Carnage chez les Puppets : Puppets on fire

L’OCNI (objet cinématographique non identifié) de la semaine est bel et bien ce drôle de long-métrage pondu par Brian Henson. Dans un Los Angeles où humains et marionnettes qu’on appelle Puppets cohabitent difficilement, une policière et son ancien partenaire reconverti en détective privé après une bavure policière sont obligés de refaire équipe alors que toute la bande du « Happytime Gang » – un show télévisé très populaire à une certaine époque – se font décimer un par un.

Un film pour enfant ? Certainement pas ! Avec « Carnage chez les Puppets », Henson pousse le curseur wtfesque à son paroxysme, se permettant les frasques les plus folles à travers ses marionnettes – bonjour la vache qui se fait branler par une pieuvre (oui vous avez bien lu) –  tout en pouvant compter sur une Melissa McCarthy au top de sa forme. Du trashy en veux-tu en voilà et si ces marionnettes ne vous sont pas inconnues, c’est qu’on les a déjà vu dans un programme aux antipodes de ce film : Sesame Street. Un clin d’œil qui a en a fait bondir plus d’un mais revenons à nos moutons – ou plutôt nos marionnettes -. Avec un scénario plutôt solide (même si très classique), « Carnage chez les Puppets » s’amuse surtout de son étiquette trash et vulgaire qu’il s’est donné et qui a au moins le mérite d’être assumé à 200%.

Certains y resteront totalement insensible, d’autres adoreront la folie qui se dégage du film. Ça ne vole jamais très haut mais il n’en a jamais la prétention et avec son film, Henson peut se permettre toutes les folies quitte à ce que le curseur vole bien au-dessus de l’échelle du politiquement correct. Est-ce qu’on aurait pu faire ça avec des humains ? Probablement. Est-ce que ça aurait été aussi drôle ? Probablement pas.

Dites adieu à vos adorables souvenirs des marionnettes, Brian Henson et son « Carnage chez les Puppets » aura réussi à vous souiller l’esprit et à faire fonctionner vos zygomatiques. Un véritable carnage en bonne et due forme.

Carnage chez les Puppets de Brian Henson. Avec Melissa McCarthy, Elizabeth Banks… 1h32
Sortie le 19 septembre 

[CRITIQUE] SOS Fantômes : L’idée est là mais la réalisation ne suit pas

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SOS Fantômes est certainement l’un des films qui a subi le plus gros bashing de cette année (avec Suicide Squad, Batman V Superman & cie…) alors forcément, quand on voit débarquer sur nos écrans un reboot du célèbre Ghostbusters avec à sa tête un quatuor de jeunes femmes, il y a de quoi se poser des questions. Alors, est-ce que cette version 100% féminine est si terrible que l’annonçait les critiques ?

C’est pas la joie certes, mais ce n’est pas la plus grosse catastrophe de cette année. Le problème de ce film réside dans sa réalisation. Féminiser le casting et bousculer les codes de ce classique était plutôt une bonne idée, n’en déplaise aux nombreuses critiques qui ont fustigé le film pour cette idée. Le casting qui compose ce quatuor de chasseurs de fantômes tient la route avec une petite préférence pour Kate McKinnon alias la déjantée Jillian Holtzmann que je trouve vraiment excellente. L’idée d’avoir un secrétaire sexy mais totalement stupide était aussi plutôt marrante mais voilà, la réalisation ne suit pas les idées.

Un humour lourdingue et des blagues qui tombent à l’eau

Le mot qui pourrait décrire la plupart du film serait : gênant. Gênant en tout point. Du début à la fin. Quoique, au début le réalisateur est malin il nous plonge direct dans le paranormal et nous balance la célèbre chanson qu’on a tous fredonné au moins une fois dans notre vie. Malin mais pas suffisant parce que même si on se retrouve quelque peu nostalgique, le film manque cruellement de consistance. Que ce soit au niveau des dialogues qui se veulent drôle mais qui retombent aussi vite qu’un soufflé

Le girl power est là certes mais mal exploité si bien que ça devient comique mais le comique gênant, celui qui nous faire rire non pas parce que c’est drôle mais parce que c’est absurde. Sans parler du secrétaire beau gosse incarné par Chris Hemsworth qui est tout aussi gênant dans ses gestes, dans ses paroles et peut-être qu’après tout ce rôle n’était aps fait pour Chris Hemsworth (voilà ce que c’est de vouloir changer de registre…).

Le film flirte toujours avec le comique et l’absurde mais n’arrive pas à transformer l’essai. Pourtant les clins d’oeil au film original ne manquent pas mais ça ne suffit malheureusement pas. Le film est bien trop léger alors qu’on s’attendait tous à un film résolument féministe, girl power et badass à souhait mais au final on se retrouve avec un petit film sympathique mais qui n’est pas du tout à la hauteur.

Alors non SOS Fantômes, ne méritait pas ce bashing international parce que soyons honnêtes, on a vu bien pire cette année (HeumBatmanHeumVSupermanHeum) mais son réalisateur est clairement passé à côté d’une bonne idée et puis on va se l’avouer, les reboot on commence un peu à en avoir marre.

Ma note : ★★★★★