Gagarine : une cité qui s’envole

Le cinéma français à ce petit quelque chose qui le rend unique, différent et passionnant. Loin d’avoir tiré sa révérence pour se morfondre dans sa redite de comédies, de visions pompeuses, de petits drames bourgeois et d’immondices éculées, il ouvre ses portes, se mute, explore des terrains variés. La jeune génération de cinéastes et d’artisan.e.s qui voit le jour est pleine de promesse, de richesse, d’envie de cinéma, de renouvellement et de talent. Le melting-pot de fresque sociale, de drame, de rire, d’exploration de genres, de surprises qui écarquillent les yeux et font un bien fou. Elle est prête à faire exploser tout son potentiel, à condition qu’on lui donne les moyens et la réussite pour le faire. Il serait donc regrettable de passer à côté de Gagarine, premier film du duo Fanny Liatard et Jeremy Trouihl. Un pari ambitieux et une bulle de poésie.

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Le Dernier voyage : la science-fiction made in France

Après de trop longs mois d’attente et une réouverture inespérée, le retour des salles prouve deux choses. Que malgré l’avis des amoureu·ses·x de la plateforme SVOD, le public est bien demandeur, qu’il aime s’assoir sur un siège obscur face à un grand écran, et que l’offre est toujours d’une variété impressionnante. Du cinéma, et seulement du cinéma. Des films pour tous les goûts, tous les publics, aux univers aussi riches que variés. Parmi les curiosités, il y en a qui sortent du lot, révèlent un talent prometteur, trouvent une réelle sympathie et forcent le respect. Parmi elles, Le Dernier voyage de Romain Quirot, de la science-fiction française qui demande beaucoup de débrouillardise et offre un beau moment d’imaginaire.

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La jetée : Memento mori

Parmi les cinéastes français peu reconnus, s’il y en a un à qui l’on peut attribuer un impact important sur ses contemporains et poursuiveurs, c’est bien Chris Marker qui, en 1962, a livré avec La jetée, court métrage de 28 minutes, l’une des expérimentations les plus singulières et magnifiques qu’il soit.

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