Amsterdam : polar-miroir

David O.Russell, c’est un peu ce voisin sympathique, dont on aime écouter les histoires, mais qui ne nous évoque pas grand chose. Si l’on se souvient de ses films comme d’un bon moment, à l’écriture légère et agréable, on n’en retient rien, et regarder sur nos étagères les copies d’Happiness Therapy, Fighter ou encore Les rois du désert prendre la poussière nous fait remonter un sentiment d’esbroufe, la persuasion d’avoir observé un joli écrin empli de vide. Garant d’un artisanat « bien fait », O’Russell s’accompagne toujours d’un casting étoilé, bien vendu aux côtés de son image de réalisateur rare, dont chaque retour fait l’événement (Joy, le dernier en date, étant passé plus inaperçu). Avec sa promotion axée sur les mêmes artifices, Amsterdam nous promet du glamour, une enquête ambitieuse dans l’Amérique des années 30, qui nous remémore des frissons de Chinatown. Au final, on s’approche plus de Gangster squad.

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Spirale, l’héritage de Saw : on en prend d’autres et on recommence

Le torture porn, sous-genre de l’horreur qui trouve son point culminant dans les années 2000 est un objet bien étrange. Le goût pour le malaise, les cris, le plaisir de la souffrance, du sang, de laisser un faux espoir de liberté à une victime à l’agonie. La saga Saw, à la renommée mondiale auprès du public, en est la vitrine principale. Depuis 2005, elle aura utilisé tous les pièges possibles et imaginables pour martyriser un paquet d’acteur·ice·s de DTV, et liquéfier des esprits devant l’écran. Une qualité douteuse, qui tombe de plus en plus bas au fil des épisodes et patauge dans la crétinerie impériale. Après une tentative de prequel-reboot-mongoloïde avec Jigsaw, Spirale est présenté comme un spin-off, qui vient tenter de remettre un coup de projecteur sur un univers éteint. Un renouveau ou une continuité bien tâche ? 

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