A Star is born : Une alchimie renversante

Il y a d’abord eu William A. Wellman en 1937, puis George Cukor en 1954 et Frank Pierson en 1977. Près de quarante ans plus tard c’est au tour de Bradley Cooper de se placer derrière la caméra pour la première fois de sa carrière. Celui qui s’est fait un peu plus rare sur nos grands écrans depuis 2015 (« American Sniper », « À vif ! ») excepté quelques apparitions dans « War Dogs » et « 10 Cloverfield Lane » en 2016; fait un retour fracassant avec ce qui est donc une nouvelle version du désormais cultissime « A Star is born ». Réalisateur, acteur principal, scénariste et également producteur, Bradley Cooper est sur tous les fronts pour cette tragédie hollywoodienne qui a tout pour filer direct aux Oscars même s’il est – bien – loin d’être parfait.

Star de country sur le déclin et plus attiré par les bouteilles d’alcool et les médicaments que par l’adrénaline de la scène, Jackson Maine rencontre la jeune et très prometteuse Ally avec qui une incroyable histoire d’amour commence. Alors qu’elle prend du galon dans le métier et devient LA star du moment, la carrière de Jackson va de plus en plus mal et ce dernier met rapidement péril autant son couple que la carrière de sa femme. 

Le film démarre sur les chapeaux de roue. Le coup de foudre frappe sans prévenir, Jackson Maine tombe éperdument amoureux d’Ally et de sa voix en or. La première partie du film embrasse la romance avec ferveur et excitation, tout comme les sentiments naissants entre eux. On tombe à notre tour amoureux de ce couple qui transcende l’écran de par leur alchimie mais encore plus – et surtout – lorsque les deux se retrouvent sur scène avec une mise en scène dynamique – bravo Cooper – et un score au petit oignons. Mais peut-être que finalement tout va trop vite dans le film, si bien que la première partie condense assez rapidement les préambules de leur relation avec énergie pour laisser une deuxième partie beaucoup plus faible. Déjà de par un scénario connu – une étoile née, une autre meurt – et qui ne fait qu’effleurer des pistes de réflexion qui auraient pu être intéressante : l’amour toxique, l’émancipation de la femme vis-à-vis de son mari, la pression que met l’industrie musicale pour « formater » ses stars… 

Cependant Bradley Cooper nous avait prévenu, « A Star is born » est avant tout une histoire d’amour. Et c’est qu’il arrive à nous transporter dans les moments de joie comme les moments de peine, non pas dans leur vie quotidienne mais bel et bien sur scène. Autant la plupart des scènes ne montrent pas énormément d’intérêt, autant celles où Lady Gaga chante sont absolument transcendantes (notamment la scène de fin bouleversante de justesse). Ce qui nous fait arriver au second point de ce film, les prestations de nos têtes d’affiches. Bradley Cooper surpasse le film avec sa dégaine d’ancienne star déchue et son regard perçant où toutes les émotions transparaissent. Le naturel de Lady Gaga est plus agréable et rafraichissant dans la première partie que dans la seconde avec ses artifices et ses tenues extravagantes – peut-être justement parce qu’on a l’habitude de la voir dans ce registre -. Sam Elliott qui incarne le frère de Jackson tient ici probablement son plus beau rôle tout comme les autres seconds couteaux dont le père d’Ally et sa bande de chauffeurs et leur humour communicatif. 

Les amateurs de love story seront servis quant à ceux qui auraient souhaité un film avec un peu plus de fond, ils devront passer leur tour car « A Star is born » est finalement aussi sincère qu’il est extrêmement convenu. 

A Star is born de Bradley Cooper. Avec Bradley Cooper, Lady Gaga, Sam Elliott… 2h16
Sortie le 3 octobre

[CRITIQUE] How to talk to girls at parties : Never mind the Buzzcocks

L’imaginaire de Neil Gaiman semble infuser de plus en plus les écrans. Après Coraline et American Gods, le public peut enfin découvrir How to talk to girls at parties, une adaptation d’une nouvelle de l’auteur britannique réalisée par John Cameron Mitchell.

Difficile de bien représenter la fougue et l’énergie punk via un écran de cinéma. Difficile d’égaler les uppercuts distordus assénés par Shinya Tsukamoto (Tetsuo, Bullet Ballet) ou les violentes fulgurances de Tueurs nés. Mais soyons clair, ce n’est pas ce qui intéresse le réalisateur, John Cameron Mitchell. Selon ses propres dires, il voulait plutôt « faire un film pop sur l’amour ».  Et c’est bien une œuvre haute en couleur que nous offre le cinéaste anglais.

A Croydon, en 1977, Enn et ses deux amis sont des losers parmi les marginaux. Personne ne s’intéresse réellement à eux, et encore moins à leur fanzine. Après un concert, les trois garçons se retrouvent à frapper à la porte d’un étrange manoir habité par des aliens. Les locataires habillés en latex multicolore pratiquent une danse collégiale chorégraphiée. Parmi ces extra-terrestres au look de sci-fi vintage se trouve Zan (Elle Fanning) qui compte bien suivre les trois amis pour découvrir le monde des terriens, ses mœurs et ses rébellions.

Le film commence en transpirant l’esthétique punk par tous les pores, et nous présente l’environnement dans lequel évoluent les personnages : Croydon, ses briques rouges et ses concerts underground. Tout sent la bière et le parquet qui colle. Puis en entrant dans le manoir des extra-terrestres, le métrage opère un changement stylistique et nous plonge dans une atmosphère de galerie d’art contemporain sous fond de krautrock. Le film continuera ces ruptures visuelles tout le long, allant même jusqu’à invoquer une version baroque des visions hallucinées d’Altered States (de Ken Russell) dans une scène de concert endiablée. C’est d’ailleurs pendant cette scène que Enn contaminera Zan avec le virus de la révolte et que l’on comprendra les réelles intentions des aliens.

La métaphore sous-jacente qui irrigue le récit apparaît assez rapidement. On décèle tout de suite que les mœurs des extra-terrestres représentent le conservatisme de l’Angleterre dans laquelle vivent Enn et ses amis, les figures d’autorité aliens portant des imperméables aux couleurs de l’Union Jack. Le parallèle allant même jusqu’à représenter la Reine dans une figure démiurgique androgyne tout de blanc vêtue. Zan, dans sa volonté de briser les règles établies par ses aînés, arrivera à trouver une nouvelle voie, celle du cœur, et ainsi entraînera la chute d’un système millénaire en le détruisant de l’intérieur.

« LE PUNK, C’EST DU BLUES QUI SE BARRE EN COUILLES »

Si le point d’orgue reste la séquence du concert, le film regorge de trouvailles visuelles, la plus amusante étant l’extra-terrestre avec un double majeur, sorte de double doigt d’honneur à l’establishment. La mise en scène de la romance entre Enn et Zan offre des moments de douceurs captivants et les conflits internes qui animent les personnages sont retranscris avec justesse. On jubile devant les excentricités des extra-terrestres et la flamboyance du personnage de Nicole Kidman, sorte de guerrière moderne aux répliques qui font mouche. Mais même si le film propose un récit distrayant et un sous texte intéressant quoique facile, le tout reste un peu vain. On aurait aimé plus de fureur dans cette quête initiatique gentiment subversive. Car en délaissant la fantaisie rock’n’roll de la mise en scène pour l’injecter dans sa narration plutôt bordélique, John Cameron Mitchell laisse son spectateur sur sa fin. Mais finalement, est-ce que ce n’est pas ça, l’esprit punk ? S’affranchir des codes sans s’occuper du reste ?

How to talk to girls at parties de John Cameron Mitchell. Avec Elle Fanning, Alex Sharp… 1h42
Sortie 20 juin

[CRITIQUE] Les Bonnes Manières : Loup y es-tu ?

Fraîchement récompensé au Festival de Locarno par le prix du Jury et à l’Etrange Festival par le pix du Public, Les Bonnes Manières du duo Marco Dutra et Juliana Rojas est un petit ovni dans ce que l’industrie cinématographique peut nous offre en ce moment. En s’attaquant à de véritables problèmes sociétales au Brésil par le biais d’une romance fantastique, le film réussit le joli tour de force d’être multi-genre sans jamais tomber dans l’excès. Lire la suite de « [CRITIQUE] Les Bonnes Manières : Loup y es-tu ? »

[CRITIQUE] The Greatest Showman : Hugh Jackman mène la danse

L’année 2017 commençait tout en chansons et claquettes avec La La Land et il faut croire que 2018 suit le même chemin et autant en profiter vu que la hype autour de la comédie musicale est loin d’être retombée. Dans la foulée de la course aux Oscars c’est donc Michael Garcey qui s’attaque au monument qu’était P.T Barnum, dans The Greatest Showman, qui n’est autre que le créateur des spectacles américains (dont le cirque Barnum) avec aux commandes un Hugh Jackman plus à sa place que jamais.  Lire la suite de « [CRITIQUE] The Greatest Showman : Hugh Jackman mène la danse »

[CRITIQUE] Stars 80, la suite : Et la fin ? (On espère)

Ah la folie des années 80… Revenue en force avec le film évènement Stars 80 en 2012, les stars déchues et leurs tubes planétaires nous trottent dans les oreilles depuis. Certains adorent, d’autres sont au bord de la crise de nerfs. Alors que le premier opus n’avait aucune grande utilité à part celle de réhabiliter Gilbert Montagne, Jeanne Mas et compagnie , ce second opus semble encore moins utile mais faible personne que je suis, je me suis laissée bernée par la bande-originale, véritable plaisir coupable de ce film. Lire la suite de « [CRITIQUE] Stars 80, la suite : Et la fin ? (On espère) »

[ACTU] Ce qu’il faut retenir de l’actualité ciné cette semaine

On entame cette page d’actu avec les premiers extraits du Marvel Black Panther, puis nous vous révélerons le titre probable du spin-off de Star Wars consacré à Han Solo, nous évoquerons le rôle étonnant à venir de Daniel Radcliffe, ensuite le clap de fin pour le reboot de tomb raider, nous parlerons aussi d’un acteur de Star Wars 7 en tête d’affiche d’un nouveau film et de la suite du film musical Mamma Mia.

 

 

Black Panther, un film Marvel prometteur

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La bande-annonce de Black Panther a enflammée la toile et notamment le célèbre réseau social Twitter, ainsi le film semble donc avoir attisé la curiosité et créer une attente. Il faut dire que ces premières images sont plutôt alléchantes et laisse entrevoir un héros charismatique d’un pays légendaire ( le Wakanda) incarné par Chadwick Boseman.

La vidéo commence par une discussion entre Ulysses Klaue (Andy Serkis), un trafiquant d’armes vu dans Captain America : Civil War et l’agent anti-terroriste Everett Ross (Martin Freeman) –les deux acteurs se retrouvent après leur scène mémorable du Hobbit, Serkis jouant Gollum en performance capture, et Freeman étant l’interprète de Bilbo dans la trilogie récente de Peter Jackson. Le premier lui explique tout ce qu’il sait du Wakanda. La sortie du film est prévue pour le 14 février 2018.

Un t-shirt sur le banc des accusés

L’équipe de Han Solo réunie sur une première photo

Si l’on croit la photographie d’un t-shirt reçu par un membre de l’équipe technique qui s’affaire sur le prochain spin-off de Star Wars, celui-ci s’intitulera Star Wars Solo. Comme en témoigne le recto du t-shirt en image ci-dessous. Rappelons que le film sera centrée sur la jeunesse de Han Solo, le célèbre contrebandier et coéquipier de Luc et Leia Skywalker. Pour incarner Han Solo le jeune acteur Alden Ehrenreich a été choisi.

Han Solo T-shirt

Terrible jungle !

De Mike Horn à Daniel Radcliffe il n’y a qu’un pas ! En effet, le célèbre acteur d’Harry Potter nous étonne une nouvelle fois dans le rôle d’un homme ayant décider de quitter la civilisation afin d’explorer la forêt amazonienne. Le film a pour titre Jungle et à la manière d’ Into the Wild le héros va devoir lutter pour sa survie si l’on en croit le premier trailer. Pour l’heure pas de date de sortie.

Enfin, la fin !

Tomb Raider (reboot)

Le tournage du reboot de la saga Tomb Raider est désormais terminé et sortira en 2018 ! C’est la révélation qui a été faite via le réseau social Instagram par le réalisateur du film  Roar Uthaug. Cela met fin à un tournage de longue durée débuté en janvier dernier. Pour rappel le rôle de Lara Croft est attribuée à la jeune actrice suédoise Alicia Vikander, et ce reboot sera inspiré du jeu vidéo Tomb Raider sorti en 2003. Un long métrage à découvrir en mars 2018.

Synopsis : L’histoire se déroule sept ans après la disparition du père de l’héroïne, Richard Croft. La jeune femme a désormais 21 ans et travaille dans une société de livraison de nourriture à domicile car elle a refusé de reprendre les rênes de l’empire familial. Mais Lara décide d’enquêter sur la disparition de son père après avoir découvert un indice mystérieux dans le tombeau familial. Un indice qui va la mener jusqu’à une tombe sur une île quelque part sur la côte japonaise.

Un nouveau rôle pour John Boyega

John Boyega l’un des nouveaux visages de l’univers Star Wars jouera le premier rôle dans un film plus sombre puisqu’il retrace un ensemble d’événements violents aux États-Unis. En effet  les émeutes de Detroit ont fait 43 morts et 467 blessés en 5 jours en 1967. Le film Detroit s’attarde plus précisément sur l’incident du Motel Algiers où trois hommes noirs ont été tués par les forces de l’ordre. C’est cette atmosphère de violence urbaine et de guerre civile que l’on découvre dans ces extraits. Le film réalisé par Kathryn Bigelow (réalisatrice de l’excellent  Zero Dark Thirty relatant la traque de Ben Ladden)  sortira le 11 octobre en France.

On ne change pas une recette qui marche (ou presque) !

Mamma mia !Alors qu’il sera diffusé sur Arte ce soir, on vous donne quelques infos sur la suite du film Mamma Mia !. Tout d’abord le film sera toujours porté entre autres par Meryl Streep, Pierce Brosnan et Colin Firth et réalisé par Ol Parker (Indian Palace). Ensuite les chansons d’Abba seront toujours au cœur du film. Enfin dernière info et pas des moindres, le long métrage mêlera simple suite et préquel. En effet les acteurs du premier film reviendront pour une nouvelle aventure, et des comédiens vont également être engagés pour jouer dans des flashbacks.

A bientôt pour d’autres news !!

 

 

 

 

 

 

 

[CRITIQUE] La Belle et la Bête : 26 ans plus tard, la magie opère toujours

Un film attendu depuis quelques temps, un teaser vu plus de 92 millions de fois et un démarrage exceptionnel au box-office avec 170 millions de dollars récoltés en seulement deux jours. Disney bat déjà tous les records avec son adaptation live d’un de ses plus grands classiques. Un sacré casting et un budget plutôt conséquent pour ce film, mais est-il réellement à la hauteur de nos attentes ?

Un film qui en met plein les yeux

Le souci du détail est probablement ce qui caractérise le mieux La Belle et la Bête. Visuellement tout est réussi que ce soit le petit village de Villeneuve, les scènes dans la forêt et bien évidemment le fameux château de la Bête qui prend encore plus d’ampleur dans le film. Une jolie dynamique se dégage du film entre les scènes musicales dont cette magnifique scène d’ouverture qui vous met dans le bain dès les premières secondes ainsi que les contrastes entre les scènes dans le village et celles beaucoup plus sombres dans le château en compagnie de la Bête.

Une vraie joie et allégresse se dégage tout au long du film. Ce n’est jamais triste, c’est juste fait pour divertir avec son habituelle morale à la fin de beauté intérieure blablabla enfin bref c’est rapidement relégué au second plan pour nous laisser dans un état contemplatif.

Alors oui Disney ne prend pas de risques en adaptant La Belle et la Bête et en retranscrivant l’histoire telle quelle mais franchement on s’en fout parce que c’est beau. Pendant deux heures c’est un défilé de couleurs, de décors, d’actions et de musiques qui nous rappellent tous ce dessin animé qu’on a tant aimé.

La personnalisation des humains devenus objets est très intéressante et extrêmement réussie notamment pour Lumière et Big Ben qui ont un petit côté aristocrate et antique qui correspond assez bien à leurs personnages et leurs accents. Ah oui les accents dans ce film sont importants et on ressent tout le travail derrière notamment pour le personnage de Lumière alors s’il-vous-plaît, voyez-le en version originale, vos oreilles me remercieront.

Un conte de fée plein de magie

Parce qu’une princesse Disney reste une princesse même des années plus tard et Emma Watson apparait réellement comme l’actrice idéale pour ce rôle. Avec ce visage parfait, ce sourire enchanteur et cette magnifique voix qu’on ne lui connaissait pas, elle ravit tout le monde et même Luke Evans qui incarne l’arrogant Gaston trouve grâce à nos yeux avec son air moqueur qu’on a envie de remballer à chaque fois, chose qu’Emma Watson fait très bien.

Un très beau travail d’effets spéciaux sur le Bête incarnée par Dan Stevens, loin d’être le sauvage qu’on a pu connaître. Cette fois-ci ses traits sont beaucoup plus raffinés, comme pour lui garder encore un tout petit côté humain. Néanmoins à l’écran il reste très impressionnant.

Bill Condon réussi son pari avec cette adaptation efficace, remplie de magie qui arrive à nous enchanter dès les premières minutes et ce jusqu’à la fin. Certains critiqueront le manque d’originalité mais quand on ressort de ce film on a l’impression de retrouver notre âme d’enfant, n’est-ce pas là le plus important ?

Les Misérables

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Les Misérables est un film musical britannique réalisé par Tom Hooper (qui a notamment réalisé Le Discours d’un Roi ) adapté du roman de Victor Hugo du même nom. Au casting on y retrouve Hugh Jackman, Russell Crowe, Anne Hathaway, Amanda Seyfried, Samantha Burks…

On va donner le spitch rapidement même si je pense que tout le monde connaît l’histoire des Misérables : Dans la France du XIXe siècle, l’ex-bagnard Jean Valjean prend en charge la petite Cosette, fille biologique de Fantine, une jeune ouvrière tombée dans la prostitution pour subvenir aux besoins de sa fille qu’elle a malencontreusement confiée aux Thénardier, un couple de scélérats. Mais Jean Valjean, depuis sa libération, est impitoyablement traqué par l’intransigeant policier Javert pour n’avoir pas respecté sa liberté conditionnelle. Depuis sa sortie du bagne, en passant par l’émeute de juin 1832 et jusqu’à sa mort, on suit les différentes étapes de la régénération du personnage central Jean Valjean avec des protagonistes qui vont l’aider ou le contrarier sur son cheminement vers la rédemption.

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