Douleur et Gloire : introspection et création

Plaisir et excitation. S’il fallait choisir deux termes pour décrire les réactions face à l’annonce d’un nouvel Almodovar, ils sont tous trouvés. À 69 ans, l’immense cinéaste espagnol continue de déchaîner les passions, de manière totalement méritée. Au vu de sa carrière, la question sur la qualité de son travail ne pose aucun doute : Pedro Almodovar a-t-il déjà réalisé un mauvais film ? Il y a forcément des choses plus faibles, des écarts plus légers (Les Amants Passagers, qui reste une comédie potache brillamment exécutée), mais rien que l’on ne puisse retenir à charge tant l’auteur est d’une ambition et d’une intégrité idylliques. Le voir renouer avec Cannes, avec qui il a souvent flirté, fait naître tous les espoirs, surtout quand au vu du synopsis, on sent un part autobiographique. 

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[CANNES 2018] Everybody Knows : Ouverture en demie-teinte

Asghar Farhadi n’aura pas attendu bien longtemps avant de revenir à Cannes. Après Le Client l’année dernière, le cinéaste revient pour ouvrir cette 71e édition du Festival de Cannes avec Everybody KnowsTodos Los Saben en VO – et avec un casting de choix – le couple glamour et Cannois à souhait Penélope Cruz et Javier Bardem. Toujours aussi épris des conflits familiaux, le bonhomme a installé sa caméra dans un petit vignoble espagnol où la fête bat son plein jusqu’à ce qu’un drame familial vienne bouleverser tout ce petit monde. Lire la suite de « [CANNES 2018] Everybody Knows : Ouverture en demie-teinte »