Extrême Préjudice : Duel au soleil

Son nom est rarement cité, pourtant Walter Hill fait partie de ceux qui ont façonné le cinéma d’action américain des années 70 et 80. D’abord comme scénariste de Guet-apens de Sam Peckinpah, et aussi en collaborant au scénario d’Alien. Puis en tant que réalisateur, mettant en scène bon nombre de films marquants de ces deux décennies : Le bagarreur, Driver, Les guerriers de la nuit, 48 heures, Les rues de feu, ou encore Sans retour, souvent considéré comme son plus grand film. Si sa carrière est beaucoup moins heureuse depuis le passage aux années 90, son cinéma marque durablement les deux décennies précédentes. Un cinéma musclé, violent, viril, par un réalisateur qui ne navigue jamais très loin du western et qui, s’il ne révolutionne jamais la mise en scène, fait souvent preuve d’une efficacité formelle remarquable.

Lire la suite de « Extrême Préjudice : Duel au soleil »

Last Words: L’humanité au cinéma

Le cinéma est l’art le plus juste pour saisir une époque par la force des images, par son montage ainsi que par son accessibilité et son art de la métamorphose. Il est possible aujourd’hui d’observer une certaine convergence, celle des films post-apocalypse artsy qui proposent une lecture beaucoup moins divertissante et beaucoup plus pertinente que les films à gros budget sur la même thématique. Récemment est sorti le film Light of my life de Casey Affleck, dans la même veine que Last Words de Jonathan Nassiter. Une impression se dégage de cette tendance actuelle, la fin du monde semble de plus en plus proche pour l’humanité, ce n’est plus une mauvaise blague mais bien une peur concrète. Le silence de ces films nous dit que nous, les Hommes, sommes prêt à faire notre deuil à l’avance.

Lire la suite de « Last Words: L’humanité au cinéma »