Retour sur la première trilogie X-Men

En 2000 le genre super héroïque ne se porte pas très bien. La dernière œuvre du genre à grand succès remonte à 1992 avec Batman le Défi. En 1994 il y a bien eu l’excellent The Crow, mais le film de Alex Proyas s’apparente plus à un cinéma d’auteur qu’à une véritable œuvre populaire. Mais en 2000 coup de semonce intergalactique. Le cinéaste Bryan Singer se lance dans un pari fou : adapter au cinéma les excellents comics X-Men de la maison d’édition Marvel.

X-Men : le début d’une saga longue de 19 ans

A l’entrée du XXIème siècle c’est une nouvelle histoire qui s’écrit, celle des mutants au cinéma, celle de Wolverine, celle de la relation conflictuelle et complexe entre Charles Xavier et Magneto. C’est une saga composée à l’heure actuelle de onze films. Une trilogie principale, une trilogie préquel, une trilogie spin-off sur Wolverine et deux opus consacrés à Deadpool. Mais il fallait bien débuter quelque part. Il fallait, pour Bryan Singer, avancer à l’aveugle, sur des chemins encore peu empruntés, sur la route des adaptations de comic-books.

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Bryan Singer respecte le matériaux de base, et signe une adaptation reconnue et appréciée autant pas les néophytes que les aficionados. Sa réussite est totale. Avec un budget de 75 millions de dollars, le long métrage rapporte plus de 296 millions de dollars à travers le monde. De quoi rassurer la Fox et lancer une saga entière. Il faut dire que Bryan Singer a frappé fort, a su s’approprier certainement la meilleure revue de Marvel pour en faire un monument de la pop culture. Pourtant ce n’était pas gagné. Le studio de production était évidemment frileux face à ce projet, et le choix de Hugh Jackman dans le rôle de Wolverine a énervé de nombreux fans. Dans les comics, Wolverine mesure 1m65, tandis que Hugh Jackman fait presque 1m90. De quoi faire jaser les puristes. Mais l’acteur australien s’est parfaitement adapté au personnage et a proposé une prestation musclée, habitée et animale qui a fait l’unanimité. Un rôle qu’il a rendossé à 8 reprises par la suite, étalées sur 17 années de loyaux services, avant de faire son testament dans l’excellent Logan.

Au delà de cette fidélité aux comics, Bryan Singer a pris soin de réaliser un film intelligent, qui redonna ses couleurs à la fois aux blockbusters mais surtout aux films de super-héros. Une œuvre de ce genre pouvait donc être intelligente, mature et aborder des thématiques politiques et sociales. X-Men a un message politique puissant, repris des pages des comics. La scène d’ouverture avec Magneto dans un camp de concentration juif exprime bien les propos que véhiculent les X-Men. Les mutants représentent une minorité, un groupe racial persécuté, dénigré, dont le commun des mortels a peur, qu’il répugne. Le rapport à la Shoah est évident, et accompagnera les thématiques de la saga jusqu’aux derniers opus, dont le sujet est encore central par exemple dans Days of Future Past. C’est ce sous-texte politique qui donne une autre identité à X-Men, qui lui permet de dépasser sa condition de blockbuster.

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Enfin, outre une mise en scène souvent créative qui permet des combats inédits jusqu’à présent jamais vus à l’écran, c’est évidemment l’écriture des personnages qui donne toute sa saveur à la saga X-Men. Parce que volontairement, ces mutants ont une écriture très humaine, ce sont des personnages relativement simples, dont les questionnements internes sont facilement identifiables. Ce qui permet au spectateur d’avoir une véritable empathie pour ces personnages, bien plus que les êtres humains qui ont au mieux un rôle de méchant, au pire de courtes apparitions. Tout est orchestré autour de la relation passionnante qui unie Charles Xavier et Magneto. En plus d’être interprétés par des acteurs de la trempe de Patrick Stewart et Ian McKellen, la manière dont ils sont traités est passionnantes. Anciens amis devenus ennemis à cause de divergences idéologiques ils incarnent des figures politiques imposantes, sortes de miroirs fictifs de Martin Luther King et Malcolm X. Un but similaire mais des méthodes diamétralement opposées pour l’atteindre. Une relation parfaitement introduite dans le premier film, qui sera développée tout au long de la saga, avant de trouver sa quintessence dans la nouvelle trilogie, emmenée par James McAvoy et Michael Fassbender. X-Men, à l’instar d’Iron Man dans le Marvel Cinematic Universe, est la pierre angulaire de l’univers connecté X-Men, et se plaçant en même temps comme tout simplement le meilleur film de super-héros de tous les temps au moment de sa sortie. Mais le meilleur restait à venir.

X-Men 2 : Place à Wolverine

 « X-Men 2 n’est pas une suite. C’est la nouvelle aventure de la saga, une ‘évolution’ du premier film. Nous n’avons pas seulement suivi le destin des principaux personnages du premier film, nous dévoilons une nouvelle génération de X-Men, ainsi que de nouveaux méchants. Comme n’importe quel bon comic-book, l’univers des X-Men est fait pour être élargi. Ces histoires peuvent continuer à jamais. Cette nouvelle aventure m’a offert l’opportunité d’approfondir les différentes histoires et trames, ainsi que les personnages, et de m’éclater encore plus. X-Men 2 est plus tendu, plus sombre, plus drôle et plus romantique que le premier opus ». Bryan Singer

En 2003 Bryan Singer revient derrière la caméra pour mettre en scène un deuxième épisode. Cette fois le budget est plus conséquent avec 110 millions de dollars levés pour X2 et un résultat au box office tout aussi élevé avec plus de 407 millions de dollars de recette à travers le monde. Le cinéaste parvient à surpasser son premier épisode avec une suite bien mieux gérée et ce sur absolument tous les points. L’écriture est plus sombre, les scènes d’action sont renversantes et le rendu final est beaucoup plus mature.

L’intérêt premier du film réside évidemment sur le passé de Wolverine. Personnage emblématique des comics, le long métrage se concentre beaucoup sur lui, sur ses origines, sur le retour de sa mémoire. Les références sont plus nombreuses, Bryan Singer affine son style, et parvient à recréer sur grand écran l’atmosphère des comics avec un brio inédit. La saga s’étend et permet à d’autres de se lancer comme l’excellente trilogie Spider-Man de Sam Raimi qui sort en parallèle chez Sony.

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Hugh Jackman interprète un Wolverine puissant, terriblement charismatique, qui devient l’attraction numéro 1 du film mais également de la saga mutante en elle même. Le personnage devient ultra populaire, un véritable phénomène qui lance définitivement la carrière de l’acteur. Son écriture demeure très fidèle à celle des comics dans la recherche de son passé tumultueux, de ses origines violentes, sur son psyché abîmé. Le protagoniste n’en est que plus passionnant, une gueule cassée qui tente de se reconstruire avec l’aide de ses frères mutants. Une évolution parfaitement maîtrisée.

L’intérêt de ce X-Men 2 est également de voir Charles Xavier et Magneto travailler mains dans la mains, ce qui accentue leur relation compliquée, mais également leur amitié sincère. Patrick Stewart et Ian McKellen, amis dans la vie, insufflent une véritable émotion dans leurs personnages, qui deviennent des références. X2 offre surtout des scènes d’action renversantes à l’image de cette scène d’introduction ultra créative avec Diablo dans la maison blanche, ou la superbe attaque du manoir des X-Men, une véritable leçon de cinéma.

X-Men : L’Affrontement Final : Une conclusion qui n’est pas à la hauteur des espérances

En 2006 Bryan Singer abandonne la réalisation pour la confier à Brett Ratner, qui s’est notamment fait connaître grâce à la saga Rush Hour. Au delà des problèmes engendrés par la démission de Bryan Singer et la quête d’un remplaçant, le projet X-Men l’affrontement final a pu paraître compromis. Au mois de janvier 2005 le scénario n’était toujours pas terminé et certains rôles n’avaient toujours pas été castés, alors que la production avait déjà annoncé officiellement la date de sortie ainsi que celle du début de tournage.

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Malheureusement, malgré une bonne volonté d’incorporer de nombreux nouveaux personnages, ce X-Men 3 déçoit la communauté des fans. Et c’est quand même bien dommage parce que le sujet abordé est très intéressant. L’Affrontement Final décide de se concentrer sur le destin de Jean Grey. La mutant télépathe et télé-kinésiste a un destin bien connu des lecteurs de comics. Une entité galactique se réveille en elle et transforme la gentille étudiante en un être surpuissant : le phœnix. La mythologie est passionnante, et ses thématiques philosophiques sont envoûtantes. L’excellent comics Dark Phoenix raconte cette évolution, il raconte comment Jean Grey doit s’adapter à une puissance nouvelle, comment elle a déjoué la mort, comment elle la surpasse même. Le comics de Chris Claremont et John Byrne raconte parfaitement les questionnements internes qui animent Jean, comment elle a rencontré la mort, comment elle est revenue dans le monde des vivants, avant de se laisser atteindre par le côté obscur. A l’image des thématiques qui animent Star Wars, le phœnix noir raconte lui aussi comment un personnage est attiré par le côté obscur, comment le pouvoir peut entraîner la haine, la désolation, la folie. Mais le traitement ne séduit pas outre mesure et les fans sont déçus. X-Men : Dark Phoenix est censé rectifier le tire.

Parce que si ce n’est quelques bonnes scènes comme la mort de Charles Xavier où les prouesses de Magneto qui soulève le pont de San Francisco, le long métrage déçoit à cause d’une écriture plus faiblarde. Les enjeux malgré leur importance sont moins bien maîtrisés, effacés par un trop plein de personnages mal introduits et mal exploités à l’image du Fléau totalement sous employé. Quant à la bataille finale elle est relativement répétitive et fade, ne permettant pas d’insuffler un souffle épique suffisant pour marquer les mémoires. Sans être une purge absolue, L’Affrontement Final est parfaitement oubliable et on espère que Dark Phoenix va redonner vie à ce personnage emblématique, dorénavant campé par Sophie Turner.

Désolé j’ai ciné #3 is out

Vous l’attendiez avec impatience hein ? Et oui le troisième numéro (déjà) de Désolé J’ai Ciné est en ligne avec au programme énormément de choses puisqu’en plus de parler du petit phénomène The Greatest Showman, nos rédacteurs nous ont fait leurs classements des meilleurs mais aussi des moins bons films de l’année 2017. Vous retrouverez comme à chaque fois les critiques des films du mois de janvier, l’instant séries qui évoquera entre autres la nouvelle saison de Black Mirror, une rétrospective sur Samuel Fuller ainsi qu’une analyse de l’épilogue de La La Land puisqu’on reste dans la thématique des films musicaux ce moi-ci. Lire la suite de « Désolé j’ai ciné #3 is out »

[CRITIQUE] The Greatest Showman : Hugh Jackman mène la danse

L’année 2017 commençait tout en chansons et claquettes avec La La Land et il faut croire que 2018 suit le même chemin et autant en profiter vu que la hype autour de la comédie musicale est loin d’être retombée. Dans la foulée de la course aux Oscars c’est donc Michael Garcey qui s’attaque au monument qu’était P.T Barnum, dans The Greatest Showman, qui n’est autre que le créateur des spectacles américains (dont le cirque Barnum) avec aux commandes un Hugh Jackman plus à sa place que jamais.  Lire la suite de « [CRITIQUE] The Greatest Showman : Hugh Jackman mène la danse »

[ACTU] Le podium de la semaine

En ce mercredi jour du cinéphile, on fait un point sur le box-office. Une fois n’est pas coutume le podium reste totalement inchangé.

Kong reste le plus fort

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Le long métrage Kong : Skull Island garde la première place du box-office. Et c’est près de 520 000 personnes qui sont allés en salle pour découvrir le film revisitant le mythe King Kong. Grâce à cette performance le film à passer le cap du million d’entrées depuis sa récente sortie. Les amateurs d’actions et d’effets spéciaux à tout va devraient y trouver leur compte.

Numéro 2 : Logan

La dernière production Marvel (Logan) est de sortie et le film se classe une nouvelle fois à la deuxième place du box-office avec près de 410 000 entrées. Les amateurs du super-héros Wolverine et de Hugh Jackman devraient sûrement profiter de ce dernier opus. Spectacle garanti !

Numéro 3 : Alibi.com

La nouvelle comédie déjantée de Philippe Lacheau Alibi .com conserve sa troisième place avec environ 360 000 spectateurs en salle et le film a dépassé les 3 millions d’entrées sur l’ensemble de son exploitation. Le jeune réalisateur et acteur ainsi que sa bande de comédiens parmi lesquels Elodie Fontan, Julien Arruti ou encore Tarek Boudali enchaînent les gags. Sans oublier les présences exceptionnelles des  acteurs Nathalie Baye et Didier Bourdon.

Un record pour La Belle et la Bête outre-Atlantique

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La version live du film d’animation La Belle et La Bête avec notamment Emma Watson est sorti aujourd’hui en France et sera comptabilisé dans les résultats du prochain box-office ! Entre temps il est déjà un succès aux États-Unis puisque avec 170 millions de dollars de recettes le long métrage signe le meilleur démarrage de tous les temps pour un mois de Mars et le 7ème meilleur démarrage tous mois confondus dans le pays. Reste à savoir si le succès sera également au rendez-vous en France.

Un dernier mot pour vous dire que la fréquentation en salle sur l’ensemble de la France est en légère hausse de +5% avec environ 3 900 000 tickets vendus.

A bientôt les p’tis fous !

[ACTU] Le podium de la semaine

En ce mercredi jour du cinéphile, on fait un point sur le box-office. Cette semaine nous avons un nouveau leader dans un top 3 qu’on a connu bien plus prolifique les semaines précédentes…

 

Une entrée remarquée pour Kong

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Le long métrage Kong : Skull Island arrive par la grande porte avec une première place au box-office. Et c’est près de 630 000 personnes qui sont allés en salle pour découvrir le film revisitant le mythe King Kong. Les amateurs d’actions et d’effets spéciaux à tout va devraient y trouver leur compte.

Numéro 2 : Logan

La dernière production Marvel (Logan) est de sortie et le film se classe à la deuxième place du box-office avec près de 470 000 entrées pour sa sortie soit un cumul à 1,4 millions depuis le 1er Mars. Les amateurs du super-héros Wolverine et de Hugh Jackman devraient sûrement profiter de ce dernier opus. Spectacle garanti !

Numéro 3 : Alibi.com

La nouvelle comédie déjantée de Philippe Lacheau Alibi .com connaît une nouvelle semaine de succès mais perd une place malgré 330 000 entrées. Le jeune réalisateur et acteur ainsi que sa bande de comédiens parmi lesquels Elodie Fontan, Julien Arruti ou encore Tarek Boudali enchaînent les gags. Sans oublier les présences exceptionnelles des acteurs Nathalie Baye et Didier Bourdon.

 Rien n’arrête la dégringolade

Une nouvelle fois le nombre de spectateurs se rendant en salle est en baisse. Cette semaine particulièrement où on assiste à une vraie dégringolade jusqu’à -27% de tickets vendus en France soit à peu près 3,6 millions de personnes en valeur absolu. Mais on se doute bien qu’un blockbuster mettra prochainement et certainement tout le monde d’accord.

A bientôt les p’tis fous !

 

 

 

 

[ACTU] Le podium de la semaine

En ce mercredi jour du cinéphile, on fait un point sur le box-office.

 

Logan démarre fort

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La dernière production Marvel est de sortie avec le héros Logan et ses pouvoirs, prêt à tout pour sauver une jeune mutante. Le film réquisitionne la première place du box-office avec près de 960 000 entrées pour sa sortie. Les amateurs du super-héros Wolverine et de Hugh Jackman devraient sûrement profiter de ce dernier opus. Spectacle garanti !

Numéro 2 : Alibi.com

La nouvelle comédie déjantée de Philippe Lacheau Alibi .com connaît une nouvelle semaine de succès mais perd une place malgré 535 000 entrées. Le jeune réalisateur et acteur ainsi que sa bande de comédiens parmi lesquels Elodie Fontan, Julien Arruti ou encore Tarek Boudali enchaînent les gags. Sans oublier les présences exceptionnelles des acteurs Nathalie Baye et Didier Bourdon. Le film a l’humour décapant a passé la barre des 2 millions de spectateurs depuis sa sortie le 22 Février dernier.

Numéro 3 : Split

A la troisième place on retrouve le thriller Split avec au cœur de l’intrigue les troubles de la personnalité du héros (James McAvoy) et ses kidnappings suivi par près de 405 000 spectateurs en salle pour sa deuxième semaine de présence au box-office. Un film captivant et plein de suspens à retrouver en salle.

La baisse continue

Pour la troisième semaine consécutive, le nombre de personnes se rendant en salles obscures en France est en net repli de -15% et atteint à peine les 5 millions de tickets vendus.

[CRITIQUE] Logan : Un adieu en bonne et due forme

Ca y est il est l’heure. Après deux opus forts en bagarres sanglantes en tout genre, Wolverine alias Logan nous dit désormais au revoir dans cet ultime film qui signe la fin d’un des plus grands super-héros de ces derniers temps et peut-être aussi le plus attachant au final. James Mangold a vu grand pour cet épilogue et le moins qu’on puisse dire c’est que c’est très réussi. Dans un futur proche, Logan a bien vieillit, boit beaucoup et vit en ermite avec le professeur Charles Xavier près de la frontière mexicaine. Une vie reclus qui lui va bien jusqu’au jour où sa vie va être bouleversée par l’arrivée d’une mutante traquée par des individus peu recommandables.

Une dernière mission pour Wolverine

A l’heure où les films de super-héros misent sur des décors extravagants,d es effets spéciaux à foison et des scènes d’actions qui frisent parfois l’indigestion, Logan se contente d’un film avec plus de matière première. Beaucoup plus brut dans sa façon de filmer, des dialogues aussi, un film poussiéreux un brin western avec ses grandes étendues de terre où s’entremêlent courses poursuites à voiture et batailles où tous les coups sont permis.

Le but de ce road-trip ? Emmenée la jeune Laura à Eden, un endroit soi-disant fait pour les enfants mutants comme elle dont les coordonnées ont été écrite par une infirmière qui a récupéré la jeune fille. Sauf que Logan est devenu aigri et refuse de l’emmener là-bas jusqu’à se rendre compte qu’il n’avait plus que ça à faire pour livrer sa dernière bataille et probablement sa plus belle.

C’est dans le dernier quart d’heure du film qu’on redécouvre le Wolverine qu’on aime tant, le combattif, le hargneux et prêt à tout pour gagner à l’aide ses griffes qui font des ravages partout où il passe. La caméra est vive, l’image est puissante et c’est sublime à admirer. Alors qu’on a assisté à un Logan qui n’est plus que l’ombre de lui-même pendant les ¾ du film, on retrouve là dans cette courte partie toute l’essence même de Wolverine.

La plus belle performance de Hugh Jackman

Pour son ultime bataille, Logan n’affronte pas les méchants du film – qui passent d’ailleurs au second plan même si la performance de Boyd Holbrook en mi-homme, mi-cyborg mérite d’être saluée, mais bel et bien sa vie antérieure et ses démons qui l’ont détruit petit à petit tandis que le professeur Charles croit encore en lui. Dès les premières secondes du film on retrouve Logan, qui a plutôt mal vieillit, les traits tirés, mal entretenu et avec la bouteille facile. Un choix de vie qu’il abandonnera petit à petit jusqu’à cette transformation radicale qui permet à Hugh Jackman d’exploiter son personnage jusqu’au bout pour lui redonner cette force et cette humanité qui le caractérise tant.

Dafne Keen est la jolie petite surprise de ce blockbuster dans son rôle de nouvelle mutante qui ne pipe mot pendant presque tout le film, seulement quelques cris à l’arrachée quand elle découpe la tête des gens et qui retrouve en Logan un père. Elle apporte un petit vent de fraicheur, d’humour et de vivacité, bref une digne héritière de Wolverine.

Voilà une belle façon de clore le chapitre X-Men avec ce qui s’apparente clairement au meilleur film de la saga. Pour un personnage tel que Wolverine, il fallait un final digne de ce nom et James Mangold vient de nous le servir sur un plateau d’argent. Efficace, intelligent sans jamais tomber dans le pathos jusqu’à la dernière seconde du film qui signe le point final à cette histoire. C’est bien la première fois que dire au revoir à un super-héros fait aussi mal au coeur et voir cet écran noir apparaître subitement rend aussi triste.

Ma note : ★★★★★

Prisoners (2013)

Poster-PrisonersRéalisé par : Denis Villeneuve (Incendies)
Avec : Hugh Jackman, Jake Gyllenhaal, Viola Davis…
Genre : Thriller

Le Spitch : Dans la banlieue de Boston, deux fillettes de 6 ans, Anna et Joy, ont disparu. Le détective Loki privilégie la thèse du kidnapping suite au témoignage de Keller, le père d’Anna. Le suspect numéro 1 est rapidement arrêté mais est relâché quelques jours plus tard faute de preuve, entrainant la fureur de Keller. Aveuglé par sa douleur, le père dévasté se lance alors dans une course contre la montre pour retrouver les enfants disparus. De son côté, Loki essaie de trouver des indices pour arrêter le coupable avant que Keller ne commette l’irréparable… Les jours passent et les chances de retrouver les fillettes s’amenuisent…

Lire la suite de « Prisoners (2013) »

Les Misérables

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Les Misérables est un film musical britannique réalisé par Tom Hooper (qui a notamment réalisé Le Discours d’un Roi ) adapté du roman de Victor Hugo du même nom. Au casting on y retrouve Hugh Jackman, Russell Crowe, Anne Hathaway, Amanda Seyfried, Samantha Burks…

On va donner le spitch rapidement même si je pense que tout le monde connaît l’histoire des Misérables : Dans la France du XIXe siècle, l’ex-bagnard Jean Valjean prend en charge la petite Cosette, fille biologique de Fantine, une jeune ouvrière tombée dans la prostitution pour subvenir aux besoins de sa fille qu’elle a malencontreusement confiée aux Thénardier, un couple de scélérats. Mais Jean Valjean, depuis sa libération, est impitoyablement traqué par l’intransigeant policier Javert pour n’avoir pas respecté sa liberté conditionnelle. Depuis sa sortie du bagne, en passant par l’émeute de juin 1832 et jusqu’à sa mort, on suit les différentes étapes de la régénération du personnage central Jean Valjean avec des protagonistes qui vont l’aider ou le contrarier sur son cheminement vers la rédemption.

Lire la suite de « Les Misérables »