Blonde : folie et (dés)illusion

Sans nul doute un des films les plus attendus de l’année, Blonde marque le retour d’Andrew Dominik derrière la caméra, dix ans exactement après la sortie de Cogan : Killing them softly. Le réalisateur néo-zélandais connu, entre autres, pour The Assassination of Jesse James by the Coward Robert Ford, effectue avec ce nouveau film un virage à 180 degrés et choisit d’adapter le roman de Joyce Carol Oates relatant la vie de l’actrice Marilyn Monroe. Reprenant son thème fétiche de la déconstruction du mythe, Dominik emmène son personnage principal à travers les méandres de ses traumatismes et déroule en presque trois heures la descente aux enfers de l’une des plus grandes icônes américaines pour un résultat final qui, sans être franchement mauvais, ne manque pas de laisser perplexe.

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Mourir peut attendre : Et bien écrire aussi.

Avec Daniel Craig, la saga Bond a pris de nouveaux galons, rendant quelques lettres de noblesse à son héros piétiné depuis trop longtemps, mais se voit constamment perturbée par ses propres codes, qui ne peuvent s’empêcher de revenir à l’assaut. Ces films très codifiés se voient entourés de passages obligés, qui apportent autant de charme qu’ils peuvent perturber les éléments d’intrigue. Ainsi, quand un épisode comme Skyfall suit la voie de cette nouvelle ère – qui a pour parti pris de bien lier ses films entre eux, idée salvatrice et grandement appréciée – et propose une lecture plus sombre rendant l’homme bien plus décharné, animal, dans les voies amorcées par le brillant Casino Royale, Spectre désamorce les effets, renoue avec l’aspect pulp, les gadgets à outrance, et renie les apports. À vouloir contenter les fans qui veulent voir respectés tous les aspects qu’iels ont aimé tant d’années durant, l’ère Craig a le cul entre deux chaises, et concilie, proposant de s’affranchir sans réellement le faire, et semblant toujours prendre la tension quant aux libertés qu’elle pourrait entreprendre. Mourir peut attendre, qui a la lourde tâche d’apporter une conclusion à l’arc officié autour de cette incarnation, se retrouve en somme de tous ces éléments, souvent brillant, rarement marquant, et nous rappelle un fait simple : si les films de la saga James Bond ont souvent tutoyé le bon, ils n’ont jamais réellement atteint le grand.

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À Couteaux Tirés : Jeu de mains, jeu de…

Après s’être baladé dans l’espace avec les personnages les plus iconiques de la pop culture, Rian Johnson revient en cette fin d’année dans un film aux antipodes de ce qu’il a fait il y a deux ans. Une maison, une famille, un meurtre, un enquêteur. Mais qui a bien pu tuer le patriarche Thrombey ? Un autre genre, d’autres objectifs mais un casting toujours aussi royal nous attend dans À Couteaux Tirés.

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Blade Runner 2049 : Un sequel digne de ce nom

Chaque fin d’année, Denis Villeneuve aime bien débarquer sans prévenir pour nous jeter à la figure de très bons films. Après Sicarioet Premier Contact, le revoici avec Blade Runner 2049, suite du visionnaire et culte film de Ridley Scott. Au programme, la réadaptation moderne et continuité visionnaire d’une œuvre derrière laquelle une flopée d’amateur·ices sont aux aguets. Autant dire un sacré challenge.  Lire la suite de « Blade Runner 2049 : Un sequel digne de ce nom »