The Kissing Booth 2 : Bisou carbone

Netflix sait nous proposer le meilleur, le pire et le plus générique. Au moment de la Saint-Valentin, c’était Lara Jean et ses petites lettres d’amour dans la saga À tous les garçons que j’ai aimé, aujourd’hui c’est The Kissing Booth qui connait son petit succès. Sorti il y a deux ans, le premier volet lançait l’adaptation des livres de Beth Reekles. Une romance adolescente-type qui appelait à une suite qui n’a malheureusement rien de bien original et nous prouve que les romances estampillées Netflix se ressemblent toutes comme deux gouttes d’eau.

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Les derniers jours de Monsieur Brown : Jack tombe à l’eau

En 2017, nous avions eu un énorme coup de cœur pour le premier film de Wayne Robert : Katie Says Goodbye. Au cours de la conférence de presse, le réalisateur nous annonçait une bonne nouvelle : le film fait partie d’un triptyque dont le second, Richard Says Goodbye sera porté par Johnny Depp avant un troisième volet qui réunira les deux personnages. Surprise, le film a débarqué sur Prime Video l’année dernière, et nous venons de nous en rendre compte.

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Milou en mai : éloge fun-èbre

Alors qu’il sort d’un grand succès avec Au revoir les enfants, ayant marqué son retour en France, Louis Malle enchaîne avec une comédie dans laquelle il revient sur un autre événement récent marquant de l’histoire de France. Il s’épaule donc de Jean-Claude Carrière au scénario, avec qui il avait déjà collaboré vingt-cinq ans plus tôt sur Viva Maria ! pour offrir une pure comédie sur les tourments de la bourgeoisie de province durant les révoltes de mai 68. Venant conclure la carte blanche du Festival de La Rochelle, en guise d’hommage à Michel Piccoli, il réunit les spectateurs encore trente ans après pour le meilleur, mais surtout pour le rire.

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Chained/Beloved : Complémentarité complexe

Chained et Beloved , actuellement au cinéma, sont les deux faces d’une même pièce, pensée comme un triptyque qui sera complété d’ici septembre par Stripped. À travers ces trois films, ce sont plusieurs personnages et leurs destinées qui se croisent pour dépeindre les complexités des relations autant amoureuses que familiales et plus simplement, humaines.

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Eva en août : le rayon rouge

Si partir l’été est une évidence pour grand nombre de personnes, certains décident de rester sur place, et en profitent pour faire le point. C’est là tout l’objet du cinquième long-métrage de Jonas Truebas, jeune auteur espagnol passé faire coucou au Festival de La Rochelle. Ici, il capture donc une errance estivale, le temps d’une quinzaine de jours marquée par les fêtes populaires madrilènes et les rencontres qui les accompagnent.

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Divorce Club : Fatal-isme évident.

« Le film qui va vous donner envie de revenir en salles ». Avec une telle accroche, pourquoi hésiter ? Peut-être pour les couleurs jaunes et bleues, omniprésentes sur l’affiche, qui rappellent l’apanage des pires comédies françaises (et encore, Christian Clavier n’est pas là) ? Parce qu’Arnaud Ducret, ça ne présage jamais rien de bon ? Parce que Fatal était clairement l’éclat de génie qui n’arrive qu’une fois, et qu’on s’est déjà fait méchamment berner avec Vive La France ? Tout ça, et pire encore.

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Mon ninja et moi : Cette fois c’est vraiment pas que pour les enfants

Côté animation, le Danemark n’est pas énormément desservi – même si on a eu le magnifique Tout en haut du monde – mais le pays semble se rattraper cet été avec la sortie de Mon Ninja et moi. Véritable phénomène dans son pays d’origine avec plus de 950 000 entrées, le film – au-delà d’être irrévérencieux et un brin provocateur – est une vraie bouffée d’air frais dans ses thèmes abordés.

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À l’abordage : conte d’été

Quatre ans après Contes de juillet, film venu de nulle part, résultant d’un atelier mené par le cinéaste avec les étudiants du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique, Guillaume Brac réitère l’expérience sur un vrai projet de long-métrage. À l’abordage, passé à la Berlinale, débarque donc, et apporte avec lui un vent de fraîcheur et d’été.

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Été 85 : Passions destructrices

Été 1985, le jeune François Ozon, 17 ans, lit pour la première fois La Danse Du Coucou, roman d’Aidan Chambers, qui va profondément le marquer. Ne pensant alors pas qu’il deviendrait cinéaste, il se prend au jeu d’imaginer à quoi ressemblerait sur grand écran le récit d’Henry et Barry, ces deux jeunes garçons qui vont connaître la passion, la fureur et la désolation amoureuse. 35 ans plus tard, après la carrière qu’on lui connaît, Été 85 est l’accomplissement de ce rêve d’adolescent.

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