[CRITIQUE] Le Manoir : Vous avez dit drôle ?

Sorte de Scary Movie à la française, Le Manoir ne déchaîne pourtant pas les foules dans les salles obscures. Pourtant tout était là pour que le film fasse un carton : un scénario pas trop mauvais et surtout une pléiade de Youtubeurs et Youtubeuses rassemblant à eux seuls près de 10 millions d’abonnés. Malheureusement avec quelques têtes d’affiches ne suffisent pas à faire un bon film. Le premier film de Tony T Datis à plus les allures d’un bon délire entre potes… qui aurait dû rester entre potes.

Qu’est-ce qu’on doit retenir de ce film ?

That’s the question ! On zappera tout d’abord la scène d’ouverture d’une nullité assez affligeante et qui n’effrayerait même pas une mouche. Malgré tout au fur et à mesure le réalisateur arrive à installer de temps à autre un petit climat anxiogène, merci au manoir et à sa forêt aux alentours. Les Youtubeurs et Youtubeuses qui composent le casting sont bien sympas mais ça s’arrête là. l n’y a aucun vrai jeu d’acteur – à moins que vous considérez crier et pleurer à tout bout de champ comme un jeu d’acteur, même les différentes personnalités de chacun des protagonistes étaient assez intéressantes à exploiter.

Le scénario s’essouffle rapidement et si on est un peu malin on a vite compris qui se cache derrière tout ça, à quelques subtilités près je vous l’accorde. Les gags sont très inégaux dans leur qualité. Alors que certains sont à mourir de rire, d’autres sont d’une lourdeur assez conséquente (expliquez-moi ce qu’il y a de drôle de pendre quelqu’un par ses bijoux de famille). Le tout ne manque cependant pas de rythme il faut l’admettre mais le pourcentage lourdeur de ce film avoisine vite les 100%. On cherche le côté drôle, on attend toujours le côté « horrifique » à part quelques gouttes de sang par ci par là, Le Manoir ne casse pas trois pattes à un canard.

Alors que faut-il réellement retenir du film ? Tout d’abord que c’est la fête du cinéma donc si vous voulez éviter de payer plein pot pour ce film c’est le moment et surtout qu’on comprend mieux pourquoi certains films ne sont pas montrés à la presse avant leur sortie.