Trois mille ans à t’attendre : histoires d’un amour

Le pouvoir de la narration a nourri nos êtres depuis la nuit des temps. Des civilisations se sont développées sur des histoires, des mythes que l’on continue parfois à se partager en les faisant évoluer par le passage du temps. Au final, on pourrait argumenter sur la portée du cinéma comme extension de ce besoin du récit dans notre construction individuelle et sociale. D’une certaine manière, c’est de cela que traite George Miller avec son dernier film, découvert en avant-première au BRIFF et sans aucun doute un des titres les plus incontournables de cette année par la foi que le metteur en scène porte en des valeurs importantes mais souvent sacrifiées sur l’autel de la « naïveté ».

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Razorback : il court, il court, le sanglier !

Dans les années 70, un courant cinématographique émerge d’Australie. Nommé « Ozploitation », il regroupe toute une vague de films d’exploitation australiens, œuvrant comme une renaissance pour un cinéma local qui ne produit plus de films à la fin des années 60. Telle une nouvelle vague encouragée par le gouvernement du pays, une génération de cinéastes débordants de créativité fait renaître le cinéma australien. Des réalisateurs qui œuvrent principalement dans le genre et se caractérisent par une approche radicale de leur sujet. Le film le plus connu de cette période est bien entendu Mad Max, mais il serait injuste de réduire cette période au seul chef d’œuvre de George Miller. Citons par exemple Réveil dans la terreur de Ted Kotcheff (futur réalisateur de Rambo), Long Weekend de Colin Eggleston, Next of Kin de Tony Williams, Déviation mortelle de Richard Franklin, ou Fair Game de Mario Andreacchio.

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