Ghosts of War : Crade of Duty, Modern Nanar

Il y a les fantômes, une manifestation surnaturelle qui prend sa source dans les croyances et les traditions. Présents depuis la nuit des temps, ils parcourent l’histoire, la culture et font peur aux esprits des plus petits comme des plus grands. Il y a la guerre, une lutte armée entre états aux conséquences  psychologiques et physiques parfois irrattrapables, qui touchent les hommes, les soldats tenus sur le front pour défendre une patrie, se donner corps et âme jusqu’à la mort. Et puis, il y a Ghosts of War.

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[CRITIQUE] Battleship Island : Du grandiose plein les mirettes

S’il y a un bien un film qui est passé totalement inaperçu cette semaine c’est bien Battleship Island. Et pour cause, si vous voulez avoir la chance de le découvrir sur grand écran il n’est disponible que dans une salle, le Publicis sur les Champs à Paris. Une désolation lorsqu’on s’imagine le nombre de personnes qui va passer à côté d’un des films les plus ambitieux de cette année ou comment Ryoo Seung-wan s’est emparé d’un des faits les plus méconnus de la Seconde Guerre mondiale pour en faire un véritable film de guerre à l’ambition folle. Lire la suite de « [CRITIQUE] Battleship Island : Du grandiose plein les mirettes »

[CRITIQUE] Horse Soldiers : Chris Hemsworth le guerrier

Chris Hemsworth terminait 2017 en exterminant l’ennemi d’un simple coup de foudre (au sens littéral du terme) et commence 2018 à dos de cheval, arme à la main, prêt à abattre un groupe de Talibans suite aux attentats du 11 septembre. Une histoire vraie passée longtemps sous silence et qui trouve désormais un peu de reconnaissance dans le premier film de Nicolai Fuglsig et qui nous offre un sacré film de guerre. Lire la suite de « [CRITIQUE] Horse Soldiers : Chris Hemsworth le guerrier »

[CRITIQUE] Dunkerque : Une expérience unique

Est-ce que la réputation de Christopher Nolan est encore à faire ? Certainement pas. Est-ce qu’il arrive encore à nous étonner malgré tout ? Forcée de constater que oui. Malgré son dernier film Interstellar qui m’avait profondément ennuyé, le réalisateur vient de s’offrir une place de choix -et définitive, dans mon top 10 des films préférés de 2017 (autant vous dire que le top 10 va vite se transformer en top 15 ou 20 à ce rythme-là). Il n’empêche que Dunkerque est bel et bien la claque tant attendue et même plus, c’est une expérience unique tant sur le plan visuel que sensoriel. Lire la suite de « [CRITIQUE] Dunkerque : Une expérience unique »

[CRITIQUE] The Wall : Un huit-clos à ciel ouvert aussi intelligent qu’anxiogène

Coincé dans la liste noire 2014 des scripts les plus aimés n’ayant jamais abouti à une mise en production, c’est finalement Douglas Liman est celui qui a donné vie à The Wall. Avec un budget moindre, un calendrier très serré et des conditions météorologiques compliquées, le réalisateur a réuni Aaron Taylor-Johnson et John Cena dans un huit-clos en plein désert où le mythe du héros américain est complètement démantelé et où l’ennemi est toujours invisible.

Deux snipers : un américain, un irakien et un mur en ruine qui sert de rempart entre la vie et la mort. L’un se cache derrière le mur alors que son Sergent est touché à terre et probablement mort et l’autre se cache au loin dans un tas d’ordures. Leur seul moyen de communication, une liaison radio que l’irakien a réussi à pirater. Nous sommes en 2007 et c’est la fin de la guerre en Irak, le pays est en reconstruction… mais que faisaient les Américains dans le pays ?

Pour Doug Liman le héros n’est pas américain, d’ailleurs il s’avère qu’au long de leur conversation radiophonique, le sniper irakien semble plus instruit que l’américain et peut-être aussi plus intelligent ou en tout cas moins naïf que son ennemi qui pense que les pipelines construites sont pour aider l’économie irakienne. Comme l’a pu être Un Jour  dans la vie de Billy Lynn, The Wall démystifie l’Amérique et ses façons de faire dans un film d’action aux allures de thriller psychologique. Ne pas donner de visage au tireur ennemi est une idée plutôt judicieuse, permettant ainsi d’accentuer les joutes verbales, les stratégies mais aussi les mensonges.

Côté casting, John Cena est la grosse surprise du film. Habitué des films de série Z et des petits rôles plus ou moins réussis, il nous surprend malgré son petit rôle. Aaron Taylor-Johnson est la raison pour laquelle il faut voir ce film. Déjà impressionnant dans Nocturnal Animals, l’acteur confirme son talent et nous offre un panel impressionnant d’émotions tout au long du film.

Dans ce huit-clos en plein désert irakien, Doug Liman arrive à nous plonger dans une problématique de guerre qui va bien au-delà de la survie. Même si le final est un brin prévisible, le tout reste intelligemment filmé et terriblement anxiogène.

[CRITIQUE] Les Oubliés : Un hommage poignant sur un pan de l’histoire méconnu

Alors oui on peut se divertir en ce moment avec Logan, La La Land, j’en passe et des meilleures mais parfois il a de ces films qu’on attendait pas et qui viennent tout fracasser sur son passage pour nous remettre les idées en place et c’est exactement ce que fait Les Oubliés. C’est la fin de la Second Guerre Mondiale au Danemark sauf pour une quinzaine de jeunes soldats allemands faits prisonniers et obligés de désamorcer des mines le long de la côte. L’occasion de revenir sur une page de l’histoire oubliée mais qui est devenue l’un des plus grands crime de guerre jamais perpétré. 

Des acteurs éblouissants

Ce qui vous marque et qui vous hante tout au long du film sont les visages de ces soldats allemands. Tout juste sortis de l’adolescence, les voilà boucs émissaires d’un pays qui a souffert et qui en veut aux Allemands. Compréhensible dans un certain sens bien que ces gamins n’ont rien demandé. La peur, les larmes, le fatalisme, l’épuisement… toutes ces émotions se lisent sur leurs visages pâles et sales. Chacun à sa façon apporte quelque chose de différent au film. Que ce soit Sebastian devenu au fur et à mesure le leader du groupe ou les jumeaux qui s’imaginent maçons en rentrant chez eux. On vibre avec eux, on a peur pour eux. Ah ça oui on a peur pour eux parce qu’on sait qu’ils n’en ressortiront pas indemnes.

On suit l’évolution de ces gamins au fil des mois mais également celui du Sergent Carl Rasmussen. Dès les premières secondes on cerne vite le personnage. Aigri, il n’hésite pas à défoncer le visage d’un jeune soldat sans raison valable, bref il déteste les allemands. Sauf qu’au fur et à mesure, il se prend d’affection pour ce groupe de soldats allemands dont il a la supervision à tel point qu’il se met même à jouer avec eux. Un des personnages les plus intéressant du film !

Un crime de guerre oublié

Les Oubliés…C’est dingue comment ce film n’aura jamais porté aussi bien son nom parce qu’honnêtement, qui connaissait cette histoire ? Personne. Et pour cause elle avait été soigneusement été mise de côté par le gouvernement britannique (ce sont eux à l’origine qui ont envoyé des allemands déminer les plages sous la direction du Danemark). Au total, ce sont plus de 2 000 soldats envoyés là-bas, plus de la moitié sont décédés et pour la plupart, ils n’avaient pas plus de 18 ans.

Le réalisateur Martin Zandvliet a pris ce sujet à bras le corps pour en faire quelque chose de très jute, digne et rendant parfaitement hommage à ces soldats oubliés. La férocité de cette période et cette épée de damoclès présente continuellement au-dessus de leur tête lorsqu’ils désamorcent des mines contraste violemment avec ces superbes étendues de sables blancs pourtant si paisibles. Une tension est palpable du début à la fin, de longs silences où les bruits assourdissants des mines qui explosent viennent vous prendre à la gorge pour ne plus vous quitter.

Un film humain, puissant, poignant et qui mérite amplement d’être vu par le plus grand nombre de spectateurs. C’est beau même si c’est cruel et c’est le genre de films dont certaines scènes restent gravé dans votre tête.

Ma note : ★★★★★

[CRITIQUE] Tu ne tueras point : Guerre, et paix. 

C’est la Seconde Guerre mondiale et comme bon nombre de ses compatriotes, Desmond veut s’engager dans l’armée et servir son pays. Mais ses croyances religieuses et morales lui interdisent ne serait-ce que toucher une arme. C’est armé de sa foi que le soldat Doss met les pieds dans l’enfer d’Okinawa.

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