[CRITIQUE] Yi Yi : L’infime et la durée

Un espace s’ouvre sans rupture, dans la lumière douce d’un matin trop grand, à l’intérieur d’une salle de mariage dont les dimensions étirées semblent déborder ceux qui l’habitent. L’air y est épais, légèrement figé, traversé de mouvements discrets que personne ne semble pressé d’accomplir. Les regards flottent, les conversations hésitent, les pas s’organisent sans urgence […]