Un beau voyou : Vol au-dessus des toits de Paris

La comédie en France ça passe ou ça casse, et soyons réalistes, souvent ça casse – et ce ne sont pas les sorties prochaines de « Qu’est-ce qu’on a encore fait au bon Dieu ? » ou « Nicky Larson et le parfum de Cupidon » qui vont nous contredire loin de là -. Pourtant il y a de ces comédies qui sortent absolument des sentiers battus autant dans leur scénario que dans leur audace visuelle et « Un beau voyou » fait définitivement partie de cette catégorie.

À l’aube de sa retraite, le commissaire Beffrois reste sur sa faim jusqu’à ce qu’on vol de tableau attire son attention et le pousse à enquête sur ce qui s’avère un voleur de tableaux en série qui avait réussi à sévir jusque là sous les radars de la police. Visiblement audacieux, entraîné et littéralement invisible, le commissaire va redoubler de ruse pour arriver à mettre la main sur ce voleur.

Le film débute sur une scène plutôt atypique : un jeune voleur s’introduit dans un appartement où rien ne semble de valeur, alors qu’il commet son méfait le propriétaire de l’appartement rentre chez lui et le surprend en lui disant qu’il est commissaire. Scène surréaliste : le commissaire lui demande de s’assoir et lui propose un jus de fruit. C’est ainsi que s’ouvre le film sur le personnage de Beffrois, un commissaire bientôt à la retraite dont le credo semble plus être le jemenfoutisme qu’autre chose à en juger ses chemises hawaïennes à tel point qu’il laisse le voleur repartir – après avoir récupéré ses effets personnels bien sûr -. Drôle de personnage qu’est ce commissaire et pourtant déjà si fascinant, encore plus lorsque s’entame la relation entre lui et Bertrand, petit escroquer immobilier à ses heures perdues et grand voleur d’oeuvres d’art une fois la nuit tombée. 

Un véritable jeu du chat et de la souris qui s’entame entre les deux pour nous offrir répliques juteuses mais également une course poursuite sur les toits de Paris aussi inédite qu’assez impressionnante. Nouveau visage du cinéma français – après le succès de « Petit Paysan » -, Swann Arlaud prête ses traits innocents à cet élégant voleur tandis que Charles Berling nous offre une performance tout en humour et légèreté. 

« Un beau voyou » est une petite bulle fraiche et légère que nous offre Lucas Bernard pour son premier long-métrage. Audacieux et élégant.

Un beau voyou de Lucas Bernard. Avec Charles Berling, Swann Arlaud, Jennifer Decker… 1h44
Sortie le 2 janvier