The Belko Experiment : Mort en open space

Bienvenue à Belko. Merci d’avoir rejoint une entreprise moderne, où nos bureaux en open space vous permettent un vis à vis unique permettant une ambiance agréable et solidaire avec vos collègues. Des agents de sécurité bénéficiant d’une réserve d’armes vous protègent. Des puces implantées dans votre crâne vous permettent de pointer en toute sérénité mais vous garantissent également le fait qu’aucun élément extérieur ne peut pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Vous êtes isolés dans une région désertique colombienne, et rien ne peut venir perturber votre travail. Tout va pour le mieux. Oh, et si vous pouviez désormais vous entre-tuer, ça nous ferait bien plaisir et nous éviterait bien des désagréments de licenciement.

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Good Boys : l’adolescence, entre idioties et volupté

Quand on entend les noms Seth Rogen et Evan Goldberg, les sentiments d’excitation mais aussi d’appréhension se mêlent. Excitation car c’est généralement la promesse d’une comédie à toute épreuve, généralement décérébrée, qui peut nous mener au fou rire si tant est que l’on accepte le type d’humour. On oscille entre les personnages débiles (The Interview, This Is The End) avec l’humour d’adolescents défoncés à la weed obsédés par le cul. Le ton volontairement outrancier est évidemment de rigueur. Appréhension car ce même humour est, à défaut d’être toujours d’une lourdeur caractéristique, sur la sellette, à deux doigts de tomber dans le pathos sans nom, voire le toxique au vu des thèmes abordés. Sauf qu’ici, les deux drôles ne sont ni à la réalisation, ni à la scénarisation. Ils y produisent en effet deux potes, Gene Stupnitsky et Lee Eisenberg, qui opèrent ici leur premier méfait après avoir scénarisé de nombreux épisodes de The Office. Si, faisant partie de la bande, ils peuvent avoir les mêmes travers, c’est vierge de tout a priori qu’il fait s’intéresser à ce Good Boys.

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Domino : l’incapacité trop bruyante

Sept années nous séparent de la dernière proposition de Brian de Palma, Passion. Sept longues années durant lesquelles nous nous sommes interrogés sur le futur du cinéaste, et sa potentielle continuité de carrière. À l’instar d’un Paul Verhoeven qui galère depuis quelques temps à peaufiner son Benedetta faute de budget, d’un David Cronenberg qui a laissé entrevoir sa volonté d’arrêter le cinéma tant aucun investisseur ne s’intéresse à lui, le réalisateur commence à laisser frileux les producteurs, si bien que malgré son nom et sa renommée, Domino est annoncé comme un film qui ne sortira pas en salles mais immédiatement en vidéo à la demande.

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Cold Skin : le meilleur film de Xavier Gens ?

Xavier Gens, réalisateur français notamment derrière Frontière(s) et Hitman, est de retour avec Cold Skin, un film qui sort directement en DVD et VOD ce 17 juillet 2019. Cette co-production française et espagnole est portée par David Oakes et Ray Stevenson. L’histoire prend place en 1914 alors que Friend (David Oakes) accoste sur une île habitée seulement par Gruner (Ray Stevenson), le gardien de phare. Ils vont devoir cohabiter pour faire face à un danger inexplicable venu des profondeurs de l’océan.

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Yesterday : A Day in the Life pour Jack Malick

Danny Boyle, le grand réalisateur anglais notamment derrière les Trainspotting, est de retour avec Yesterday. Une fiction musicale au concept original portée par Himesh Patel, qui met à l’honneur l’héritage laissé par l’immémorial groupe Les Beatles. Une idée inédite pour un film rafraîchissant et sympathique, un film aux bonnes ondes qui va remettre de la pêche dans votre esprit en ce début d’été caniculaire.

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[ANNECY 2019] Entretien avec Félix Dufour-Laperrière (« Ville Neuve ») : Nous sommes condamnés à l’espoir

Dans la catégorie des interviews surréalistes, celle-ci risque de squatter la première place pendant un bon moment. Alors que son film Ville Neuve est présenté en compétition dans la catégorie Contrechamp, on a rencontré Félix Dufour-Laperrière. Un peu souffrant, le réalisateur a quand même répondu à nos questions avec intérêt alors qu’on s’est quand même retrouvé à faire l’interview dans le couloir du Pathé d’Annecy juste en face… des toilettes. Annecy nous réserve toujours de sacrées surprises !

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[ANNECY 2019] Ville Neuve : Valse à deux temps

Pour la première année, le plus beau des festivals aka le Festival d’Annecy a inauguré une nouvelle catégorie : Contrechamps. Une délicieuse sélection aux choix éclectiques qui montre une volonté de dévoiler une autre facette du film d’animation. Parmi cette sélection, le film de Félix Dufour-Laperrière (dont l’interview est à retrouver ici) Ville Neuve apparaît comme une véritable oeuvre expérimentale, peut-être difficile d’accès mais incroyablement poétique, liant intime et universel dans une valse sur deux temps.

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Yves : Il est temps de rompre la glace

Aujourd’hui, il suffit de dire à un objet réagissant à notre voix qu’on veut écouter une certaine musique, faire nos courses, envoyer un message à nos proches, avoir un 27° bien fumant pour notre eau de bain et le tour est joué. Aussi édifiantes pour l’humanité que sont les avancées des technologies et les intelligences artificielles, le règne de l’assistanat n’a jamais été aussi proche de son comble grinçant. Quand on n’est plus capable de sortir pour choisir trois fruits parce qu’une appli peut le faire à notre place, il y a des questions à se poser.

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[ANNECY 2019] Les Hirondelles de Kaboul : Nid douillet

À l’heure où Annecy se posait de vraies questions concernant la place de la femme dans le monde de l’animation, il était plus que bienvenue de voir le film de Zabou Breitman et et Éléa Gobbé-Mévellec en compétition. Une adaptation d’un roman dans lequel on suit le destin de Mohsen et Zunaira au coeur d’un Kaboul en ruines dirigé par les Talibans. La comparaison avec Parvana se fait forcément et force est de constater que le film rate le coche alors qu’il aurait pu être un véritable brûlot féministe.

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