Rétrospective David Cronenberg #6 : Normalités abusives

Le cadre moins ancré dans le fantastique abordé par Spider voit s’amorcer une suite logique dans le cinéma de David Cronenberg. A history of violence est généralement reconnu comme le film qui amorce sa deuxième période, moins appréciée des fans de la première heure. Pourtant, les œuvres proposées à partir de ce moment sont d’une qualité indéniable, les deux « périodes » possédant chacune sa force, et révèlent d’une volonté qu’il serait idiot de juger, tant l’auteur, à reproduire les gimmicks qu’on lui réclame, aurait pu s’enfoncer dans une forme d’auto-parodie malvenue.

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The Lost Daughter : Mère (contre) nature

Après avoir brillé à la Mostra de Venise en raflant le Prix du meilleur scénario et avoir raflé aux Gotham Independent Film Award quatre prix dont Meilleur film, Meilleur nouveau réalisateur et Meilleure performance, Maggie Gyllenhaal débarque avec The Lost Daughter sur Netflix. Une brillante adaptation de Poupée volée de Elena Ferrante.

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Le bazaar de l’épouvante : tout a un prix

Dans les adaptations cinématographiques de Stephen King, il suffit d’un rien pour faire basculer le récit de terreur à quelque chose de ridicule. Il n’y a guère besoin de faire les comptes pour se rendre compte que le maître de l’horreur a vu ses histoires se déverser dans autant de réussites (Carrie version De Palma, It version Muschietti, Simetierre version Lambert) que de ratages (les remakes de Carrie et Simetierre). Fort heureusement, Le bazaar de l’épouvante penche dans le sens positif de la balance Kingienne sur grand écran. Sa ressortie chez Rimini permet de rappeler l’intérêt pour un récit aux bases démoniaques.

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Les saisons du cœur : Oscar-Isaable

À chaque année sa flopée de prix et surtout, un constat bien général : les films à Oscar, sensation de l’année, ne sont pas – à de nombreuses exceptions près, on vous voit venir – les œuvres qui marquent réellement le public, et s’ancrent dans le temps. Souvent des métrages cochant les cases du tout hollywoodien sont avant tout des films à l’académisme ressenti, qui ne prennent que peu de risques et sont là pour flatter un jury qui a son lot de codes à respecter. C’est d’ailleurs pour cela qu’on les oublie, persuadé·es que la marque qu’ils nous laissent lors du premier visionnage sera indélébile, mais s’apercevant rapidement qu’elle est – souvent – la même à chaque étape. En 1984, si Amadeus gagne le prix du meilleur film, et que lui on ne l’oublie pas, on ne peut pas en dire autant de ses concurrents. La déchirure, La route des Indes, A soldier’s story, sont autant de titres qui sont tombés dans les archives, aux côtés de celui qui nous intéresse aujourd’hui, Les saisons du cœur.

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Les Anges De La Nuit : Polar 90’s, mode d’emploi

Si un changement de décennie apporte avec lui sa vague de couleurs cinématographiques, les années 90 sont bel et bien une époque à part. Côté musique, on s’enfonce dans le grunge, détruisant les années 80 et leur claviers bigarrés pour quelque chose de plus organique, plus « sale », reprenant les codes du mouvement punk éclatant les sonorités progressives considérées alors comme trop complexes à la mi-70’s. Sur grand écran, dans les thrillers et polars, on commence également à vouloir ternir les mises en scène, apporter un effet plus réaliste, plus viscéral. Une apothéose artistique qui sera atteinte avec des œuvres telles que Seven de David Fincher, Basic Instinct de Paul Verhoeven, ou encore L’impasse de Brian de Palma . Pour en dénoter l’origine, on pense forcément aux Affranchis de Martin Scorsese, mais aussi à un métrage malheureusement oublié depuis, Les Anges de la Nuit, de Phil Joanou.

[FOCUS] Mother ! et ses différentes interprétations

« Le titre ‘Mother !’ ne fait pas référence aux  mères en général, mais à LA mère, celle qui est sous nos pieds, la terre mère, la mère nourricière. » C’est par ces mots que Darren Aronofsky a expliqué son dernier film. Le thriller horrifique du réalisateur de (entre autres) Requiem for a dream, The Wrestler ou encore Black Swan a fait pas mal de remous et pour cause, c’est certainement l’un des films les plus controversés de cette année. Chef d’oeuvre pour certains, catastrophe cinématographique pour d’autres, Mother ! ne laisse personne indifférent. Véritable ovni cinématographique, Mother ! fait appel à l’imaginaire du spectateur. Lire la suite de « [FOCUS] Mother ! et ses différentes interprétations »

[CRITIQUE] Mother ! : Subjuguant, oppressant, dérangeant

Il était attendu et il a fait son effet. Darren Aronofsky était présent à Deauville pour un hommage en bonne et due forme pour un réalisateur qui ne cesse d’innover et de pousser toujours plus loin les limites du spectateur. Son nouveau film Mother ! aura de quoi en déstabiliser plus d’un, en laissera certains hermétiques et d’autres totalement subjugués. Avec un casting impeccable et une oeuvre cinématographique se transformant rapidement en oeuvre d’art, Mother ! est sans conteste l’un des films de l’année.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Mother ! : Subjuguant, oppressant, dérangeant »