[CRITIQUE] De Plus Belle : Tout ce que touche Florence Foresti se transforme en or

On a connu la Florence Foresti souriante, amusante, espiègle mais aujourd’hui c’est dans un rôle à contre-emploi qu’on retrouve l’humoriste et une fois encore, elle nous prouve que tout ce qu’elle entreprend est un succès et celui-là c’est peut-être même le plus beau. Le cancer de Lucie n’est plus qu’un lointain souvenir sauf que maintenant il faut apprendre à vivre, à s’amuser, à rencontrer du monde sauf qu’elle a perdu toute confiance en elle. Jusqu’au jour où elle rencontre un certain Clovis qui va bouleverser son quotidien de par son charme mais également son trop plein d’assurance. Et avec l’aide de Dalila, une prof de danse un brin exubérante, Lucie va réapprendre ce qu’est de vivre mais surtout de s’aimer et de s’accepter telle qu’on est.

Un magnifique message d’amour

Au-delà du film, de ses acteurs et de son histoire, De Plus Belle c’est avant un message universel d’amour et d’acceptation. Même que l’on soit malade ou non, le film est là pour nous rappeler constamment qu’il faut s’aimer tel quel et si on est malade alors oui on reste belle, on reste forte et il faut croquer la vie à pleine dent. Ses dialogues, ses situations et cette représentation de cabaret pour clore ce film est un cri d’amour à toutes celles qui doutent, qui ne s’aiment plus et qui ont peur. Parce que dans le film, Lucie a simplement peur de vivre, peur d’essayer, d’oser. Oser aller en soirée, oser avoir une relation avec un homme ou tout simplement oser de changer de coupe de cheveux sans avoir à s’inquiéter de savoir ce que va penser sa mère.

Un duo plein de charme

Ca pouvait paraître étonnant aux premiers abords de découvrir Florence Foresti dans un rôle dramatique. Loin de ce qu’elle avait pu nous proposer auparavant, c’est un véritable défi pour elle puisqu’elle se met à nu – au sens propre comme au sens figuré, sans artifices et tout en émotion sans tomber dans le 100% pathos. Et bien c’est un pari réussi et une nouvelle corde à son arc. Mais y a-t-il encore quelque chose qu’elle ne sait pas faire ? That’s the question !

D’ailleurs c’est même elle qui a soufflé à la réalisatrice le nom de Matthieu Kassovitz et quelle bonne idée qu’elle a eu là ! A eux deux ils forment un duo bourré de charme, tout en timidité et humour (le passage du télé-achat est hilarant) et ce qui nous permet de découvrir une autre facette de l’acteur qui lui réussit plutôt bien. Sans trop prendre de place, il insuffle délicatement un joli côté romantique au film.

D’ailleurs même tous les seconds rôles excellent et apportent chacun ce petit plus notamment Jonathan Cohen qui enchaîne les petits rôles de qualité si bien qu’on ne peut que tomber sous son charme et son humour ravageur (mais à quand un premier rôle bordel de crotte ?)

Anne-Gaëlle Daval réussit le pari d’offrir un film avec une Florence Foresti à contre-emploi, utile et qui fera inexorablement du bien autour de lui. Un hymne à la vie, à la femme et à toutes ces femmes qui se battent quotidiennement, soyez fières et soyez belles.

[ACTU] Ce qu’il faut retenir de l’actualité ciné cette semaine

Cette semaine d’actu a été marquée par le trailer spectaculaire du prochain Pirates des Caraïbes, Worl War Z 2 qui n’a plus de date de sortie, une b.a d’un remake signé Sofia Coppola, Florence Foresti dans un rôle en contre-emploi, le retour de Mary Poppins qui se présice et un Star Wars Land en 2019 à Orlando.

 

Embarquement immédiat

Après une première bande-annonce fin 2016 quelque peu alléchante, un nouveau trailer a été dévoilé à l’occasion du Superbowl (évvènement sportif très très suivi aux États-Unis) dimanche dernier, le temps d’un spot télé promotionnel. Dans cette succession d’images on découvre les acteurs charismatiques Orlando Bloom et Johnny Depp; le tout sur fond musical de Ain’t No Grave” de  Johnny Cash. Pirates des Caraïbes : La Vengeance de Salazar sera à suivre sur nos écrans dès  le 24 Mai prochain.

World War Z 2 pour 2018 ou 2019 ?

World War Z

Annoncé pour Juin 2017, World War Z 2 a été déprogrammé du calendrier de sortie de films par le distributeur Paramount. En cause le retard pris par le tournage (qui n’a toujours pas débuté) et dû en grande partie à  des changements impromptus de scénaristes et de réalisateurs. Le film était pourtant à l’origine prévu pour 2013. Concernant la réalisation David Fincher (Seven) est clairement pressenti et semble emballé par le projet. La Paramount devra donc prendre une décision pour l’avenir de ce long métrage. A noter que Brad Pitt serait toujours de la partie.

Une nouvelle héroïne solitaire

Le sixième film de la réalisatrice Sofia Coppola se dévoile dans une bande-annonce. Il s’intitule  The Beguiled et se place comme le remake du film Les Proies sorti en en 1971 avec en son temps l’acteur Clint Eastwood (essentiellement réalisateur aujourd’hui).  Au casting Nicole Kidman tient le premier rôle en se glissant dans la peau d’une directrice en proie à la solitude et éduquant de jeunes filles dans un lieu immense et géographiquement isolé. Sofia Coppola a pour habitude de mettre en lumière des héroïnes solitaires comme dans son film Virgin Suicides notamment.  La bande-annonce nous dépeint un thriller rappelant le film d’horreur Les Autres d’Alejandro Amenabar. Le film pourrait être présenté au prochain Festival de Cannes.

Florence Foresti méconnaissable

Dans le nouveau film à venir De Plus Belle l’humoriste défendra un des premiers rôles avec notamment Mathieu Kassovitz. C’est le premier rôle dramatique pour l’actrice. Si l’on en croit les premiers extraits ce nouveau registre de jeu semble bien lui convenir également.  Ainsi on lit bien sur son visage la femme meurtrie recherchant une renaissance. Bien loin de ses habituelles facéties Florence Foresti devrait nous étonner dès le 8 Mars en salles obscures.

Mary Popins Returns

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La nounou la plus célèbre du cinéma reprend du service avec le début du tournage de Mary Popins Returns en Angleterre. Le réalisateur Rob Marshall sera aux manettes du film et dirigera un casting d’acteurs ambitieux. Ainsi Emily Blunt (Mary Poppins), Meryl Streep,  Colin Firth et Lin-Manuel Miranda seront présent. On notera également le retour  de Dick Van Dyke dans un nouveau rôle après sa participation au premier film. Sortie pour Noel 2018.

Cette suite se déroulera 20 ans après les événements de l’opus original, soit dans les années 1930, comme dans les romans de P.L. Travers. Michael et Jane Banks sont désormais des parents (interprétés par Ben Whishaw et Emily Mortimer) qui ont besoin d’un coup de main de Mary Poppins pour canaliser leurs bambins.

La Force pour tous !

Star Wars Land

Disney a annoncé cette semaine la création d’un univers dédié exclusivement à Stat Wars au sein de son parc Disney à Orlando en 2019. Star Wars Land devrait s’étendre sur plus de cinq hectares et bien sûr tout sera fait pour une immersion totale du public dans cet univers galactique. Il sera possible de « piloter » le vaisseau mythique de Star Wars le Faucon Millénium et cela constituera l’attraction phare de tout cela. Pour le moment rien de tel prévu à Dysneyland Paris si ce n’est la refonte de l’attraction Star Tours et Space Mountain qui seront clairement « aux couleurs de Star Wars ».

D’autres news Dimanche prochain ! 

[CRITIQUE] A Fond : Une comédie à 100km/h

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Nicolas Benamou abandonne la bande à Fifi pour se lancer dans une nouvelle comédie déjantée en compagnie d’humoristes comme José Garcia, Caroline Vigneaux, Jérôme Commandeur ou encore Florence Foresti. Tiré d’une histoire vraie, celle de Tom, sa femme enceinte, ses deux enfants et son père qui embarque pour la route des vacances dans leur monospace tout neuf et 100% moderne. Un trajet qui n’est pas de tout repos surtout quand le régulateur de vitesse décide de faire des siennes et que la voiture soit bloquée sur l’autoroute à… 160km/h !

Habile mélange de comédie et d’action

Même si le noeud de l’action se met un peu lentement en place, une fois embarqués dans cette course folle autant dire qu’on a pas le temps de s’ennuyer. Nicolas Benamou arrive à allier comédie et action dans un espace assez restreint et sur une durée plutôt courte (les 1h30 défilent à une allure folle). Chaque acteur apporte sa touche personnelle et quel plaisir d’avoir André Dussollier, sa fraicheur et son humour font mouche dans le film avec son rôle de grand-père éternel adolescent. On oubliera pas Vincent Desagnat qui semble donc un habitué de Nicolas Benamou et qui le lui rend bien (Vincent Desagnat je t’aime) sans compter la petite apparition de Florence Foresti et Jérôme Commandeur en concessionnaire automobile sans scrupule.

Tout ce petit beau monde cohabite plutôt bien dans ce film et nous offre de belles scènes de rigolade avec notamment l’autre conducteur fou qui se met en tête de poursuivre Tom après qu’il ai littéralement arraché sa portière.

L’autre point fort de ce film est sans aucun doute sa mise en scène. Impossible de s’ennuyer tant cette situation aussi rocambolesque que dangereuse nous tient en haleine jusqu’à son dénouement. On aurait pu s’attendre à un certain ennui sachant que trois quarts du film se déroule dans la voiture mais au contraire, Nicolas Benamou arrive à nous surprendre, à nous faire rire et à parfois même nous émouvoir !

Dans A Fond, on retrouve la folie de Nicolas Benamou associé à un casting haut en couleur pour notre plus grand plaisir ! Comédie réussie !

Ma note : ★★★★

[CRITIQUE] La Folle Histoire de Max & Léon : Un passage du petit au grand écran réussi !

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Passer du petit au grand écran n’est pas forcément chose aisée et pourtant, le Palmashow composé de David Marsais et Grégoire Ludig arrivent à faire la transition avec une facilité assez déconcertante. En tentant d’échapper à la Seconde Guerre mondiale, Max & Léon, deux amis d’enfances un brin feignants finissent par devenir des agents doubles et les conseillers en communication pour les allemands.

Un petit vent de fraîcheur vient de souffler cette semaine avec cette première comédie du Palmashow (ainsi que le premier film de Jérome Commandeur : Ma Famille t’adore déjà) avec ses faux airs de La Grande Vadrouille, le duo comique qui avait l’habitude de nous régaler à la télévision réitère avec une comédie pas forcément parfaite mais aux gags drôles et piquants à souhait.

Des guests cinq étoiles

David Marsais et Grégoire Ludig peuvent même se targuer d’avoir une pluie de guests dans leur premier film avec une Florence Foresti hilarante, Kyan Khojandi, Jonathan Cohen (aka Serge le mytho), Baptiste Lecaplain, j’en passe et des meilleures. Sans compter la caution féminine du filme en la personne d’Alice Vial totalement resplendissante dans le film.

Et puis surtout, et avant tout, on retrouve le Palmashow qu’on affectionne tant. Drôle, décalés, sans filtres avec en prime, un film et un scénario qui leur ressemble. Du Palmashow tout craché quoi mais avec une ambition cinématographique plutôt intéressante et assez bien réussie.

Une belle aventure rocambolesque

Aussi barrée et improbable que peut être cette comédie, on se laisse facilement entraîner avec ces deux joyeux lurons dans leur épopée qui vont les emmener jusqu’à Londres, sur le Front, bref partout sauf où ils veulent réellement aller, chez eux. Bien loin d’être une simple succession de gags en tout genre, La Folle Histoire de Max & Léon s’inscrit bel et bien parmi les comédies dont les sketchs risquent de devenir cultes (notez le sitcom avec Kad Merad et une parodie hilarante de Carglass).

La Folle Histoire de Max & Léon réunit tous les ingrédients pour nous offrir en cette fin d’année l’une des comédies les plus réussies. Un vrai petit rafraichissement et un premier film au sommet, moi je dis vivement le prochain !

Ma note : ★★★★

Comme des bêtes : Un film au poil !

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Nos amis les bêtes ont décidé d’investir nos grands écrans cette année. Après l’excellent Zootopie, le nouveau film d’Illumination Entertainment nous propose le contrepied. Dans un univers 100% humain, que peuvent bien faire nos chers animaux de compagnie en notre absence ? Et à vrai dire on s’est déjà tous posé cette question. Alors place au spectacle avec Max, Duke, Chloé et leurs amis. Mais c’est sans compter sur Pompon, un petit lapin aussi mignon que machiavélique.

Premier constat, chaque animal et chaque race est respectée quant à ses codes, sa façon d’agir ou de parler, bref rien n’est laissé au hasard et ça fait plaisir. Le rendu visuel est vraiment pas mal même si on est pas encore au niveau d’un Pixar ou d’un Dreamworks mais c’est tout à fait respectable mais ce qui nous emporte c’est le scénario.

Des gags à la chaîne

Au lieu de nous plonger directement dans l’histoire, les créateurs préfèrent commencer le film avec une série de gags séparés pour chacun des animaux. Des sketchs d’une qualité irréprochable tellement ils sont comiques et parfois aux antipodes de l’animal en question (on appréciera le chien de bonne famille qui se déchaîne sur du hard rock). S’en suit une véritable course-poursuite à travers tout New-York avec des gags à la chaîne, certes plus ou moins égaux en qualité mais on se laisse emporter par ces animaux plus attachants les uns que les autres.

Alors qu’on aurait pu avoir un film gniangnian à souhait, Chris Renaud et Yarrow Cheney ont préféré rajouter un peu de piquant avec ce groupe d’animaux rebelles et en colère contre la race humaine mené par Pompon, certainement l’animal le plus mignon de ce film bien qu’un brin machiavélique et un petit peu perché. D’ailleurs on croirait que Willy Rovelli a été taillé pour ce rôle (enfin cette voix) !

Un sujet captivant

Le film évoque également avec finesse et légèreté l’abandon des animaux. Un sujet important, surtout en cette période d’été. Que ce soit Duke ou encore Pompon, on ne peut qu’être touché par ces animaux et même si l’une des scènes de fin est prévisible, il n’empêche qu’on est obligé d’y laisser sa petite larme.

Et enfin quel final ! Tout en délicatesse et en poésie, à tel point qu’on en ressort en aimant encore plus nos animaux de compagnie.

Comme des bêtes nous prouve une nouvelle fois que les films d’animations ont encore de beaux jours devant eux. Et tandis que certaines valeurs sûres comme L’âge de glace commence à s’essoufler, ce genre de film nous offre une véritable bouffée d’air frais et vivifiante. A voir autant pour les petits que pour les grands qui riront à gorge déployée.

Ma note : ★★★★