Les évadés : au-delà du tunnel

A-t-on encore quelque chose de pertinent à dire sur Les évadés ? C’est la question qui se pose à l’orée de sa ressortie en steelbook avec disque 4K Ultra HD tant le film de Frank Darabont s’est imposé au regard général comme un monument de cinéma américain, en plus d’une des meilleures adaptations de Stephen King sur grand écran. Même si certaines personnes débattent sur la qualité réelle du long-métrage (sur ce site même, certains en parlent comme un téléfilm de luxe mais nous ne mentionnerons aucun nom), force est d’admettre que la mémoire des gens à son encontre est globalement positive et appuie un culte qui persévère encore bien des années après sa sortie. Mais que peut-on en penser actuellement ?

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[CRITIQUE] Braquage à l’ancienne : Les meilleurs choses sont parfois les plus simples

Malgré un sujet déjà vu, Zach Braff insuffle un petit truc de plus à cette comédie aux allures de film d’action (mais du troisième âge évidemment). Willie, Joe et Al, trois retraités amis depuis des années voient leur retraite partir en fumée. Bien décidés à se venger et à récupérer leur dû, ils décident de préparer l’impossible : le braquage de la banque qui les a ruinés et malgré leurs 80 ans dans les pattes, ces trois cambrioleurs amateurs ne reculeront devant rien pour arriver à leurs fins.

Non pas un ou deux… mais trois millésimes

Pourquoi on aime Braquage à l’ancienne ? D’abord pour son trio composé des plus grandes légendes du cinéma : Morgan Freeman, Michael Caine et Alan Arkin. Avec leur capital sympathie avoisinant les 200 ou 300%, impossible de ne pas tomber sous le charme de ces retraités déçus par la vie dans une société qui ne s’occupe plus d’eux. Alors aux grands maux, les grands remèdes : Joe retourne voir son ex beau-frère pour trouver quelqu’un qui acceptera de les aider à braquer cette banque avant que celle-ci ne saisisse sa maison. Pari difficile mais pas impossible et même si la recette reste la même et que le happy ending est attendu, on se laisse emporter par ces trois gentlemen qui, au lieu d’utiliser leurs bras, se serviront avant tout de leur tête pour faire le casse du siècle.

Les dialogues et les piques envoyées tout du long du film sont délicieuses. Zach Braff s’intéresse enfin à cette partie de la société oubliée et qui se fait dilapider par les grandes banques sans qu’ils ne puisses rien faire. Malgré la durée assez courte du film (1h36), il est malgré tout assez complet puisque le braquage et la préparation de l’alibi prennent une place centrale dans le film tout comme son dénouement attendu mais qui arrive malgré tout à nous attendrir.

Cette comédie portée par un trio de haute volée, à défaut de nous surprendre, nous fait rire, parfois un peu pleurer mais fait du bien avant tout. C’est rafraichissant comme une petite brise en plein été, c’est léger, sans prise de tête et franchement, comment peut-on ne pas aimer un film avec Morgan Freeman ?

Insaisissables 2 : Et la magie opéra !

Insaisissables_2

Les 4 Cavaliers sont de retour sur nos écrans et une nouvelle fois, ils vont devoir ruser et faire preuve d’inventivité alors qu’ils sont pris au piège par Walter Marbry, un homme d’affaires aux manières peu scrupuleuses qui leur demande de braquer l’un des systèmes informatiques les plus sécurisés au monde. Pour se sortir de là, les 4 Cavaliers vont devoir élaborer le braquage le plus impressionnant jamais conçu.

Pour ceux qui en doutaient, ce second opus est à la hauteur du premier, voir beaucoup mieux. Bien évidemment on retrouve nos 4 Cavaliers à une exception près. Exit la belle Isla Fisher (enceinte à l’époque du tournage) et bienvenue à Lizzy Caplan qui fait très bien le job et nous ferait presque oublier la belle rousse. Bien sûr comment ne pas évoquer le petit nouveau Daniel Radcliffe en homme d’affaire machiavélique prêt à tout pour contrôler le monde. On découvre également une nouvelle facette de Mark Ruffalo alias Dylan Rhodes. Désormais démasqué, Dylan doit faire face à son passé et est également obligé de se cacher pour éviter de se faire repérer par le FBI.

Un délice visuel

Côté scénario, tout est calculé, tout est maîtrisé  pour que le spectateur en ai plein les yeux et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est réussi. Dans cet opus on en apprend plus sur le passé de Dylan Rhodes, sur L’OEIL (l’organisation secrète de magiciens) mais également sur Thaddeus Bradley. Personnage énigmatique depuis le premier opus et qui s’avère bien plus mystérieux qu’on pourrait le croire. Attention cependant, il vaut mieux avoir vu le premier pour comprendre et apprécier pleinement le second.

Visuellement, Insaisissables 2 est un délice. Que ce soit les plans saccadés, les scènes d’actions ainsi que les tours de magie, le film nous prend au tripes et ne nous lâche pas. Un petit coup de coeur pour le tour de magie de Jesse Eisenberg avec la pluie, sublime ! Un poil déçue par le final, bien moins impressionnant que le final du premier opus.

Insaisissables 2 est incontestablement l’un des films de cet été. Bien réalisé, avec un casting cinq étoiles et peut-être une possibilité d’un troisième opus qui sait ? En tout cas, les magiciens ne nous auront jamais autant fait rêver.

Ma note : ★★★★