb & Dumber » et « My Movie Project ». Bref pas le cinéaste le plus subtil d’Hollywood. La surprise fut donc importante lorsque « Green Book » a été annoncé. Un road-movie sensible porté par Viggo Mortensen et Mahershala Ali, franchement on y croyait pas… Et pourtant « Green Book : sur les routes du sud » est une réussite totale. 

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