Charlie Says : Jacques a dit Tue les gens

Cinquante ans nous séparent du massacre de Sharon Tate par la Manson Family, date-clé qui a ébranlé le tout Hollywood. Une date anniversaire qui fait également remonter une fascination macabre pour ce moment où des hippies perdus se sont fait entraîner vers la criminalité. Quelques mois après la mort de leur gourou, le sujet redevient d’actualité, et après la sortie de Once Upon A Time In Hollywood, beaucoup de gens s’intriguent sur la réalité autour de ce culte. Si on est loin du documentaire, Charlie Says offre une retranscription assez précise de l’horreur humaine qui a opéré à la fin des années 60.

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Les lèvres rouges : morsure culte dans nos veines

La femme vampire a été pendant les années 60/70 une figure très présente dans les salles de cinéma. Que ce soit chez Jean Rollin ou dans les films de la Hammer elle a souvent été utilisée à des fins érotiques, devenant ainsi source de succès commerciaux. Pourtant, quand Harry Kümel, en 1971, se voit confier la tâche de réaliser un film du genre, il décide de délaisser l’aspect purement lubrique pour axer son œuvre sur le ressenti d’une certaine sensualité à travers une imagerie forte, plus expressionniste qu’à l’accoutumée. Le résultat de cette tentative est le culte Les lèvres rouges, un conte de fée gothique et psychologique, sombre et envoûtant.

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Zabriskie Point : la révolte par l'Amour

La révolte, sentiment ô combien difficile à faire vivre à travers un écran de cinéma, a été mise en avant à de multiples reprises pendant le Nouvel Hollywood. On pense évidemment à Dennis Hopper et son Easy Rider, jalon indiscutable de cette période et première capture véritable de cette ère du temps. S’en sont suivies des déclinaisons variées comme le très bon Macadam à deux voies de Monte Hellman et La balade sauvage de Terrence Malick. Pourtant, bien qu’il soit indéniable que ces films empruntent au vent de fraîcheur apporté par Hopper, il ne faut pas négliger l’impact de Michelangelo Antonioni qui, en 1970, a réussi à mêler les thématiques fortes de la société à son style unique dans Zabriskie Point.

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Papi Sitter : fallait bien gagner nos points intermittence

Oh et puis merde. Avant de vous parler films de patrimoine, de vous rappeler qu’il existe un cinéma avant les sorties actuelles et qu’il dégorge de merveilles, on va épurer ce qu’il y avait en salles. Pour aussi vous rappeler que quand ça réouvrira, faut aller voir La Bonne Épouse, mais faut balancer Papi Sitter aux oubliettes. L’occasion pour nous de faire un point sur toutes ces horreurs qu’on voit régulièrement et dont on parle peu et de se rappeler que le cinéma, c’est aussi une chiée de mauvais films, et que les ignorer ne les fait pas moins exister.

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La Bonne Épouse : bobonne s’en va t’en guerre

Le cinéma, c’est bien connu, c’est aussi fait pour éduquer. Nous rappeler les bonnes vieilles manières, ces automatismes perdus, et la place des genres dans la société. Qu’il est bon de se rappeler le manuel de La Bonne Épouse qui apprenait aux femmes, incapables de penser par elles-mêmes, à être de bonnes épouses dépendantes de leur mari, à faire de bons petits plats et surtout à maintenir la maison, noyau dur du foyer familial, en ordre. Surtout, qu’il est bon de se rappeler le jour où elles ont décidé de tout envoyer chier.

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Vivarium : Indéniable chute

Le cinéma a tendance à caresser le spectateur dans le sens du poil : entendez ici un film qui, même lorsqu’il sombre dans un profond désespoir, renaît de ses cendres pour y délivrer un message optimiste pour réchauffer les cœurs des spectateurs. Après tout le cinéma est là pour nous faire rêver. Le réalisateur Lorcan Finnegan prend le contre-pied absolu avec son premier long-métrage Vivarium ou comment mettre en scène la standardisation d’une vie à l’issue indéniablement fatale – bien que logique -. Déprimant vous avez dit ? Ce n’est que le début.

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Un fils: Une urgence familiale

Un fils est le premier film de Mehdi M. Barsaoui, une nouvelle surprise d’un cinéma maghrébin s’imposant à la face du monde, et dont de nombreux films ont commencé à titiller les festivals du monde entier. Papicha de Mounia Meddour en Algérie, Much Loved de Nabil Ayouch au Maroc ou Plus Jamais Peur de Mourad ben Cheikh en Tunisie. Une démonstration toute belle d’un cinéma grandissant lors de cette dernière décennie. Aujourd’hui Un Fils est la preuve qu’une nouvelle génération est bouillonnante et prête à s’exprimer. Mehdi M. Barsaoui réunit Sami Bouajila (Indigènes, Braqueurs) et Najla Ben Abdallah, connue pour avoir jouer dans des séries locales.

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La communion : le chemin de la rédemption

Si la Pologne est un pays connu pour sa piété, son attachement à la chrétienté traditionnelle, son cinéma semble quant à lui s’emparer de cela pour y apporter une pointe de modernité. La communion, nouveau film de Jan Komasa nommé aux derniers Oscars dans la catégorie meilleur film international, en est un bon exemple. Le cinéaste se base sur des faits réels en mettant en avant l’histoire d’un jeune, ayant tué quelqu’un au cours d’une rixe, qui finit son éducation au cœur d’un centre éducatif fermé. Là-bas, il se trouve une vocation et veut devenir prêtre mais, à cause de son casier judiciaire, les portes du séminaire lui sont fermées. Dans on objectif de réinsertion, il se retrouve dans un petit village où il parvient à se faire passer pour un curé. Son mensonge l’entraîne dans un engrenage terrible.

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Nuits Blanches : amour pur et tristesse profonde

Adaptant la nouvelle éponyme de Dostoïevski, Luchino Visconti livre avec Nuits Blanches un film romantique dans lequel deux visions de l’amour s’opposent, l’une portée par le charme de Marcello Mastroianni, l’autre par la beauté candide de Maria Schell. Le cinéaste italien continue alors de se détacher du néo-réalisme, mouvement dont il est à l’origine, avec cette œuvre déchirante, finalement peu reconnue, qui rappelle tout son pouvoir de conteur.

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Le Château Dans Le Ciel : bien avant l’ambulant, le rêve éveillé

Ghibli. Un nom qui résonne dans le cœur de tous les enfants de 30 et 40 ans (voire plus, voire moins !), eux qui ont grandi avec les métrages du studio d’animation, vécu ces émotions avec panache, et vouent à leurs auteurs un culte bien mérité. Maintenant que Netflix s’apprête à proposer, par arrivées progressives, l’intégralité du catalogue sur sa plate-forme, on s’est donné pour mission de vous sélectionner un florilège pour vous inciter à vous jeter sur ces merveilles qui ne vous quitteront plus. 

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