Les Éternels : décollage manqué

Antoine de Saint-Exupéry a dit : « les vrais miracles font peu de bruit ». Avec tout cet orchestre braillard qui ne cesse d’hurler à l’œuvre novatrice, à la claque esthétique, le miracle signale trop sa présence pour être crédible, avant même de découvrir son contenu. Il y avait pourtant une idée avec Les Éternels, quelque chose qui pouvait sembler différent. Un récit cosmique, fait de demi-dieux/déesses qui prônent le gigantisme, les astres, une bataille beaucoup trop grande pour qu’un simple être humain y participe. Enfin, les aéroports et autres entrepôts de pays de l’Est sont délaissés pour un peu de composition. Au bout de 2h37, la déception est encore là. Mais pourquoi parler de déception chez Marvel, alors que la même soupe passe toujours mal à la digestion ? C’est le mystère d’une industrie qui te laisse croire. Le résultat est là, Les Éternels n’est pas la révolution d’un univers qui en a marre de raconter constamment la même chose, ni la singularité qui souffle un vent de fraîcheur. Un courant d’air anodin qui se dissipe en quelques instants. 

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Nomadland : Au jour le jour

Qu’il est bon de voir le parcours qu’a fait Chloé Zhao depuis Les Chansons que mes frères m’ont apprises en 2015. En l’espace de seulement six ans, la réalisatrice sino-américaine a sorti The Rider, un film qui se passionne de nouveau sur les populations dans les réserves au fin fond de l’Amérique avant de réaliser son troisième film Nomadland qui a reçu une pluie de récompenses, de la Mostra de Venise aux Oscars. Et comme si ça ne suffisait pas, nous allons la retrouver en fin d’année pour son premier long-métrage pour l’écurie Marvel avec Les Éternels. Une fulgurante ascension pour la cinéaste qui, en l’espace de trois films, a déjà réussi à imposer un style et une vision.

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[CRITIQUE] The Rider : Quête identitaire en Dakota du Sud

Chloé Zhao avait déjà fait son petit effet à Cannes lors de la Quinzaine des Réalisateurs d’où elle est repartie avec le Art Cinema Awards puis au dernier Festival du cinéma américain de Deauville où The Rider a reçu le Grand Prix. Une plongée intime dans l’Amérique et les oubliés du système où leur seul moteur pour tenir est leur passion. Alors que se passe-t-il lorsqu’elle vous est soudainement retiré des mains ? Lire la suite de « [CRITIQUE] The Rider : Quête identitaire en Dakota du Sud »