[CRITIQUE] La Forme de l’eau : L’amour sous toutes ses formes

Cette année la course à la statuette dorée au mois de mars prochain est effrénée. Alors que Call me by your name et Lady Bird sont les deux derniers prétendants à sortir dans nos salles obscures la semaine prochaine, cette semaine voit débarquer le tant attendu et acclamé La Forme de l’eau  – The Shape of water en V.O -, dernier bébé de Guillermo Del Toro déjà couronné dans la plupart des cérémonies, lui assurant – quasiment – l’Oscar du Meilleur film. Une fable autant poétique que politique. Lire la suite de « [CRITIQUE] La Forme de l’eau : L’amour sous toutes ses formes »

[CRITIQUE] « Star Wars : Les Derniers Jedi » : Résolument tourné vers l’avenir

Aussi attendu que Noël (voire même plus), le huitième épisode de la mythique saga aux sabres lasers, vaisseaux spatiaux et méchants à la voix grave débarque a envahit nos écrans depuis hier. Une attente d’autant plus palpable sachant que Les Derniers Jedi signait le grand retour de Mark Hamill aka the Luke Skywalker, des batailles qui nous promettaient d’être épiques au vu du trailer et surtout, est-ce que Les Derniers Jedi est digne héritier de la saga Star Wars sous la houlette de Rian Johnson ? Lire la suite de « [CRITIQUE] « Star Wars : Les Derniers Jedi » : Résolument tourné vers l’avenir »

[CRITIQUE] Mother ! : Subjuguant, oppressant, dérangeant

Il était attendu et il a fait son effet. Darren Aronofsky était présent à Deauville pour un hommage en bonne et due forme pour un réalisateur qui ne cesse d’innover et de pousser toujours plus loin les limites du spectateur. Son nouveau film Mother ! aura de quoi en déstabiliser plus d’un, en laissera certains hermétiques et d’autres totalement subjugués. Avec un casting impeccable et une oeuvre cinématographique se transformant rapidement en oeuvre d’art, Mother ! est sans conteste l’un des films de l’année.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Mother ! : Subjuguant, oppressant, dérangeant »

[CRITIQUE] A Ghost Story : Mélancolique symphonie

Le film de David Lowery est certainement l’un des films les plus attendus de ce festival. Réalisé grâce aux bénéfices engrangés sur Peter et Eliott le dragon, A Ghost Story n’a pas encore trouvé de distributeur mais on croise les doigts pour qu’il en trouve rapidement un parce qu’il le mérite. Une épopée fantastique d’un homme décédé, dont l’esprit erre toujours dans la maison de sa bien aimée mais voilà, lui est un esprit alors que le monde autour de lui continue à tourner et que la vie reprend son cours. Une partition délicate, poétique qui, malgré quelques défauts, nous envoute. Lire la suite de « [CRITIQUE] A Ghost Story : Mélancolique symphonie »

[CRITIQUE] Wonder Woman : DC Comics entre (enfin) dans la cour des grands

On ne peut se le cacher, la relation entre le cinéma et l’univers DC Comics est plus que compliquée. Batman V Superman et Suicide Squad n’ont pas réussi à convaincre les critiques mais il se pourrait bien que le vent tourne et ce grâce à une femme, enfin à des femmes. Patty Jenkins a eu la lourde tâche d’adapter Wonder Woman au cinéma. Déjà aperçue auprès de Ben Affleck et Henry Cavill, Gal Gadot nous confirme qu’elle est taillée pour ce rôle et que oui, c’est bel et bien grâce à une femme que DC Comics peut sortir la tête haute.

Le film de super-héroïne qu’on attendait tous

Des super-héros on en mange depuis des décennies et franchement c’est pas toujours folichon. Cette fois-ci c’est fini, place à la femme de pouvoir, celle qui prend les décisions et surtout celle qui sauve le monde. Avant de devenir Wonder Woman, elle n’était que Diana, princesse des Amazones et déterminée dès le plus jeune âge à combattre le mal. Une volonté qu’elle accomplira lorsqu’un pilote s’échouera sur son île alors que le monde est plongé en pleine guerre. Elle s’allie alors aux hommes pour mettre fin à cette guerre et y découvrira la vraie nature de l’homme mais aussi sa vraie nature.

Faire oublier les derniers échecs de DC Comics relevait du miracle et pourtant il semblerait que Wonder Woman ai réussi. Malgré ses imperfections, ce film relève du vrai bon film de super-héros qu’on attendait enfin. Déjà premièrement la femme est enfin au coeur du sujet. Forte, indépendante, déterminée, Diana est un atout précieux pour l’homme. Mais elle possède également ce côté naïf et insouciant la rendant encore plus authentique. Il était grand temps qu’on prenne enfin la femme pour autre chose qu’un simple objet ou qu’une motivation pour les protagonistes masculins. Non la femme ne se laisse pas marcher dessus ! Malgré un jeu parfois inégal, Gal Gadot endosse à merveille le rôle de Wonder Woman. D’une beauté renversante, l’actrice met tout le monde d’accord et crève littéralement l’écran avec ce qu’elle dégage.

Les effets spéciaux sont à couper le souffle et cette scène dans le No Man’s Land est probablement l’une des scènes qui marquera le plus les esprits. Sans en faire trop, Patty Jenkins arrive à doser justement son film pour nous offrir un vrai et beau divertissement qui alterne scènes de combats monstrueuses et moments plus légers et plus drôles à la sauce Marvel. D’ailleurs le duo Diana/Steve fonctionne plutôt très bien et Chris Pine est à mourir de rire à certains moments.

Une fin un poil trop DC Comics

Wonder Woman n’est cependant pas exempté de défauts à commencer par l’approche assez vague sur le plan historique et le combat final qui n’est pas sans rappeler le combat final de Batman V Superman, effets spéciaux à foison, bref un poil too much et un poil too DC Comics. Cependant tout ceci n’entache en rien le film de Patty Jenkins qu’on peut saluer pour ce film résolument féminin, drôle et esthétiquement réussi.

Le niveau DC Comics est enfin relevé à un niveau convenable, espérons que Justice League suive le mouvement mais en attendant, vive les femmes !

[CRITIQUE] Le Roi Arthur : Du grand spectacle à la sauce Ritchie

Aficionados du genre Guy Ritchie ? Si vous avez aimé les Sherlock ainsi que Agents très spéciaux, vous allez probablement apprécier cette revisite du conte légendaire du Roi Arthur. Si vous souhaitez voir la légende du Roi Arthur narrée telle quelle passez votre chemin, par contre si l’exercice de style ne vous fait pas peur alors foncez tête baissée. Avec un casting taillé pour un blockbuster, Le Roi Arthur a tout du divertissement pop-corn à dévorer littéralement sans se poser de questions.

L’eau du Royaume de Vortigern s’est asséchée, révélant la pierre détenant l’épée d’Excalibur que seul l’héritier d’Uther Pendragon peut avoir. Seule solution pour Vortigern, retrouver le retrouver et le tuer avant qu’il ne s’empare de son royaume. De son côté Arthur est un petit brigand, né dans la rue et élevé dans un bordel. Indépendant et cynique, il va devoir du jour au lendemain faire face à de grandes responsabilités et apprendre à contrôler l’épée ce qui signifie aussi contrôle ses démons qui le rongent depuis sa naissance.

Le Roi Arthur de Guy Ritchie n’a rien à envier à ses prédécesseurs. Certes nous nous éloignons de la trame narrative originale mais toute la force du film réside dans son esthétique visuelle qui est littéralement à tomber. Que ce soit les panoramas, le Royaume de Vortigern ou encore Londonium, tout est fait pour que le spectateur se plonge à 100% dans cet univers médiéval avec ce petit côté résolument moderne de par ses personnages et notamment le-dit Arthur, élevé dans un bordel et passant ses journées à voler une pièce d’or par ci par là depuis sa tendre enfance. Avec son imposante carrure, Charlie Hunnam reprend à merveille ce rôle d’envergure. A ses côtés sa bande de joyeux lurons toujours prêts à le suivre et face à lui le terrible Vortigern incarné par Jude Law, froid, calculateur et sans pitié.

S’il n’y avait qu’un reproche à faire à Guy Ritchie est peut-être son utilisation un brin abusive des ralentis lors des scènes de combats. L’ampleur des batailles se suffisaient à elles-mêmes sans qu’on est besoin de rajouter ces effets de ralentis qui viennent plus casser le rythme qu’autre chose.

Sur une BO qui nous enchante les oreilles, Le Roi Arthur est un digne successeur sans pour autant copier/coller les autres films mais ça c’est la force de Guy Ritchie, prendre une histoire… et en faire du Guy Ritchie. Et petite information qui pourrait peut-être vous faire plaisir, Armie Hammer a confirmé qu’une suite de Agents Très Spéciaux était en préparation !

[CRITIQUE] Pirates des Caraïbes 5 : Un retour aux sources ?

Depuis 2003, Pirates des Caraïbes est l’une des franchises les plus juteuses de la firme Disney. Alors qui dit succès international dit forcément d’autres films en préparation mais depuis quelques temps et surtout depuis le quatrième opus, la magie Pirates des Caraïbes n’opérait plus, le scénario s’éloignant de plus en plus de l’esprit de pirate qui faisait son charme lors du premier opus. Avec La Vengeance de Salazar, Disney remet enfin son bateau à flot avec un film loin d’être parfait mais qui revient à l’essence même de ce qu’était Pirates des Caraïbes.

Jack Sparrow toujours au rendez-vous

Comment évoquer Pirates des Caraïbes sans parler de Jack Sparrow évidemment. Toujours égal à lui-même : misogyne, malchanceux, je menfoutiste et avec un nouvel ennemi sur le dos, à croire que l’océan entier le déteste. On ressent le plaisir qu’a pris Johnny Depp à réincarner une nouvelle fois ce personnage, il est drôle, il est énervant mais c’est ce qui fait un petit peu son charme quelque part. L’autre point fort est la nouvelle belle gueule de ce cinquième opus, l’australien Brenton Thwaites qui incarne Henry Turner. Le même charme que son père dans le film, audacieux, naïf, il pourrait faire un excellent personnage par la suite. D’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’un nouveau trio se forme : Jack, Henry et Carina. Comme pour rappeler le bon vieux temps du premier épisode.

Javier Bardem est sans conteste l’un des meilleurs méchant de la franchise. Cruel, effrayant mais aussi charismatique, Capitaine Salazar aurait mérité une plus grande place dans le film. En effet le point noir de cet opus est ce trop plein de méchants qui arrivent de part et d’autre et qui, au final, laissent très peu de place au vrai méchant de cette histoire.

Et évidemment le retour de Will Turner et Elisabeth Swan mais je ne vous en dirai pas plus, juste que les aficionados des premiers opus seront plus que ravis de les revoir.

Visuellement, Pirates des Caraïbes 5 reste une réussite comme depuis le début d’ailleurs. Un très beau travail de maquillage et d’effets spéciaux a été opéré sur Javier Bardem et les scènes de bataille sur mer restent toujours aussi impressionnantes. Zéro temps mort avec ces chers pirates, ça va à toute allure, pas le temps de réfléchir… enfin faut-il vraiment réfléchir ?

Avec ce cinquième opus, Disney redore enfin le blason de la franchise qui commençait à s’essouffler. Loin d’être parfait, La Vengeance de Salazar reste malgré tout un bon divertissement pour toute la famille, drôle, sans prise de tête et qui revient enfin aux sources et de ce qui a fait le succès de la franchise.

[CANNES 2017] Mise à mort du cerf sacré : Un film qui vous glace le sang

Le réalisateur décalé et à l’univers bien particulier de The Lobster est de retour. Si vous n’aviez pas aimé son précédent film passez votre chemin parce que Mise à mort du cerf sacré est tout aussi dérangeant que le précédent. Steven, brillant chirurgien est marié à Anna, ophtalmologue renommée. Ils vivent heureux dans une jolie demeure avec leurs deux enfants Kim et Bob. Cependant cette tranquillité risque vite d’être ébranlée par Martin, un jeune garçon que Steven a pris sous son aile et qui s’immisce petit à petit dans cette famille jusqu’à leur faire commettre l’irréparable.

Un film à la précision chirurgicale

Depuis le début le réalisateur grec divise et encore une fois avec son nouveau film présenté en compétition officielle il est loin de faire l’unanimité pourtant ce film s’avère efficace. Un côté très glacial que ce soit à l’image, les dialogues dénués d’émotions ou simplement l’environnement totalement aseptisé. Evidemment on retrouve cet humour noir très présent qui dissèque cette famille qui est en train de partir en lambeau. Le film reprend des codes de la tragédie grecque en les transposant dans une atmosphère beaucoup plus anxiogène. On comprend rapidement les enjeux de ce père de famille qui, pour sauver le reste de sa famille, doit sacrifier l’un d’entre eux après que Martin ai lancé un sort ou quelque chose dans le genre, entraînant lentement leur mort.

Colin Farell est de retour et semble toujours aussi efficace tout comme Nicole Kidman. La meilleure interprétation revenant à Barry Keoghan au regard glacial et au visage inexpressif qui a de quoi vous filer les jetons pendant toute la durée du film.

Entourés de le tout d’une mise en scène angoissante et une musique qui pourrait bien vous donner un AVC et on obtient du Yorgos Lanthimos comme on aime (ou pas) : décalé, incisif et noir.

[CRITIQUE] La Belle et la Bête : 26 ans plus tard, la magie opère toujours

Un film attendu depuis quelques temps, un teaser vu plus de 92 millions de fois et un démarrage exceptionnel au box-office avec 170 millions de dollars récoltés en seulement deux jours. Disney bat déjà tous les records avec son adaptation live d’un de ses plus grands classiques. Un sacré casting et un budget plutôt conséquent pour ce film, mais est-il réellement à la hauteur de nos attentes ?

Un film qui en met plein les yeux

Le souci du détail est probablement ce qui caractérise le mieux La Belle et la Bête. Visuellement tout est réussi que ce soit le petit village de Villeneuve, les scènes dans la forêt et bien évidemment le fameux château de la Bête qui prend encore plus d’ampleur dans le film. Une jolie dynamique se dégage du film entre les scènes musicales dont cette magnifique scène d’ouverture qui vous met dans le bain dès les premières secondes ainsi que les contrastes entre les scènes dans le village et celles beaucoup plus sombres dans le château en compagnie de la Bête.

Une vraie joie et allégresse se dégage tout au long du film. Ce n’est jamais triste, c’est juste fait pour divertir avec son habituelle morale à la fin de beauté intérieure blablabla enfin bref c’est rapidement relégué au second plan pour nous laisser dans un état contemplatif.

Alors oui Disney ne prend pas de risques en adaptant La Belle et la Bête et en retranscrivant l’histoire telle quelle mais franchement on s’en fout parce que c’est beau. Pendant deux heures c’est un défilé de couleurs, de décors, d’actions et de musiques qui nous rappellent tous ce dessin animé qu’on a tant aimé.

La personnalisation des humains devenus objets est très intéressante et extrêmement réussie notamment pour Lumière et Big Ben qui ont un petit côté aristocrate et antique qui correspond assez bien à leurs personnages et leurs accents. Ah oui les accents dans ce film sont importants et on ressent tout le travail derrière notamment pour le personnage de Lumière alors s’il-vous-plaît, voyez-le en version originale, vos oreilles me remercieront.

Un conte de fée plein de magie

Parce qu’une princesse Disney reste une princesse même des années plus tard et Emma Watson apparait réellement comme l’actrice idéale pour ce rôle. Avec ce visage parfait, ce sourire enchanteur et cette magnifique voix qu’on ne lui connaissait pas, elle ravit tout le monde et même Luke Evans qui incarne l’arrogant Gaston trouve grâce à nos yeux avec son air moqueur qu’on a envie de remballer à chaque fois, chose qu’Emma Watson fait très bien.

Un très beau travail d’effets spéciaux sur le Bête incarnée par Dan Stevens, loin d’être le sauvage qu’on a pu connaître. Cette fois-ci ses traits sont beaucoup plus raffinés, comme pour lui garder encore un tout petit côté humain. Néanmoins à l’écran il reste très impressionnant.

Bill Condon réussi son pari avec cette adaptation efficace, remplie de magie qui arrive à nous enchanter dès les premières minutes et ce jusqu’à la fin. Certains critiqueront le manque d’originalité mais quand on ressort de ce film on a l’impression de retrouver notre âme d’enfant, n’est-ce pas là le plus important ?

[ACTU] Le podium de la semaine

En ce mercredi jour du cinéphile, on fait un point sur le box-office. Une fois n’est pas coutume le podium reste totalement inchangé.

Kong reste le plus fort

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Le long métrage Kong : Skull Island garde la première place du box-office. Et c’est près de 520 000 personnes qui sont allés en salle pour découvrir le film revisitant le mythe King Kong. Grâce à cette performance le film à passer le cap du million d’entrées depuis sa récente sortie. Les amateurs d’actions et d’effets spéciaux à tout va devraient y trouver leur compte.

Numéro 2 : Logan

La dernière production Marvel (Logan) est de sortie et le film se classe une nouvelle fois à la deuxième place du box-office avec près de 410 000 entrées. Les amateurs du super-héros Wolverine et de Hugh Jackman devraient sûrement profiter de ce dernier opus. Spectacle garanti !

Numéro 3 : Alibi.com

La nouvelle comédie déjantée de Philippe Lacheau Alibi .com conserve sa troisième place avec environ 360 000 spectateurs en salle et le film a dépassé les 3 millions d’entrées sur l’ensemble de son exploitation. Le jeune réalisateur et acteur ainsi que sa bande de comédiens parmi lesquels Elodie Fontan, Julien Arruti ou encore Tarek Boudali enchaînent les gags. Sans oublier les présences exceptionnelles des  acteurs Nathalie Baye et Didier Bourdon.

Un record pour La Belle et la Bête outre-Atlantique

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La version live du film d’animation La Belle et La Bête avec notamment Emma Watson est sorti aujourd’hui en France et sera comptabilisé dans les résultats du prochain box-office ! Entre temps il est déjà un succès aux États-Unis puisque avec 170 millions de dollars de recettes le long métrage signe le meilleur démarrage de tous les temps pour un mois de Mars et le 7ème meilleur démarrage tous mois confondus dans le pays. Reste à savoir si le succès sera également au rendez-vous en France.

Un dernier mot pour vous dire que la fréquentation en salle sur l’ensemble de la France est en légère hausse de +5% avec environ 3 900 000 tickets vendus.

A bientôt les p’tis fous !