Ema : Fire walks with her

Quatre ans après le biopic plutôt réussi qu’était Jackie, Pablo Larraín revient pour incendier nos écrans, un an après son passage à Venise. Cette fois, on quitte la pureté de la Maison Blanche et la pâleur des apparats de la veuve Kennedy pour une tornade de couleurs vives, un ouragan dansant à travers l’histoire d’Ema. Nouveau portrait de femme donc, mais un style radicalement différent.  

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[DEAUVILLE 2020] The Nest : (false) gothic romance

Le capitalisme… cet univers impitoyable. Le Festival de Deauville s’y est très peu intéressé cette année, préférant se concentrer sur des portraits d’hommes et de femmes de la petite classe et des adolescents en proie aux doutes. Mais c’était sans compter sur Jude Law qui incarne dans The Nest un ambitieux entrepreneur qui fait tout quitter à sa famille pour tenter sa chance ailleurs.

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[DEAUVILLE 2020] The Violent Heart : Let’s thrill in love

Si vous ne savez pas ce que devient Tobey Maguire, sachez qu’il produit le film dont nous allons parler: The Violent Heart. Celui-ci arrive tout juste après le ventre mou de la compétition ( Love is love is love, Giants being lonely). Une bouffé d’oxygène et pourtant un film assez classique. Présenté comme une romance, son réalisateur a très vite souhaité s’émanciper de cette structure classique. Était-ce une bonne idée de jouer avec les codes pour surprendre le spectateur?

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[DEAUVILLE 2020] Kajillionaire : Family business

Le Japon a Kore-Eda et son Affaire De Famille, la Corée a Bong et son Parasite, les États-Unis ont Miranda July et son étrange Kajillionaire. Le point commun de ces films aux abords différents ? Ces familles de galériens vivant de petits larcins et autres arnaques. À l’instar des œuvres précédemment citées, Kajillionaire joue de son ton léger, de sa maîtrise des codes de la comédie pour cacher derrière ses couches d’hilarité un véritable drame humain.

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[DEAUVILLE 2020] Shiva Baby : Journée mortifère

Jusque là, il faut dire que la joie n’était pas forcément au rendez-vous pour ce 46e Festival de Deauville. Des perspectives d’avenir peu prometteuses dans Holler, la désillusion de l’American dream dans Minari ou encore les pressions psychologiques dans The Assistant. Alors, quand une comédie arrive enfin, on ne va pas dire non à une petite bouffée d’air frais même si derrière les rires qu’il provoque, Shiva Baby est aussi un portrait de femme tiraillée par les attentes autour d’elle, les cases dans lesquelles elle devrait rentrer mais qu’elle renie une à une lors d’un rituel juif entourée de toute sa famille, ses amis… et un homme marié avec qui elle a l’habitude de coucher.

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[DEAUVILLE 2020] Love Is Love Is Love : Caméra-tricot

Surprise de la compétition de cette édition 2020, Eleanor Coppola, moins connue pour son unique métrage de fiction que pour ses épousailles avec ce cher Francis, vient présenter Love Is Love Is Love. À 84 ans, celle qui avait immortalisé l’enfer Apocalypse Now avec son excellent documentaire Au Coeur Des Ténèbres entend nous offrir une anthologie composée de trois courts-métrages, garante de trois visions de l’amour. Une heure trente plus tard, on se demande encore pour quelle raison elle a été sélectionnée par l’ami Bruno Barde.

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[DEAUVILLE 2020] Sophie Jones : Aime-moi

Les portraits de femmes ont toujours eu une place de choix dans le Festival de Deauville, que ce soit cette année avec The Assistant ou l’année dernière avec American Woman. Et c’est en compétition que l’on retrouve Sophie Jones ou l’histoire d’une jeune fille qui, pour faire le deuil de sa mère, se perd dans diverses relations sexuelles sans véritables envies ni attaches. Un film fort qui dépeint avec énormément de justesse ce qu’est la sexualité à l’adolescence, mais également l’amour et la famille lorsque l’on traverse un deuil.

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[DEAUVILLE 2020] Holler : Avenir rouillé

Si nous vous parlions du Festival de Deauville qui se fait vitrine de l’état de l’Amérique dans le documentaire Deauville et le rêve américain, il faut dire que les récits d’émancipation sont monnaie courante. D’autant plus maintenant qu’elles s’ancrent dans la politique de Donald Trump qui, durant les Présidentielles, promettait de donner du boulot à tout le monde. Désillusion absolue que l’on découvre dans Holler, premier film de Nicole Riegel.

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