Les Quatre Cent Coups : témoignage d’une enfance en France

Dans son film Les mistons, en 1958, malgré sa maladresse de mise en scène et d’agencement, François Truffaut marque déjà son attachement pour la représentation des enfants au cinéma. Il les montre turbulents, farceurs, insolents et insouciants mais surtout incapables de comprendre l’Amour symbolisé par le couple Bernadette Lafont – Gérard Blain. Ce court-métrage révèle l’étendue des thèmes chers à l’auteur et sert, à plus d’un titre, à peaufiner son premier long-métrage, Les Quatre Cent Coups. Ce dernier, s’il est grandement remarqué sur la Croisette – récompensé par le prix de la mise en scène – vient surtout marquer un changement dans le paradigme de la production cinématographique, en lançant plus officiellement le mouvement de la Nouvelle Vague.

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L’atalante : de l’importance de (re)découvrir Jean Vigo

Qu’il est difficile de revenir sur un film déjà tant analysé, notamment par François Truffaut, en évitant la paraphrase. Pourtant, alors que ce dernier, Jacques Demy et Agnès Varda envahissent nos plateformes de streaming – Netflix pour les premiers, Prime Video pour la seconde – et que la Nouvelle Vague s’avère plus accessible que jamais, il est intéressant de se replonger dans les prémices de cette belle période. Les années 30 sont alors à prendre en sérieuse considération, ère d’un certain cinéma d’avant-garde, avec un réalisateur à la carrière éphémère mais non négligeable, Jean Vigo, dont L’atalante a marqué plus d’un esprit.

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