Gloria Bell : Incandescente

Depuis plus de dix ans, Sebastián Lelio sait filmer comme personne des femmes ordinaires qui prennent leur destin en main peu importe le regard des autres ou les conventions sociales que ce soit avec La Sagrada Familia, Une Femme Fantastique ou Désobéissance. Sortie en 2014, Gloria dépeignait le portrait d’une soixantenaire libre et célibataire qui, après une rencontre avec un homme, voit sa vie bouleversée entre désillusions et les prémices d’un nouveau chapitre de sa vie.

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[CRITIQUE] Bienvenue à Suburbicon : Petit jeu de massacre en famille

Cinquième collaboration entre George Clooney et les Frères Coen. Après avoir tourné avec eux, c’est désormais en tant que réalisateur que Monsieur Nespresso travaille avec le duo puisque ces derniers lui ont confié un de leur scénario. Satire politico-sociale de la société américaine des années 50, Bienvenue à Suburbicon réunit un casting prestigieux : Matt Damon, Julianne Moore et Oscar Isaac. Ce film est surtout l’occasion de faire oublier un Monuments Men très moyen malheureusement n’est pas les Frères Coen qui veut.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Bienvenue à Suburbicon : Petit jeu de massacre en famille »

[CRITIQUE] « Kingsman : Le Cercle d’or » : Gentlemen et whisky sont de sortie

Après deux ans d’attentes et le succès sans précédent de Kingsman : Services Secrets, Matthew Vaughn est de retour sur les écrans avec les agents secrets les plus hype de ces dernières années j’ai nommé les Kingsman. Enfin ce qui en reste parce qu’ils sont en bien mauvaise posture cette fois-ci. Le défi du réalisateur de Kick-Ass ? Réaliser une suite à la hauteur de son prédécesseur, alors pari tenu ? Oui et non. Impossible de faire mieux que le premier mais Matthew Vaugh arrive sans problème à insuffler de nouveau l’esprit Kingsman dans ce deuxième volet même si l’effet de surprise s’est dissipé.

Rien ne va plus pour les Kingsman. Après que plusieurs bombes aient détruites toutes leurs bases secrètes, Eggsy et Merlin doivent s’allier avec leurs homologues américains : les Statesman. A la tête d’une raffinerie depuis des siècles, c’est dans une toute autre ambiance bien loin de la classe britannique qu’ils vont devoir faire face tous ensembles à une nouvelle menace prénommée Poppy Adams, aussi séduisante qu’impitoyable, prête à tout pour arriver à ses fins et être enfin reconnue à sa juste valeur. Pour cela nos célèbres Kingsman feront équipe évidemment avec Harry (Colin Firth) qui signe son grand retour. Comment ? On vous laissera le découvrir. Ainsi qu’avec trois agents aux noms évocateurs : Whisky, Tequila et Champagne ou Champ comme il aime être appelé. Et pour ce nouvel opus, Matthew Vaughn a repris les éléments qui a fait le succès du premier. Bonne et mauvaise idée à la fois.

On prend les mêmes et on recommence

Ce qui avait fait le succès de Kingsman : Services Secrets vient malheureusement desservir ce deuxième volet puisque l’effet de surprise a totalement disparu. Là où le premier opus venait cueillir le spectateur avec des répliques tirées au cordeau, une esthétique plaisante et des scènes d’actions chorégraphiées frôlant parfois l’insolite, le second opus ne fait que reprendre ces éléments, certes de façon toute aussi réussie que son prédécesseur mais cette fois-ci le spectateur sait à quoi s’attendre. Sans compter le schéma narratif qui reste le même : Un ou plusieurs agents décèdent, il faut trouver de nouveaux alliés, on découvre qu’un méchant veut anéantir toute la population, un agent se sacrifie pour sauver les autres et les Kingsman font tomber les méchants. Schéma classique mais répétitif surtout dans ce cas-là avec notamment le méchant.

Samuel L Jackson aura laissé une trace indélébile dans le monde des méchants avec son personnage de Richmond Valentine. Excentrique milliardaire avec son fameux cheveux sur la langue, sa phobie du sang et son plan machiavélique qui avait réussi à enrôler même celui qui était à la tête de l’agence Kingsman, il est bien difficile de passer après un tel personnage. Et malgré toute la bonne volonté du monde, Julianne Moore n’a pas la carrure d’un Samuel L Jackson. Même si Poppy Adams est tout aussi cruelle que Richmond Valentine (si ce ne serait même pas plus), il lui manque le charisme et souffre aussi de la (trop ?) grande ressemblance avec ce dernier.

Quelques (très) bonnes surprises

Même si l’effet de surprise a totalement disparu de ce second volet, il n’en reste pas moins jouissif et terriblement drôle. La recette a fonctionné une première fois, il n’y a aucune raison qu’elle ne fonctionne pas une seconde fois. L’avantage du deuxième film étant que nous n’avons plus cette première partie « apprentissage » et qu’on passe donc directement au vif du sujet et ce dès le début du film avec d’ailleurs un retour inattendu et assez bien venu pour le coup. On retrouve un Eggsy beaucoup plus sûr de lui, toujours aussi drôle et dont la situation amoureuse a sacrément évoluée rendant ainsi le personnage encore plus attendrissant. Côté action la patte Kingsman est toujours là. Une réalisation nerveuse, vive et efficace aux scènes impressionnantes et magnifiquement chorégraphiées notamment celle à la fin du film lorsque Harry et Eggsy se confrontent aux différents sbires de Poppy Adams. Quelques effets de style sans jamais en faire trop et Matthew Vaughn nous rappelle à quel point il a donné un sacré coup de fouet aux films du genre. Kingsman : Le Cercle d’or est aussi beaucoup plus riche visuellement que le précédent, passant ainsi des rues chics londoniennes, aux rustres raffineries d’Amérique jusqu’à la jungle d’Amérique du sud où se cachent un mini village à l’aspect rétro terriblement adorable.

La rencontre avec leurs homologues américains fait sourire et nous offrent de sacrés moments avec des protagonistes haut en couleur, à l’opposé du style british, plus bruts, plus directs et du coup un peu moins classe mais c’est ce qu’on aime. Merlin retrouve son homologue au féminin interprété par Hale Berry, une personnage qui aurait d’ailleurs eu le mérite d’être un peu plus exploité mais attendons le troisième opus qui devrait nous réserver aussi quelques surprises (enfin espérons). C’est aussi l’occasion de retrouver le duo Taron Egerton/Colin Firth qui fonctionnait si bien dans le premier opus. Cette fois leur relation est un peu plus différente, plus compliquée à appréhender surtout pour Eggsy et où les rapports de force sont inversés. Merlin prend également beaucoup plus d’importance dans ce film nous permettant ainsi d’apprécier Mark Strong en tant que leader mais aussi dans un registre beaucoup plus comique que dans le précédent.

Malgré un film attendu et prévisible, Matthew Vaughn nous régale une nouvelle fois avec un film d’espionnage mêlant action et comédie, au casting impressionnant et efficace (Elton John enfin mesdames et messieurs !). La réalisation est maitrisée comme à chaque fois, toujours plus excentrique et irréaliste mais c’est ce qui fait le charme de ces espions. Préparez votre lasso, votre verre de Whisky et votre parapluie, Kingsman 2 débarque en salles dès mercredi !

Kingsman : Le Cercle d’or de Matthew Vaughn, Etats-Unis, 2017,
Sortie le 11 octobre

[CANNES 2017] Le Musée des merveilles : Une jolie fable prévisible

Après nous avoir envoûté avec Carol il y a deux ans, Todd Haynes revient avec une autre figure charismatique du cinéma américain : Julianne Moore même si cette fois son histoire se concentre exclusivement sur deux enfants. Ben et Rose ont plus ou moins le même âge, sont tous les deux sourds et sont tous les deux à la recherche de quelque chose qui se trouve à New-York. Sauf que l’une vit en 1927 et l’autre en 1977. Deux parcours bien distincts et pourtant si similaires. Tirant plus sur le mélodramatique que le simple drame, Todd Haynes n’atteint pas le niveau de son précédent film mais nous offre malgré tout une jolie parenthèse enchantée.

Une belle coordination musicale

Le Musée des Merveilles pourrait presque s’apparenter à une fable musicale. Les passages de la vie d’un enfant à l’autre peut laisser perplexe mais on ne peut qu’applaudir le travail musical fait notamment lorsqu’on découvre la vie de la petite Rose. Au lieu de nous plonger simplement dans sa vie, le réalisateur nous met à la place de cette jeune fille, résultat zéro dialogue et de simples sons et musiques pour rythmer le film. Un travail minutieux même si cela peut vite devenir lassant. La photographie du film, notamment les panoramas en noir et blancs sont assez magnifiques, bref tout est fait pour appâter le spectateur jusqu’aux bouilles d’anges de ces deux enfants qui incarnent l’innocence, la beauté et ce besoin irrémédiable de comprendre et de prendre son destin en main.

Malheureusement cette fable qui aurait pu être poétique devient vite redondante et facilement prévisible si bien qu’on attend seulement la fin pour se dire : « Et voilà j’avais raison !« . Malgré des prestations dignes de ce nom, le film n’arrive pas à nous faire décoller et à nous transporter malgré la promesse du titre et de l’affiche.

Pour le premier film vu de la Sélection Officielle, nous attendions beaucoup de la part de Todd Haynes même si c’est un film tout à fait respectable mais largement dispensable. Parce que malheureusement, parfois ça ne suffit pas de tirer sur les cordes sensibles des spectateurs. Le Musée des merveilles est un film mignon qui fera peut-être rêver les grands enfants mais qui ennuiera les adultes.

Sortie le 15 novembre

Carrie, La Vengeance (2013)

Carrie-la-Vengeance-Affiche-France

Réalisé par : Kimberley Peirce (Stop Loss, The L World, Boys Don’t Cry)
Avec : Chloë Grace Moretz (Kick-Ass 1 & 2, Laisse-Moi Entrer, Dark Shadows), Julianne Moore (Crazy, Stupid, Love; Le Monde Perdu : Jurassic Park)…
Genre : Epouvante, Horreur

Le Spitch : Timide et surprotégée par sa mère très pieuse, Carrie est une lycéenne rejetée par ses camarades. Le soir du bal de fin d’année, elle subit une sale blague de trop. Carrie déchaîne alors de terrifiants pouvoirs surnaturels auxquels personne n’échappera…

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