[CRITIQUE] A Fond : Une comédie à 100km/h

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Nicolas Benamou abandonne la bande à Fifi pour se lancer dans une nouvelle comédie déjantée en compagnie d’humoristes comme José Garcia, Caroline Vigneaux, Jérôme Commandeur ou encore Florence Foresti. Tiré d’une histoire vraie, celle de Tom, sa femme enceinte, ses deux enfants et son père qui embarque pour la route des vacances dans leur monospace tout neuf et 100% moderne. Un trajet qui n’est pas de tout repos surtout quand le régulateur de vitesse décide de faire des siennes et que la voiture soit bloquée sur l’autoroute à… 160km/h !

Habile mélange de comédie et d’action

Même si le noeud de l’action se met un peu lentement en place, une fois embarqués dans cette course folle autant dire qu’on a pas le temps de s’ennuyer. Nicolas Benamou arrive à allier comédie et action dans un espace assez restreint et sur une durée plutôt courte (les 1h30 défilent à une allure folle). Chaque acteur apporte sa touche personnelle et quel plaisir d’avoir André Dussollier, sa fraicheur et son humour font mouche dans le film avec son rôle de grand-père éternel adolescent. On oubliera pas Vincent Desagnat qui semble donc un habitué de Nicolas Benamou et qui le lui rend bien (Vincent Desagnat je t’aime) sans compter la petite apparition de Florence Foresti et Jérôme Commandeur en concessionnaire automobile sans scrupule.

Tout ce petit beau monde cohabite plutôt bien dans ce film et nous offre de belles scènes de rigolade avec notamment l’autre conducteur fou qui se met en tête de poursuivre Tom après qu’il ai littéralement arraché sa portière.

L’autre point fort de ce film est sans aucun doute sa mise en scène. Impossible de s’ennuyer tant cette situation aussi rocambolesque que dangereuse nous tient en haleine jusqu’à son dénouement. On aurait pu s’attendre à un certain ennui sachant que trois quarts du film se déroule dans la voiture mais au contraire, Nicolas Benamou arrive à nous surprendre, à nous faire rire et à parfois même nous émouvoir !

Dans A Fond, on retrouve la folie de Nicolas Benamou associé à un casting haut en couleur pour notre plus grand plaisir ! Comédie réussie !

Ma note : ★★★★

[CRITIQUE] Sex Doll : Ash Stymest, la révélation

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Elle se fait appeler Virginie et elle est « pute » de luxe à Londres. Virginie mène la belle vie, a un magnifique appartement, est riche et sa situation semble lui convenir avec un détachement assez consternant. Sauf qu’un jour Virginie croise le chemin du mystérieux Ruppert et à partir de ce moment-là rien ne va plus.

Toujours plus

Sylvie Verheyde a décidé de s’attaquer de plein fouet à la prostitution pour son nouveau long-métrage et le moins qu’on puisse dire c’est que dès les premières minutes on est dedans. Ici la prostitution est représentée comme dans la plupart des films avec ces hommes qui s’apparentent à des porcs suintants, riches et avides de filles toujours plus belles et toujours plus jeunes. Sauf qu’il y a quelque chose qui coince dans le film et qui fait que le spectateur n’est pas emporté comme il devrait l’être.

L’enjeu du film résidait dans le duo Virginie/Ruppert, ce sauveur des temps modernes prêt à tout pour l’aider et la remettre sur le droit chemin. Déjà la véritable intrigue n’arrive que vers le milieu du film donc autant vous dire qu’on s’emmerde au début.

L’autre problème réside dans l’actrice principale Hafsia Herzi qui n’apporte que très peu de contenance à son rôle. Ses frêles épaules ne sont pas faites pour supporter un rôle d’une telle envergue. On déplorera la palette peu étendue de ses émotions et de son langage corporel. Autant son indifférence est justifiée dans la première partie du film, autant on aurait voulu qu’elle nous dévoile d’autres émotions. Résultat, impossible d’avoir une quelconque empathie pour cette enfant devenue femme beaucoup trop vite.

Ash Stymest : la bonne surprise de ce film

Sans aucun doute ce qui aura marqué ce film c’est la gueule de bad boy tatoué inarné par Ash Stymest. Ce nom ne vous dit rien ? C’est normal c’est son premier film et monsieur est mannequin (pas étonnant) et même si ce rôle de sauveur n’est pas forcément taillé pour lui, il est indéniable que son charisme compense le reste si bien qu’il est captivant du début à la fin. Avec sa gueule faite pour le cinéma, pas étonnant qu’on le retrouve très vite.

Sex Doll aurait pu être un bon film sur la prostitution, intelligent et qui dégage une émotion à travers le personnage torturé de Virginie malheureusement on reste en dehors de ce drame et n’y trouvera complaisance seulement dans l’histoire d’amour naissante entre nos deux protagonistes.

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Demain Tout commence : Une bonne dose de joie et d’émotions pour finir cette année en beauté

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« Vous en avez du courage pour venir à 9h au cinéma. Vous êtes soit très riches, soit très pauvres » dixit l’équipe du film en venant présenter leur film ce matin à l’UGC des Halles à Paris. Alors oui du courage il en faut peut-être, on est peut-être très riche ou très pauvre mais une chose est sûre, se lever à 8h du matin ça valait le coup.

Samuel est un grand enfant, Samuel n’aime pas les responsabilités et par dessus tout, Samuel aime sa petite vie tranquille dans un yacht, entouré de belles filles et de bouteilles de champagne. Sauf qu’un jour tout bascule quand une ancienne de ses conquêtes Kristin déboule pour lui annoncer de but en blanc qu’il a une fille et qu’elle s’en va à la sauvette, laissant Samuel et Gloria seuls sur ce ponton. Huit ans ont passé depuis, ils vivent heureux, au jour le jour à Londres quand de nouveau, Kristin réapparaît et une nouvelle fois, rien ne sera plus jamais comme avant.

Gloria Colston, la révélation

Demain Tout Commence c’est avant tout l’occasion de découvrir la jeune et pétillante Gloria Colston et pour son premier rôle, elle ne fait pas dans la dentelle et elle est même plutôt bien entourée. Adulte bien trop vite, Gloria profite malgré tout de sa jeunesse aux côtés d’un père aussi aimant que complètement barré, dans un appartement et dans un monde quasiment magique, rendant ainsi chaque seconde de sa vie plus belle les unes que les autres. Hâte de revoir cette jeune fille dans d’autres films car elle a clairement du potentiel et une véritable joie de vivre contagieuse dans le film.

A ses côtés, un Omar Sy talentueux comme beaucoup trop souvent. Amenant son humour qu’on apprécie tant, une sincérité et une émotion touchante parce que Samuel n’est peut-être pas un père parfait mais des parents parfaits ça n’existe pas alors on fait comme on peut avec les moyens du bord, beaucoup d’amour et parfois c’est suffisant.

Mention spéciale également à Clémence Poésy en mère paumée qu’on adore détester (mais qu’on apprécie quand même à la fin hein) et surtout, surtout, surtout, Antoine Bertrand que je trouve adorable et drôle à souhait (tout comme dans Le Petit Locataire d’ailleurs).

Une vague de rires et d’émotions

Alors certes le scénario n’est pas parfait mais c’est dans ses imperfections qu’on y trouve un certain charme. Le film nous emporte délicatement dans cette histoire qui va bien au-delà d’une simple mère qui abandonne son bébé du jour au lendemain et d’un grand enfant qui s’improvise père du jour au lendemain. Demain Tout Commence c’est avant tout une ode à l’amour, à ce qu’un enfant peut vous apporter et ce que vous pouvez lui apporter avec les armes que vous avez même si elles ne sont que minimes.

On rit autant qu’on pleure dans cette comédie qui parlera à tout le monde. Et c’est surtout l’occasion d’apprécier la grandeur d’Omar Sy, celle qu’on avait découvert dans Intouchables et qui est indéniablement de retour.

Ma note : ★★★★

[CRITIQUE] Rocco : Un documentaire aussi original qu’innatendu

214191-jpg-r_1920_1080-f_jpg-q_x-xxyxxEn se rendant à l’avant-première du documentaire sur Rocco Siffredi, on sait généralement plus ou moins à quoi s’attendre et pourtant. Drôle de surprise que de suivre ce personnage à la fois tellement connu et inconnu du public durant trois ans jusqu’à ce dernier jour où il arrête définitivement la pornographie. Un parcours atypique pour un personnage haut en couleur et peu commun.

Pas de jugement, pas d’embellissement, juste la vérité

Thierry Demaizière (connu pour ses superbes portraits dans l’émission Sept à Huit sur TF1) et Alban Teurlai s’attaquent ici à un monument (si je puis dire) de l’univers pornographique. Connu pour ses films, mais qu’en est-il de l’homme derrière cette façade ? D’abord le film nous dépeint un univers qu’on pense connaître et pourtant bien plus complexe qu’il n’y parait. L’univers pornographique n’a rien de drôle (quoique ce certaines scènes dans le film sont assez comiques), c’est pas un milieu facile et ce que nous montre les réalisateurs c’est la réalité pure et dure (décidément). Rendant presque ce métier « normal ». Après tout qu’est-ce qu’un métier normal ? Qu’est-ce que la norme ?

Drôle de plongée dans un monde inconnu, ses coulisses, ses tournages mais aussi ces drôles d’amitiés qui naissent au fur et à mesure.

Un homme aux multiples facettes

Dans ce documentaire, Rocco Siffredi se met certainement à nu comme jamais (oui elle était facile aussi). Derrière l’homme se cache quelqu’un de complexe, au passé pas toujours facile et bien plus tourmenté qu’il n’y paraît. Malgré tout et malgré un métier pas toujours facile à assumer, Rocco Siffredi en plus de se bâtir une carrière a également réussi à allier une vie de famille qui a plutôt l’air de fonctionner d’ailleurs et qui semble d’ailleurs l’aider à tenir. Après je préviens d’avance ceux qui veulent le voir, préparez-vous psychologiquement pour la toute première scène parce que c’est brute de décoffrage comme on dit.

C’est pas le documentaire de l’année soyons honnêtes, c’est pas le pire non plus mais permet de découvrir un Rocco Siffredi différent, plus personnel, plus intéressant que la personnalité publique qu’il dégage. On rigole bien pendant ces 1h40 alors oui c’est pas dingue mais ça se regarde et puis big up pour l’apparition de James Deen à la fin !

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Tour de France : Un scénario mal exploité

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Tout le monde en faisait son éloge alors j’ai tenté ce Tour de France en compagnie de Gérard Depardieu (s’il-vous-plaît) et le rappeur Sadek qui incarne donc un jeune rappeur parisien obligé de quitter la capitale après un règlement de comptes et qui finit par faire le tour des ports de France sur les traces de Vernet en compagnie de Serge, le père de Bilal son producteur. Un choc générationnel pour deux personnes diamétralement opposées et qui finiront, bien évidemment, par se réconcilier.

Plat et prévisible

Rien de neuf pour ce scénario entre le jeune arabe qui fait du rap et le vieux maçon réfractaire du nord de la France qui pense que les arabes ne connaissent pas Serge Lama. Ca aurait pu être drôle, ça l’est parfois mais trop peu souvent. Rien de neuf n’est apporté dans ce scénario vu et revu des millions de fois, on sait tous comment ça va finir et franchement à part les dernières minutes du film, c’est plat et d’un ennui abyssale. Dommage parce que l’intention est là et elle est tout à fait louable : s’écouter les uns les autres pour effacer les préjugés qui bouffent notre société mais trop de clichés tuent les clichés comme on dit.

Il n’empêche que Sadek et Gérard Depardieu forment un duo détonnant et atypique si bien qu’on s’attache à eux malgré tout. Gérard Depardieu fait du Gérard Depardieu et arrive à nous faire rire de temps en temps (merci la reprise de la Marseillaise) mais à eux deux ils n’arrivent pas à retenir le bateau de couler.

Seul vrai point positif c’est de permettre au grand public de découvrir Sadek, plutôt bon acteur et plutôt très bon rappeur qui nous aura offert de vrais moments musicaux durant le film.

Loin d’être percutant et très drôle, Tour de France s’est essayé à l’exercice de dénoncer la société d’aujourd’hui et de nous faire aimer notre prochain. Jolie intention, quelque peu ratée par un scénario vide même si les acteurs sont très très bons.

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Swagger : Un documentaire aussi pertinent que passionnant

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Alors non Swagger n’est pas un énième documentaire sur les banlieues. Non Swagger n’est pas un autre film encore bourré de clichés à tout va sur la jeunesse banlieusarde. Et oui Swagger est un documentaire intelligent. Onze enfants et adolescents habitant dans les cités les plus défavorisées d’Aulnay et Sevran font part de leurs doutes, de leurs craintes, de leurs opinions, de leur vie tout simplement.

Des enfants hauts-en-couleurs

Quoi de mieux que jeunes adolescents pour constituer ce film ? Leur innocence transperce littéralement l’écran et nous font tantôt rire, tantôt réfléchir et même parfois pleurer. Il y a des enfants défavorisés heureux, malheureux, rejetés,  bien intégrés bref un véritable mélange des genres à part qu’aucun d’entre eux n’est blanc et ça ils le savent bien malheureusement. Loin d’aligner les portraits à la chaîne, Olivier Babinet nous offre plutôt une jolie fresque de personnages aussi différents les uns que les autres avec honnêteté et bienveillance.

Une dynamique au service du documentaire

Que les documentaires prennent un peu de la graine parce qu’Olivier Babinet arrive à intégrer une fraicheur et une dynamique unique au film et qui correspond bien à ces enfants. Sans compter la bande originale qui nous plonge directement dans l’ambiance et qui rend le film swag à souhait ! Swagger nous en dit beaucoup sur cette jeunesse défavorisée et oubliée et son réalisateur leur donne enfin la parole librement sur tous les sujets en passant du bled, aux Rom, à la télévisions, bref à la société quoi. Une société dans laquelle il n’est pas facile de vivre tous les jours mais où ces onze petits anges arrivent à en tirer le meilleur malgré tout.

Bien plus qu’un documentaire, Swagger est une vraie bouffée d’air frais surtout en ces temps compliqués. Percutant et intelligent, il nous offre une nouvelle vision de ces cités défavorisés et ces enfants on a juste envie de les prendre dans nos bras tellement ils sont adorables tiens !

Ma note : ★★★★

[CRITIQUE] Les Têtes de l’emploi : Le rire est visiblement au chômage

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Tout semblait pourtant bien parti pour ce film. Stéphane, Cathy et Thierry sont tous les trois employés de l’Agence pour l’Emploi de leur ville et ils sont tellement doués dans ce qu’ils font qu’il n’y a plus aucun chômeur dans la ville si bien que l’agence va fermer et le trio va se retrouver sans emploi. Leur seul moyen de garder leur travail ? Créer du chômage en usant de stratagèmes tous aussi mesquins et foireux les uns que les autres. La bande-annonce était bien rodée… Malheureusement le plus drôle se trouvait dedans.

Un beau trio au service d’un scénario sans queue ni tête

Dommage, l’idée était intéressante et assez amusante aux premiers abords. Franck Dubosc, Elsa Zylberstein et François-Xavier Demaison forment un très bon trio qui fonctionne mais dont l’humour est bien trop limité à des blagues de cul et quelques blagues par ci par là qui fonctionne moyennement. Sachant que les meilleures scènes étaient effectivement dans la bande-annonce notamment le radié qui n’arrive pas à s’actualiser par téléphone.

Le scénario partait plutôt bien sauf qu’il s’est rapidement perdu dans les méandres du pathos, de la famille, du couple et de l’amour qui sont tout sauf nécessaire et qui déservent totalement un film qui avait tout pour être une bonne petite comédie mais au lieu de ça on se retrouve devant un film d’une heure et demie d’une lourdeur et d’un ennui abyssale surtout dans la dernière partie qui pousse le spectateur à la réflexion sur le couple.

Une comédie qui tombe totalement à plat au bout d’une demie-heure avec un manque flagrant d’humour et de bons gags malgré un postulat de départ qui offrait de belles perspectives. Bref, next.

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] L’Invitation : Avec plaisir !

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Léo et Raphaël sont amis depuis 20 ans. Quand Léo l’appelle à 3h du matin parce qu’il est en panne de voiture à une heure de Paris, Raphaël hésite et puis finalement poussé par sa compagne Hélène, il accepte finalement. Sauf que Léo n’est pas en panne, non. Il fait un « test de l’amitié »pour savoir qui viendrait ou non. En tout cas avec L’invitation, je viens sans hésiter !

Nicolas Bedos sous un nouveau jour

Tandem de choc composé de Michaël Cohen et Nicolas Bedos, autant amis à la scène qu’à la ville et ça se ressent. Entre éclats de rires, blagues graveleuses, l’un qui ne grandit pas et l’autre qui pense avoir grandit, le duo nous offre une vraie belle vision de l’amitié.

L’occasion aussi de redécouvrir Nicolas Bedos peut-être sous un nouveau jour. Tout en gardant ce petit côté arrogant qu’on aime et qu’on déteste à la fois, Michaël Cohen nous offre une autre vision du personnage, plus touchante, avec ses faiblesses mais toujours avec ce côté blagueur qui nous fait tous craquer (en tout cas moi tout du moins mais chut). Camille Chamoux aurait pu être un petit peu plus exploitée car elle tient un rôle formidable au côté de ces deux grands acteurs.

L’amitié dans toute sa splendeur, sans fioritures

Là où réside la force de ce film est certainement sa simplicité avec laquelle il arrive à nous emmener dans son monde, dans cette bande de potes qu’on rêve tous d’avoir. De ces réunions nocturnes au beau milieu de nulle part à trois heures du matin en train de boire une bonne bouteille de champagne. C’est frais, c’est léger sans être stupide, ça pourrait durer trois heures qu’on ne s’en rendrait même pas compte.

Avec ses petits airs de « bromance », L’Invitation est un peu unique dans son genre en France jouant toujours entre le comique et le mélancolique, il ne nous fait pas éclater de rire mais ne nous laisse pas nous morfondre. Michaël Cohen réussit à dépeindre une belle amitié, tout simplement et finalement c’est ce qu’on demande, rien de plus, rien de moins.

 

L’Invitation fait clairement parti des très belles surprises de ces fins d’années entre les comédies françaises et les blockbusters américains à foison et vous savez quoi ? Ca fait du bien et on ressort de là le sourire aux lèvres.

Ma note : ★★★★

[CRITIQUE] La Folle Histoire de Max & Léon : Un passage du petit au grand écran réussi !

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Passer du petit au grand écran n’est pas forcément chose aisée et pourtant, le Palmashow composé de David Marsais et Grégoire Ludig arrivent à faire la transition avec une facilité assez déconcertante. En tentant d’échapper à la Seconde Guerre mondiale, Max & Léon, deux amis d’enfances un brin feignants finissent par devenir des agents doubles et les conseillers en communication pour les allemands.

Un petit vent de fraîcheur vient de souffler cette semaine avec cette première comédie du Palmashow (ainsi que le premier film de Jérome Commandeur : Ma Famille t’adore déjà) avec ses faux airs de La Grande Vadrouille, le duo comique qui avait l’habitude de nous régaler à la télévision réitère avec une comédie pas forcément parfaite mais aux gags drôles et piquants à souhait.

Des guests cinq étoiles

David Marsais et Grégoire Ludig peuvent même se targuer d’avoir une pluie de guests dans leur premier film avec une Florence Foresti hilarante, Kyan Khojandi, Jonathan Cohen (aka Serge le mytho), Baptiste Lecaplain, j’en passe et des meilleures. Sans compter la caution féminine du filme en la personne d’Alice Vial totalement resplendissante dans le film.

Et puis surtout, et avant tout, on retrouve le Palmashow qu’on affectionne tant. Drôle, décalés, sans filtres avec en prime, un film et un scénario qui leur ressemble. Du Palmashow tout craché quoi mais avec une ambition cinématographique plutôt intéressante et assez bien réussie.

Une belle aventure rocambolesque

Aussi barrée et improbable que peut être cette comédie, on se laisse facilement entraîner avec ces deux joyeux lurons dans leur épopée qui vont les emmener jusqu’à Londres, sur le Front, bref partout sauf où ils veulent réellement aller, chez eux. Bien loin d’être une simple succession de gags en tout genre, La Folle Histoire de Max & Léon s’inscrit bel et bien parmi les comédies dont les sketchs risquent de devenir cultes (notez le sitcom avec Kad Merad et une parodie hilarante de Carglass).

La Folle Histoire de Max & Léon réunit tous les ingrédients pour nous offrir en cette fin d’année l’une des comédies les plus réussies. Un vrai petit rafraichissement et un premier film au sommet, moi je dis vivement le prochain !

Ma note : ★★★★

[CRITIQUE] Réparer les vivants : Une belle ode à la vie

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Le don d’organe, on en entend souvent parlé mais le sujet est bien trop peu abordé. Par peur ? Par pudeur ? Parce que ça risque de porte malheur ? Pourtant en 2015 ce sont 21 464 malades qui étaient inscrits sur les listes d’attentes et seulement 5 746 d’entre eux ont eu une greffe. La vie de Simon ne tient plus qu’à un fil, qu’à une machine qui le maintient en vie après un grave accident de la route avec ses amis. De l’autre côté, une femme se bat quotidiennement en attendant la greffe de coeur qui pourrait lui sauver la vie car oui, le don d’organe permet de faire des miracles et de réparer les vivants.

Un beau casting touchant

Le couple de parents formé par Kool Shen et Emmanuelle Seigner ne peut laisser personne de marbre face à cette détresse, cette tristesse infinie, celle de perdre un enfant, celle de laisser partir la chair de sa chair mais comment réagir quand le médecin vous parle du don d’organe ? Comment réagir ? Que dire ? Sans jamais tomber dans l’excès ou dans le pathos, Katell Quillévéré offre deux visions entre celle de parents qui dans un certain sens perdent une partie de leur vie et de l’autre une femme qui lutte pour sa vie, la sublime Anne Dorval exceptionnelle comme souvent. Touchante et drôle avec ses deux fils protecteurs. Et le lien entre tout ça, Thomas Remige campé par Tahar Rahim qui est à le docteur mais aussi celui qui accompagne Simon jusqu’au bout et qui apporte cette part d’humanité dans un système médical qui pourrait paraître froid.

Les seconds rôles sont un peu plus inégaux, certains plus utiles que d’autres. Par exemple Alice Taglioni qui joue une amie d’Anne Dorval ou encore Monia Chokri dont la micro-histoire d’amour au sein de l’hôpital n’apporte rien à l’histoire.

Une ode à la vie et au corps médical

Oui parce qu’au-delà de l’histoire humaine, on y découvre aussi et surtout un processus complexe en ce qui concerne le don d’organe et les procédures entamées pour le réaliser. L’occasion d’en apprendre plus notamment cette transition entre le moment où la famille accepte le don d’organe et la redistribution des dits-organes. Une véritable course contre la montre pour récupérer les organes et les greffer sur le patient tout en nageant dans cette incertitude de savoir si ça va fonctionner ou non.

Et parce que Réparer les vivants met en lumière un processus qui peut sauver de nombreuses vies, c’est une véritable ode à la vie, au bonheur malgré tout, celui de vivre, celui d’avoir sauvé quelqu’un; il offre aussi une vision différente de la vie et plus généralement de l’amour même si le film peut souffrir de quelques longueurs notamment en début de film.

Et pour une fois je ne confluerai pas sur le film mais je vous demanderai de faire un tour sur http://www.dondorganes.fr et parlez-en autour de vous. Faites savoir votre choix qu’il soit positif ou négatif mais faites-le savoir parce que ce qu’il a de plus beau que vivre c’est peut-être de sauver d’autres vies et de réparer les vivants, les patients, ceux qui mettent leur vie en parenthèse en attendant un seul appel, celui qui pourrait sauver leur vie.

Ma note : ★★★★