[CANNES 2017] Mise à mort du cerf sacré : Un film qui vous glace le sang

Le réalisateur décalé et à l’univers bien particulier de The Lobster est de retour. Si vous n’aviez pas aimé son précédent film passez votre chemin parce que Mise à mort du cerf sacré est tout aussi dérangeant que le précédent. Steven, brillant chirurgien est marié à Anna, ophtalmologue renommée. Ils vivent heureux dans une jolie demeure avec leurs deux enfants Kim et Bob. Cependant cette tranquillité risque vite d’être ébranlée par Martin, un jeune garçon que Steven a pris sous son aile et qui s’immisce petit à petit dans cette famille jusqu’à leur faire commettre l’irréparable.

Un film à la précision chirurgicale

Depuis le début le réalisateur grec divise et encore une fois avec son nouveau film présenté en compétition officielle il est loin de faire l’unanimité pourtant ce film s’avère efficace. Un côté très glacial que ce soit à l’image, les dialogues dénués d’émotions ou simplement l’environnement totalement aseptisé. Evidemment on retrouve cet humour noir très présent qui dissèque cette famille qui est en train de partir en lambeau. Le film reprend des codes de la tragédie grecque en les transposant dans une atmosphère beaucoup plus anxiogène. On comprend rapidement les enjeux de ce père de famille qui, pour sauver le reste de sa famille, doit sacrifier l’un d’entre eux après que Martin ai lancé un sort ou quelque chose dans le genre, entraînant lentement leur mort.

Colin Farell est de retour et semble toujours aussi efficace tout comme Nicole Kidman. La meilleure interprétation revenant à Barry Keoghan au regard glacial et au visage inexpressif qui a de quoi vous filer les jetons pendant toute la durée du film.

Entourés de le tout d’une mise en scène angoissante et une musique qui pourrait bien vous donner un AVC et on obtient du Yorgos Lanthimos comme on aime (ou pas) : décalé, incisif et noir.

[CRITIQUE] Les Animaux Fantastiques : Cinq ans après Harry Potter, la magie est toujours là

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C’était l’un des évènements les plus attendus de cette fin d’année. Cinq ans après avoir quitté Poudlard et Harry Potter, l’écrivaine J.K Rowling revient avec Les Animaux Fantastiques qui suit les aventures de Norbert Dragonneau, l’auteur du livre Les Animaux Fantastiques que notre sorcier à lunettes a étudié à Poudlard. Alors à quoi s’attendre avec ce premier « spin-off » ?

Un film fidèle à l’univers Harry Potter

Le film bénéficie d’un atout de taille : David Yates. A l’origine des quatre derniers Harry Potter (et accessoirement aussi le très bon Tarzan), le réalisateur arrive habilement à nous emmener dans l’univers magique d’Harry Potter. En passant par la petite musique du début, l’évocation d’Albus Dumbledore (qu’on verra dans le second volet) ou encore Grindewald. Tous les codes sont là si bien qu’on est transporté immédiatement dans cet univers magique peuplé de créatures plus fantastiques les unes que les autres.

Parlons-en de ces créatures fantastiques d’ailleurs ! Quelle prouesse visuelle, vraiment. Autant sur le plan « magie » on est peut-être un peu faiblard (moins impressionnant que ce qu’on a pu voir dans Harry Potter), autant en ce qui concerne ces drôles de créatures, c’est juste sublime à regarder. Dommage que je ne supporte la 3D sinon je suis certaine que ça doit être de toute beauté. Chaque animal a son caractère, son petit truc qui le différencie des autres et qui le rend forcément attachant.

Eddie Redmayne époustouflant (comme souvent)

Mais où va s’arrêter Eddie Redmayne ? L’un des acteurs les plus talentueux de sa génération nous offre ici une prestation digne de ce nom et digne du personnage de J.K Rowling. A la fois timide et extrêmement drôle, certains scènes sont tout simplement hilarantes. N’oublions pas ses trois autres compères : les soeurs Tina et Queenie Goldstein aussi drôles que parfois insupportables et le Non-Maj’ Jacob Kowalski touchant et maladroit à souhait. Un quator de choc qui fonctionne et nous offre par la même occasion de jolies scènes. On oublie pas la prestation de Colin Farrell qui excelle dans son rôle de gentil-pas-vraiment-gentil et surtout Ezra Miller alias Croyance, un des personnages le plus troublant et complexe du film.

Un scénario un poil simplet

Bon soyons honnêtes, si vous venez voir Les Animaux Fantastiques pour son scénario vous pouvez passer votre chemin gaiement. Rien de nouveau sous le Choixpeau, ce premier volet est plutôt une introduction à quelque chose de plus intéressant et de plus profond. Là on assiste simplement à la chasse aux animaux de Norbert Dragonneau et le pourquoi du comment des curieux évènements qui viennent dévaster petit à petit New-York. Certaines scènes sont un peu prévisibles mais au final ne gâche en rien le film qui nous prend par la main et nous fait entrer dans un monde magique enchanteur.

Avec quelques aprioris sur le film, finalement Les Animaux Fantastiques s’inscrit dans la digne lignée des Harry Potter. Et avec quatre autres films à venir (un peu beaucoup peut-être, j’ai peur qu’on perde en qualité mais bon ça reste à juger), Norbert Dragonneau risque de nous ensorceler encore un bon moment.

Ma note : ★★★★