Déjà Vu : Par-delà la mort

Fort d’une carrière redécouverte post-mortem, Tony Scott a depuis toujours divisé la critique par un style unique au sein de l’industrie hollywoodienne. Pour certains, un yes man créant de l’action décérébrée, pour d’autres un formaliste aux questionnements modernes.

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The Tragedy of Macbeth : grandeur et décadence

«Un seul être vous manque et tout est dépeuplé» dit l’adage. Une formule qui a toutes les raisons de s’appliquer ici, les frères Coen se conjuguant désormais au singulier pour le grand écran, mais qui ne le peut. Car si Ethan s’est pris d’affection pour les planches, Joel, lui, s’en amuse dans cette relecture stylisée et étouffante du Macbeth de Shakespeare.

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[CRITIQUE] Fences : Du théâtre un peu trop filmé

La cérémonie des Oscars arrive à très grand pas et cette semaine encore deux des films nommés pour l’Oscar du meilleur film sont sortis sur nos grands écrans. Adaptée d’une pièce de théâtre, Fences relate l’histoire tragique d’une famille modeste dans une Amérique en pleine évolution alors que le père de famille, nostalgique d’une vie qu’il n’a pas réussi à avoir, est sur le point de faire basculer toute la vie de ses proches après une décision aux conséquences terribles. Devant et derrière la caméra, Denzel Washington essaie tant bien que mal de donner vie à une pièce de théâtre qui au final patine et se fait beaucoup trop longue.

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Une première partie qui manque d’entrain

A trop vouloir respecter la pièce de théâtre, Denzel Washington s’est empourpré dans un film beaucoup trop long et don la première partie ne se résume qu’à un certain blabla sur les désillusions de Troy Maxson, l’amour inconditionnel de sa femme Rose et ce train-train quotidien qui rythme leur vie. Pendant presque une heure, on peut entendre les complaintes de Troy concernant sa vie, son adolescence, le fait que son fils veuille faire du baseball, que les noirs ne pourront jamais faire de sport avec les blancs, bref à ce niveau-là c’est de l’overdose. Résultat on se retrouve avec une première partie longue, beaucoup trop longue. Heureusement que la seconde partie gagne énormément en intensité et en émotion pour rattraper un début assez désastreux même si le film a quand même bien du mal à décollé.

Viola Davis, une performance inégalée

Connue pour son rôle d’avocate dans la série How To get Away With Murder, ce film est l’occasion de découvrir une nouvelle facette de l’actrice et en le voyant, on comprend un peu mieux pourquoi elle a obtenu un Golden Globes. D’ailleurs s’il ne fallait retenir qu’une chose de ce film et de sa seconde partie surtout, c’est sa prestation assez époustouflante empreinte d’une émotion, une émotion vraie et pure qui à de quoi vous bouleverser.

On en parle certainement pas assez mais il est bon de souligner la performance de Mykelti Williamson qui tient le rôle de Gabe, le frère de Troy, handicapé suite à un accident durant son service à l’armée. Tout en délicatesse, il apporte ce petit quelque chose qui le différencie des autres, notamment sur cette jolie scène finale. Jolie prestation également de Jovan Adepo qui joue le rôle de Cory, le fils de Troy qui se rêve joueur de baseball alors que son père lui interdit formellement.

D’un autre côté, Denzel Washington s’en sort sans vraiment se démarquer. A vouloir jouer l’acteur et le réalisateur, il se perd et ne concentre la caméra presque que sur lui et on se retrouve perpétuellement avec Troy Maxson qui nous rabâche les débâcles de sa vie. Overdose, très clairement.

Malheureusement Fences ne peut pas se targuer de possiblement gagner l’Oscar du meilleur film, beaucoup trop inégal dans sa longueur. Seule chance encore de gagner, Viola Davis qui a de sérieuses chances de gagner l’Oscar, tout comme Natalie Portman, Emma Stone, Isabelle Huppert, Ruth Negga… Bref, c’est serré tout ça !

Ma note : ★★★★★