[CRITIQUE] Split : James McAvoy réalise la performance de l’année

Après avoir caracolé au box-office outre-Atlantique, M. Night Shyamalan risque bien de réitérer ce petit exploit chez nous et pour cause, Split, son dernier film signe définitivement le retour du réalisateur de Sixième Sens dans la cour des très grands. Kevin a 23 personnalités distinctes, certains plus pacifiques que d’autres sauf qu’un jour, l’une des plus redoutables se réveille et prend les commandes pour kidnapper trois jeunes filles dans un but bien précis et qui cache une autre réalité qui effraie au plus haut point sa psychiatre, le docteur Fletcher.

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Un thriller au sommet

Il était temps que M. Night Shyamalan revienne derrière la caméra. Après quelques années de galères jonchées de films à la qualité n’arrivant pas à égaler celle de Sixième Sens et Incassable, il semblerait que le réalisateur ai repris du poil de la bête et nous propose un audacieux thriller dont la bande-annonce diffusée en juillet dernier laissait présager quelque chose de grandiose, et on avait pas tort.

Dès les premières minutes, M. Night Shyamalan installe le climat. Pas le temps de respirer on est emporté avec les trois jeunes filles dans ce qui va s’apparenter à un enfer. Retenues en captivité, elles vont découvrir au fur et à mesure que Kevin est bien plus complexe qu’il n’y parait. Barry, Patricia, Dennie, Hedwig… Autant de personnalités que de traits de caractère qui n’ont rien à voir les unes les autres et qui montrent la complexité de ce personnage. Split c’est également la plongée dans un univers aussi fascinant qu’effrayant qu’est les Troubles Dissociatifs de personnalité. D’ailleurs l’une des parties les plus intéressantes du film est la conférence que tient la psychiatre Dr Fletcher concernant les capacités de l’humain à pouvoir changer son métabolisme, fascinant.

James McAvoy, troublant et terriblement convaincant

L’acteur écossais de 37 ans peut se targuer d’avoir réalisé ce qui est peut-être la plus incroyable performance de sa carrière. Même si les 23 personnalités de Kevin ne sont pas présentes à l’écran, celles qui sont représentées sont jouées à merveille par James McAvoy. Loin de jouer simplement différents personnages, il se plonge dedans à un tel point que chaque trait de visage change selon le personnage, la posture, la voix et même le regard. Des transformations que la caméra de M. Night Shyamalan capte à merveille et a de quoi nous faire frissonner. D’ailleurs la fin du film est clairement là où James McAvoy dévoile toute l’étendue de son talent, peut-être un futur oscarisé qui sait ?

L’autre surprise de ce film est la prestation de Anya Taylor-Joy, jeune fille en marge de la société, discrète mais qui fera tout pour arriver à s’en sortir. Une très belle prestation qui lui prédit une jolie carrière, dommage que M. Night Shyamalan n’explore pas plus son rôle et son passé en écho à celui de Kevin.

Enfin pour ceux qui ont vu le film et qui n’ont pas compris le caméo de fin de Bruce Willis, il faudra tout simplement revenir quelques années en arrière puisque Split fait tout simplement écho à Incassable. Malin le Shyamala, jusqu’au bout !

Avec Split, M. Night Shyamalan signe un retour en grandes pompes de sa caméra et son talent tandis que James McAvoy se met en danger comme jamais dans un rôle de complexité immense mais dont il arrive en faire ressortir le meilleur. Un chef-d’oeuvre !

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Resident Evil The Final Chapter : La saga finit comme elle a commencé… moyennement

Décidément les adaptations de jeux vidéos ce n’est vraiment pas ça. Après le très moyen Assassin’s Creed, c’est désormais au tour de la célèbre saga Resident Evil de tirer sa révérence dans ce sixième et dernier opus où on retrouve notre héroïne Alice, obligée de retourner là où tout a commencé, dans le Hive à Racoon City où se trouve l’antidote qui pourrait guérir le monde de ce virus. Mais c’est sans compter sur Umbrella Corporation qui va tout tenter pour l’éliminer une bonne fois pour toute.

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Un scénario trop faible

Pour son ultime bataille, Alice va encore devoir affronter de puissants ennemis sans compter les zombies et créatures volantes qui ponctueront son aventure. On déplora dans ce sixième opus un manque cruel de profondeur dans ce scénario dont certaines incohérences sont assez évidentes, notamment le début du film qui ne correspond pas à la fin du cinquième opus ou le final et son twist raté et totalement incompréhensible et illogique. Sans compter un surplus de casting assez inutile sachant qu’on sait pertinemment qu’il n’en restera aucun. 

Heureusement que le film se rattrape au niveau visuel. Les paysages d’apocalypse sont à la fois superbes et effrayants. Les zombies sont assez bien réussis même si les créatures volantes semblent faire un petit peu tâche dans ce paysage, sachant qu’en plus on ne les aperçois qu’en début et fin de film. On déplora également une caméra qui se veut aussi vive que l’action du film et qui n’arrive qu’à nous filer une migraine. 

Il était temps que Resident Evil tire sa révérence et laisse place aux jeux vidéos qui sont de bien meilleures qualités. L’idée était là mais la réalisation a du mal à suivre si bien qu’on sent que la saga était en bout de souffle. Seule constante de l’histoire, elle se terminera de la même manière qu’elle a commencé, c’est-à-dire moyennement.

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Don’t Breathe : Plus thriller que film d’horreur

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Ne vous fiez ni au titre, ni à sa catégorisation en tant que « film d’horreur » ni même à l’interdiction aux moins de 16 ans. Parce qu’après la débandade de films d’horreurs plus mauvais les uns que les autres, Don’t Breathe avait toutes les cartes en main pour suivre Morgane, Blair Witch et compagnie dans la catégorie des films d’horreurs rapidement oubliés. Sans compter cette phrase d’accroche en haut de l’affiche : « Le meilleur film d’horreur américain des 20 dernières années » aka la phrase qu’on nous a sorti à chaque film d’horreur. Et pourtant, les apparences sont parfois trompeuses. Parce que derrière ses allures de film d’horreur de bas étage, Don’t Breathe s’avère être plutôt efficace.

Quand un trio de jeunes voleurs rêvant d’évasion en Californie décident de dérober une petite fortune cachée dans la maison d’un ancien militaire rendu aveugle par un éclat d’obus et dont la fille est décédée, ils ne sont pas préparés à la nuit d’horreur qu’ils vont vivre et le vieillard, bien qu’aveugle, s’avère bien plus dangereux qu’il n’y paraît. A vrai dire, ce film réalisé par Fede Alvarez (à qui ont doit le plus ou moins réussi Evil Dead en 2013) s’apparente plus à un thriller psychologique qu’à un film d’horreur à proprement parlé.

Le décor, un personnage à part

Ici l’action s’installe dans la ville de Détroit et c’est loin d’être un choix anodin parce qu’avec ses usines désaffectées, ses maisons en ruines et ses rues fantômes, cette ville est l’endroit idéal pour n’importe quel film d’horreur. Mais au-delà du décor glaçant, Détroit c’est avant tout le reflet de la société et le reflet de ces trois jeunes qui ne sont pas méchants, juste coincés dans une misère sociale et économique et dont la Californie semble être la solution. Une première partie de film plutôt intéressante qui installe l’intrigue rapidement pour finalement foncer dans le feu de l’action dans la deuxième partie du film qui se déroule dans la maison du vieillard.

Même l’intérieur de cette maison vide de toute vie rappelle Détroit dans ses moindres détails. L’effet poussiéreux, silencieux, les murs délavés et les vieux parquets qui grincent. On y est, on flippe, on sait que quelque chose va arriver mais on ne sait pas quoi (enfin si vous avez vu la bande-annonce vous savez) et c’est là qu’Alvarez joue avec nos nerfs pendant ces 1h29. Aucun moment de répit n’est laissé au spectateur ni même à ses personnages coincés dans cette maison qui paraît soudainement aussi immense qu’étriquée.

Un scénario qui tient debout (pour une fois)

Au fur et à mesure, le spectateur comprend vite que cette maison est loin d’être banale, tout comme son occupant et le secret qu’il cache. Il n’y a pas que l’argent qu’il protège (quoiqu’un peu quand même) mais quelque chose de bien plus inquiétant et une fois que les protagonistes le découvre en même temps que le spectateur, franchement soyons honnêtes, on reste sur le cul. Sans compter les moults rebondissements qui vont en découler. Ce qui permet aussi au spectateur de prendre part. Doit-on être pour les voleurs ou pour le volé ? Après tout si ces jeunes n’étaient pas rentrés, rien de tout cela ne serait arrivé.

Un scénario solide, bien ficelé qui dessert un réalisateur talentueux qui nous offre des plans différents à tout va, jouant sur le suspens, la peur mais aussi le noir. Parce qu’en plus de l’handicap du vieillard, les scènes où nos protagonistes sont plongées dans le noir vous feront bien sursauter une ou deux fois. Quelques petites incohérences persistent malgré tout et franchement s’ils avaient été malins, ils s’en seraient sortis indemnes je vous l’assure.

Parmi les nombreuses daubes en matière de film d’horreur qu’on nous a servit cette année, Don’t Breathe arrive à tirer son épingle du jeu en nous proposant un film qui joue avec nos nerfs, nous empêchant parfois même de respirer.

Ma note : ★★★★★

Pyramide : Claustrophobes s’abstenir

374179Cocorico le réalisateur de ce nouveau film d’horreur est français ! Gregory Levasseur a notamment réalisé l’excellent La colline a des yeux ou encore Mirrors. Puis il y a eu Piranha 3D et c’était le début de la fin. Dans Pyramide, c’est une bande d’explorateurs qui partent dans une nouvelle pyramide unique en son genre, unique dans sa construction mais également dans son contenu qui est bien plus dangereux qu’ils ne le pensaient. Lire la suite de « Pyramide : Claustrophobes s’abstenir »

Vu au cinéma: The baby

503901Réalisé parMatt Bettinelli-Olpin & Tyler Gillett
Avec : Allison Miller, Zach Gilford, Sam Anderson…
Genre : Epouvante, Horreur

Le Spitch : Suite à une soirée bien arrosée lors de leur lune de miel, deux jeunes mariés doivent gérer une grossesse survenue plus tôt que prévu. Alors que le futur père choisit d’immortaliser les neuf mois à venir en filmant sa femme, il découvre que celle-ci adopte un comportement de plus en plus inquiétant, témoignant de changements profonds aux origines à la fois mystérieuses et sinistres…

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Vu à la télé : Trouble Jeu

ImageRéalisé par : John Polson (Fringe, Mentalist, Body of Proof…)
Avec : Robert de Niro, Dakota Fanning, Famke Janssen…
Genre : Thriller, Epouvante-Horreur

Le Spitch : Le docteur David Callaway, récemment veuf, essaie désespérément de renouer le contact avec sa fille de neuf ans, Emily, après la mort tragique de sa femme.
Après plusieurs mois de traitement psychiatrique avec le docteur Katherine Carson, une des anciennes étudiantes de David, Emily semble réussir à vivre avec le traumatisme, et semble prête à redémarrer une nouvelle vie.
David, son père, décide de quitter New York pour une petite ville pour solidifier leur rapport père fille. Mais les choses tournent au sinistre quand Emily se crée un ami imaginaire effrayant et maniaque, Charlie, qui adore jouer à des jeux macabres. Les amis imaginaires peuvent parfois paraître si réels…

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Sharknado

Mise en page 1Réalisé par : Anthony C. Ferrante
Avec : Ian Ziering, Tara Reid, John Heard…
Genre : Science-Fiction, Horreur

Le Spitch : Un ouragan s’empare de Los Angeles. Des milliers de requins s’abattent sur la ville et terrorisent la population. Fin, un surfer également propriétaire de bar, accompagné de ses amis Baz et Nova, part à l’aventure afin de sauver son ex-femme April et leur fille Claudia…

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Carrie, La Vengeance (2013)

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Réalisé par : Kimberley Peirce (Stop Loss, The L World, Boys Don’t Cry)
Avec : Chloë Grace Moretz (Kick-Ass 1 & 2, Laisse-Moi Entrer, Dark Shadows), Julianne Moore (Crazy, Stupid, Love; Le Monde Perdu : Jurassic Park)…
Genre : Epouvante, Horreur

Le Spitch : Timide et surprotégée par sa mère très pieuse, Carrie est une lycéenne rejetée par ses camarades. Le soir du bal de fin d’année, elle subit une sale blague de trop. Carrie déchaîne alors de terrifiants pouvoirs surnaturels auxquels personne n’échappera…

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