Entretien avec Carlo Mirabella-Davis, réalisateur de « Swallow »

Nous avions découvert Swallow au dernier Festival de Deauville et nous avions eu un vrai coup de cœur pour ce film sensible et engagé. À l’occasion de sa venue à Paris pour la promotion du film, nous nous sommes entretenus avec son réalisateur Carlo Mirabella-Davis pour évoquer la genèse de son film mais également son rapport très fort au féminisme.

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Les Anges De La Nuit : Polar 90's, mode d'emploi

Si un changement de décennie apporte avec lui sa vague de couleurs cinématographiques, les années 90 sont bel et bien une époque à part. Côté musique, on s’enfonce dans le grunge, détruisant les années 80 et leur claviers bigarrés pour quelque chose de plus organique, plus « sale », reprenant les codes du mouvement punk éclatant les sonorités progressives considérées alors comme trop complexes à la mi-70’s. Sur grand écran, dans les thrillers et polars, on commence également à vouloir ternir les mises en scène, apporter un effet plus réaliste, plus viscéral. Une apothéose artistique qui sera atteinte avec des œuvres telles que Seven de David Fincher, Basic Instinct de Paul Verhoeven, ou encore L’impasse de Brian de Palma . Pour en dénoter l’origine, on pense forcément aux Affranchis de Martin Scorsese, mais aussi à un métrage malheureusement oublié depuis, Les Anges de la Nuit, de Phil Joanou.

Notre dame : … de la loufoquerie

En ce début de nouvelle ère, il est bon de passer le cap du gros blockbuster (coucou Maître Yoda !) et de prendre une bonne dose de drôlerie boboïsante intergalactique… car oui, nous allons vous parler de Notre dame de Valérie Donzelli. La comédienne et réalisatrice revient sur le grand écran avec une comédie romantique et merveilleuse.

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Cats : ou le souci de l’adaptation

Les Oscars est une remise de prix capable de mettre en lumière des réalisateurs dont le mérite est inexistant. Le Discours D’un Roi est par exemple le film calibré pour la compétition qui a permis à Tom Hooper de s’établir en faux faiseur de comédies musicales. Cats a surpris le monde par ses premières images proposant un anthropomorphisme douteux. Sans grande surprise, les réactions mêlaient un étonnement à un manque d’intérêt flagrant au projet initié par Amblin et Universal. Néanmoins, plus la date butoir se rapprochait plus une curiosité malsaine grandissait, celle de voir cette immondice annoncée. Mais qu’en est-il réellement ? Le réalisateur de Danish Girl accumule-t-il les projets sans envergures?

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Rendez-vous chez les Malawas : Rendez-vous en terre connue

On est passé par beaucoup d’émotions avec Rendez-vous chez les Malawas. D’abord de l’exaspération à la première vue de l’affiche qui nous laissait croire encore à une mauvaise énième comédie française, puis une lueur d’espoir en voyant le trailer qui jouait très clairement sur la parodie pour finalement être une nouvelle fois déçu en sortant de salle. La parodie c’est bien, quand elle est bien faite c’est mieux. Qu’elle nous donne pas un film pipi-caca c’est une utopie qu’on est pas prêts d’atteindre.

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I Smile Back : Faux semblants

À y regarder de plus près, le Festival de Deauville a toujours mis un point d’honneur à mettre en avant les femmes, les films de et faits par elles. La dernière édition se souvient encore d’American Woman ou Swallow mais revenons en 2015 où était présenté en sélection officielle I Smile Back, le portrait sans concessions d’une mère de famille désemparée qui n’a plus que la drogue comme seul refuge.

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PIFFF 2019, le récap !

Dans les horizons cinématographiques lisses, où chaque film à gros budget se ressemble, où les comédies ont perdu leur paire de burnes, où les choix s’estompent tellement que bientôt on nous demandera uniquement si on veut du « Disney ou Netflix » dans notre tarte aux poils, on se dit qu’on a mal au cinéma. Mais ça c’est parce qu’on fouille pas assez, les enfants ! Le cinéma de genre, véritable vétéran garant de la tentative artistique à tout prix, lui, se porte très bien, et il suffit de venir au PIFFF tous les ans pour s’en rendre compte !

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