[CRITIQUE] Avengers Infinity War : Thanos maître du jeu

La longue et douloureuse attente arrive enfin à son terme. L’ère Avengers touche doucement mais sûrement à sa fin avec un final divisé en deux volets et dont le second sortira courant de l’année prochaine. Et le moins qu’on puisse dire c’est que Marvel a mis les petits plats dans les grands  – ou plutôt les petits gants dans les grands – même si les premières critiques fondées sur seulement une vingtaine de minutes du film sorties il y a quelques semaines ne laissaient pas forcément présager quelque chose de bon à l’heure où on aime bien crier au « film de l’année » un peu trop souvent. Alors est-ce que Avengers Infinity War est-il le meilleur Marvel – depuis le précédent meilleur Marvel qui était Black Panther donc – ? Réponse garantie 100% no spoiler ! Lire la suite de « [CRITIQUE] Avengers Infinity War : Thanos maître du jeu »

[CRITIQUE] Les Gardiens de la Galaxie 2 : Oui, oui et re-oui !

Les Gardiens de la Galaxie sont de retour et bordel ça fait du bien ! Ah ! On reprend les mêmes et on recommence, peut-être même en mieux. Le premier opus était déjà très réussi et celui-là l’est tout autant. Beaucoup d’action, beaucoup d’humour et une pincée de sentimentalisme et on obtient le meilleur Marvel. Après avoir sauvé une première fois la galaxie, la bande de joyeux lurons toujours aussi déjantés sont de retour et doivent faire face à l’arrivée du père de Peter Quill. Une rencontre qui risque de bouleverser tout l’équilibre de ce petit monde alors que de nouveaux ennemis surgissent et les anciens ennemis deviennent de nouveaux alliés.

Un film qui détonne de bout en bout

Tout ce qui a fait la réussite du premier opus est présent dans le second. Evidement on retrouve Star-Lord, Gamora, Rocket, Drax et surtout Baby Groot. Baby Groot qui est bien la mascotte de ce film, adorable, hilarant et beaucoup, beaucoup, beaucoup trop mignon. Nous devrions tous avoir un Baby Groot dans nos vies c’est certain. Ici l’intrigue tourne autour des origines de Peter qui retrouve enfin son père après des années d’absence. Un père qui lui fera des révélations quant à ses origines et ses capacités mais qui n’augurera rien de bon. Cette fois le thème de la famille est le fil conducteur jusqu’à sa toute fin tout en émotion. Une narration beaucoup moins dans le rentre-dedans et plus intime, plus discrète aussi. De sacrés guests font aussi leur apparition entre Stan Lee, Sylvester Stallone ou encore David Hasselhoff sans compter tout pleins de nouveaux personnages de comics qui vont débarquer.

Et même si le fait fait un petit peu plus dans le sentimentalisme, on oublie pas pour autant ce qui fait l’ADN de ce film, l’humour. Entre les querelles d’ego entre Peter et Rocket, Baby Groot et ses problèmes de compréhension et surtout Drax chez qui on découvre un capital humour brut de décoffrage à hurler de rire. D’ailleurs on remarquera malgré tout que tous les autres personnages sont bien plus mis en avant que dans le premier opus et que l’apparition de nouveaux personnages comme Mantis n’entache en rien la place que prend les autres compagnons.

Et comme si le film n’était pas déjà assez parfait comme ça, Les Gardiens de la Galaxie 2 c’est aussi une belle claque visuelle. Des univers toujours plus complexes et poussés et surtout une pléiade d’effets spéciaux en veux-tu en voilà. On en prend plein les yeux pendant deux heures, encore plus que dans le premier et c’est tout simplement efficace.

Les Gardiens de la galaxie 2 remplissent leur contrat haut la main. C’est drôle, il y a de l’action et énormément d’humour, bien plus que dans la plupart des comédies, bref c’est du vrai bon divertissement qui fait du bien et clairement le meilleur Marvel de l’année. Et enfin un dernier conseil, restez à la fin pour les scènes post-générique, il est pas impossible que vous ayez quelques indices concernant la suite des aventures de nos héros.

[CRITIQUE] Passengers : Un thriller romantique qui manque un brin d’audace

405336-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxx

Avec à son bord Chris Pratt et Jennifer Lawrence, Passengers a des hôtes de choix pour ce film d’action romanesque où Jim se réveille 90 ans trop tôt dans l’Avalon, un vaisseau emmenant plus de 5 000 personnes vers Homestead II, une planète colonie. Avec lui, Aurora se réveille également, tous les deux dans l’impossibilité de retourner hiberner alors que le vaisseau menace d’exploser, le destin de tous les passagers présents sont entre leurs mains.

Une alchimie qui fonctionne à l’écran

Tout le film repose sur le duo de charme formé par Chris Pratt et Jennifer Lawrence et le moins qu’on puisse dire c’est que ça fonctionne à merveille. Une belle complicité qui transperce l’écran et nous pousse à compatir un peu plus à leur sort. Deux personnages aux caractères explosifs pour qui la romance est inéluctable mais reste plaisante à voir. Ajoutez à cela un droïde gentleman mais un petit peu trop bavard et vous obtenez là une combinaison parfaite.

Kubrick es-tu là ?

La mise en scène et cet immense vaisseau est encore un personnage à part dans ce film. Singulier, gigantesque et qui rend un petit hommage à Stanley Kubrick. Morten Tyldum n’a d’ailleurs jamais caché son admiration pour le cinéaste si bien que le bar du vaisseau Avalon et son barman Arthur ont des allures du bar présent dans Shining.

Un vaisseau futuriste aux espaces immenses et aux designs épurés dégagent une certaine froideur, un lieu n’appartenant à personne si bien que Jim va s’affairer à le rendre beaucoup plus agréable à vivre (vous le verrez à la fin). Les sorties dans l’espace de nos deux protagonistes n’ont rien à envier à des Interstellar ou Gravity même s’ils ne sont pas si impressionnants que ça mais elles ne représentent qu’une infime partie du film. A contrario, la scène la plus réussie est certainement celle de la piscine où Aurora se retrouve prisonnière d’une bulle d’eau où la gravité a totalement disparu. A couper le souffle !

Un scénario qui manque d’ambition

Sur papier, le scénario de Passengers offrait de nombreuses et belles possibilités à retranscrire à l’écran. Malheureusement, le film se limite plus à une jolie romance en apesanteur qu’autre chose. L’enjeu du vaisseau et du danger qu’il court reste moindre -bien qu’intense j’en conviens. Il aurait été agréable et surprenant d’avoir un twist final autre qu’amoureux et exploiter un peu plus cette idée de vaisseau et de nouvelle planète-colonie qu’est Homestead II. Au lieu de ça, le réalisateur préfère jouer la sûreté. Dommage mais au moins c’est réussi.

Dans une interview, Jennifer Lawrence qualifiait Passengers de thriller romantique. Autant pour la partie thriller j’émets quelques réserves, autant pour la romance spatiale je valide à 100 %.

Ma note : ★★★★★