Revoir Paris : Live and let die

Alice Winocour nous a impressionné dans Proxima, son précédent film, par la justesse de sa mise en scène sur les difficultés relationnelles entre une mère et sa fille. Eva Green cède le rôle-titre à Virginie Efira pour une autre histoire mais avec un fil commun : la représentation universelle des émotions humaines.

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Madeleine Collins : Aimer jusqu’à l’impossible

En quelques années, Virginie Efira s’est imposée comme l’une des meilleures actrices de sa génération, réussissant à naviguer entre les genres avec une facilité et un talent déconcertant·es. Cette année encore semble son année. Après la sensation Benedetta au dernier Festival de Cannes, nous allons bientôt la retrouver dans le nouveau film de Guillaume Canet, Lui, et on finira l’année en sa compagnie avec Madeleine Collins.

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Benedetta : Sous le Soleil de Verhoeven

Ce mois de juillet 2021 délivre enfin les fidèles de leur attente : le dernier Verhoeven est né ! Bien sûr, la recette habituelle n’a pas changée : une bonne charge contre la religion, un (généreux) soupçon de provocation, beaucoup de souffrances (c’est de bon ton !) et une tête d’affiche incontournable – Virginie Efira – pour porter le voile de la nonne la plus rock ‘n’ roll de toute l’Italie, Benedetta Carlini, dont le destin fut soigneusement rapporté par l’historienne américaine Judith C. Brown dans la biographie Sœur Benedetta, entre sainte et lesbienne. L’histoire se passe au XVIIème siècle, bien sûr.

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Adieu Les Cons : Marié, Effira et Dupontel

Alors que nous lui avons consacré un portrait plus que complet, difficile de dire que le nouveau film d’Albert Dupontel n’est pas une des plus grosses attentes de cette fin d’année 2020. Curieux de voir le chemin que va prendre celui qui, contre toute attente, est sorti de sa bulle intimiste pour se tourner vers le grandiose avec Au-Revoir Là-Haut – avec, on l’a vu, une relecture de toutes ses thématiques fétiches -. Cet Adieu Les Cons, qui a nourri nos fantasmes les plus fous, s’avère encore plus grandiose qu’imaginé, représentant une synthèse complète du cinéma de son auteur mêlée à un nouveau conte humaniste et sincère.

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[CRITIQUE] Pris de court : Un drame sur fond de mensonges, simple mais efficace

Une fois n’est pas coutume, Virginie Efira sait choisir les bons rôles et après s’être adonnée à la comédie avec Vincent Lacoste ou encore Jean Dujardin, c’est aujourd’hui seule qu’elle porte à bout de bras Pris de court, le nouveau drame d’Emmanuelle Cuau où les engrenages du mensonges s’enclenchent petit à petit pour former un cercle vicieux qui engloutit Nathalie et ses deux enfants. Un drame familial qui oscille avec le thriller à certains moments pour nous tenir en haleine jusqu’au bout.

Un film minimaliste

Emmanuelle Cuau réussit un petit tour de force, créer un véritable thriller familial sur fond de dealeurs de drogue avec finalement peu de moyens à l’image. Les décors et l’actions sont très épurés mais reste néanmoins efficaces. La tension est palpable tout du long du film, montant graduellement en jouant sur des plans rapides, des filatures et des jeux visuels avec le temps et l’horloge notamment dans la scène finale.

Pourtant tout commençait bien pour Nathalie, mère de deux enfants fraichement arrivée à Paris pour son nouveau travail dans une bijouterie-joaillerie. Sauf qu’un matin, on l’appelle pour lui dire que le directeur a changé d’avis et qu’il ne veut plus l’embaucher. Seule dans une ville qu’elle ne connait pas, elle va devoir subvenir aux besoins de ses deux enfants comme elle peut, quitte à leur mentir. Des mensonges qui mèneront à d’autres mensonges jusqu’à un point de non-retour.

Un enchainement de mensonges vif, efficace tout au long du film ce qui permet au spectateur de ne pas s’ennuyer une seule seconde. La tension monte crescendo pour ce drame qui prend petit à petit des allures de thriller psychologique. Virginie Efira démontre toute l’étendue de son talent de par ses regards, ses silences et c’est sans compter sur le jeune Renaud Prévot qui réalise également une belle performance.

Pris de court est un très beau drame/thriller psychologique, minimaliste, simple mais très efficace même si on aurait voulu un final un petit peu plus tendu, le tout s’en sort pas mal, porté par une Virginie Efira impeccable.