Colette : Trop douce, trop sage, trop anglaise

Nous sommes probablement arrivés à un moment charnière de notre époque où la société – et le cinéma – réclame de plus en plus de films mettant en avant des femmes fortes et indépendantes ( et de ce fait, très souvent opprimées par le patriarcat) comme a pu le faire dernièrement « Une femme d’exception ». Du coup lorsqu’on a vu débarquer dans tout Paris ces affiches XXL arborant le visage angélique de Keira Knightley dans le rôle de la célèbre écrivaine Colette, figure de proue de la littérature française et modèle en tant que femme indépendante et quasiment pionnière dans son genre, on était en droit d’espérer un biopic rendant hommage à la femme et au succès qu’elle a connu après s’être enfin débarrassée du poids (au sens propre comme au sens figuré) de son mari. Force est de constater que la déception est immense tant le film se plante de A à Z.

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[CRITIQUE] Pirates des Caraïbes 5 : Un retour aux sources ?

Depuis 2003, Pirates des Caraïbes est l’une des franchises les plus juteuses de la firme Disney. Alors qui dit succès international dit forcément d’autres films en préparation mais depuis quelques temps et surtout depuis le quatrième opus, la magie Pirates des Caraïbes n’opérait plus, le scénario s’éloignant de plus en plus de l’esprit de pirate qui faisait son charme lors du premier opus. Avec La Vengeance de Salazar, Disney remet enfin son bateau à flot avec un film loin d’être parfait mais qui revient à l’essence même de ce qu’était Pirates des Caraïbes.

Jack Sparrow toujours au rendez-vous

Comment évoquer Pirates des Caraïbes sans parler de Jack Sparrow évidemment. Toujours égal à lui-même : misogyne, malchanceux, je menfoutiste et avec un nouvel ennemi sur le dos, à croire que l’océan entier le déteste. On ressent le plaisir qu’a pris Johnny Depp à réincarner une nouvelle fois ce personnage, il est drôle, il est énervant mais c’est ce qui fait un petit peu son charme quelque part. L’autre point fort est la nouvelle belle gueule de ce cinquième opus, l’australien Brenton Thwaites qui incarne Henry Turner. Le même charme que son père dans le film, audacieux, naïf, il pourrait faire un excellent personnage par la suite. D’ailleurs ce n’est pas pour rien qu’un nouveau trio se forme : Jack, Henry et Carina. Comme pour rappeler le bon vieux temps du premier épisode.

Javier Bardem est sans conteste l’un des meilleurs méchant de la franchise. Cruel, effrayant mais aussi charismatique, Capitaine Salazar aurait mérité une plus grande place dans le film. En effet le point noir de cet opus est ce trop plein de méchants qui arrivent de part et d’autre et qui, au final, laissent très peu de place au vrai méchant de cette histoire.

Et évidemment le retour de Will Turner et Elisabeth Swan mais je ne vous en dirai pas plus, juste que les aficionados des premiers opus seront plus que ravis de les revoir.

Visuellement, Pirates des Caraïbes 5 reste une réussite comme depuis le début d’ailleurs. Un très beau travail de maquillage et d’effets spéciaux a été opéré sur Javier Bardem et les scènes de bataille sur mer restent toujours aussi impressionnantes. Zéro temps mort avec ces chers pirates, ça va à toute allure, pas le temps de réfléchir… enfin faut-il vraiment réfléchir ?

Avec ce cinquième opus, Disney redore enfin le blason de la franchise qui commençait à s’essouffler. Loin d’être parfait, La Vengeance de Salazar reste malgré tout un bon divertissement pour toute la famille, drôle, sans prise de tête et qui revient enfin aux sources et de ce qui a fait le succès de la franchise.

[CRITIQUE] Beauté Cachée : Will Smith bouleversant

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La bande-annonce de Beauté Cachée diffusée il y a quelques semaines ne m’avait pas laissé de marbre et une fois le film vu, c’est officiel, c’est un putain de beau film. Howard, patron d’une boîte de pub croque la vie à pleine dent jusqu’à ce que tout bascule quand sa fille décède brutalement. Rien n’est plus pareil pour Howard qui n’arrive pas à reprendre goût à la vie. Son exutoire ? Ecrire. Ecrire au Temps, à l’Amour et à la Mort. Ses amis et collègues s’inquiètent pour lui et décident d’élaborer un stratagème pour essayer de le faire enfin réagir.

Will Smith au sommet

Certes ces dernières années le cinéma et les spectateurs boudent un peu Will Smith. Dommage car même si ses derniers films n’étaient pas les meilleurs, ils nous prouve dans ce film que c’est un sacré acteur. Ce père dévasté par la mort tragique de sa fille ne sait plus ce qu’est la vie. Se contentant de se balader à vélo, de poster ces fameuses lettres et de rentrer chez lui. Will Smith campe parfaitement ce rôle d’abord tout en retenue jusqu’à ces dernières minutes d’une intensité folle.

Autour de lui, un casting cinq étoiles avec Kate Winslet, Edward Norton, Helen, Mirren ou encore Keira Knightley qui apportent chacun à leur manière leur dose de tendresse et d’émotions.

Un twist final… surprenant

Le scénario est loin d’être parfait notamment ce twist de fin assez déconcertant et pas forcément facile à comprendre mais au diable la logique parce que je défie chacun d’entre vous de ne pas verser ton petit torrent de larme à ce moment-là. Malgré tout le film dégage une émotion et une beauté sans pareille. Son ambiance de Noël, sa musique… Tout est propice pour en faire un bon film qui vous touchera en plein coeur. Certains ne comprendront pas forcément où se trouve cette « beauté cachée » mais peut-être que la finalité est là, à nous de la trouver là où elle peut-être parce que comme l’Amour, elle se trouve partout.

Après les quelques déconvenues de Will Smith ça fait plaisir de le retrouver dans un registre différent et je déplore ces critiques assassines sur ce film qui sont loin d’être justifiées. En tout cas que ça vous plaise ou non, Will Smith is back motherf*cker.

Ma note : ★★★★