[CRITIQUE] Gaston Lagaffe : Pef fait plouf

On l’a bien compris, la mode est à la (mauvaise) adaptation de BD au cinéma. En témoigne les récentes catastrophes du type Les Aventures de Spirou et Fantasio, Le Petit Spirou, Boule & Bill 2 etc… Pourtant la confiance était de mise avec Pef à qui ont doit le vraiment pas trop mal Les Profs – même si le second volet n’est pas aussi réussi – et dont la bande-annonce du Gaston Lagaffe version cinéma n’avait pas de quoi effrayer. Malheureusement, il semblerait que la malédiction des mauvaises adaptations de BD au cinéma ai encore sévi.  Lire la suite de « [CRITIQUE] Gaston Lagaffe : Pef fait plouf »

[CRITIQUE] Mutafukaz : Trip animé sous héroïne

Dark Meat City, une mégalopole californienne où cohabitent un nombre incalculable d’habitants de toutes les origines. Dans ce Los Angeles version maléfique, Angelino et Vinz sont deux copains d’enfance qui essaient tant bien que mal de s’en sortir. Totalement marginalisés, les deux comparses mènent une vie tranquille dans leur appart’ miteux jusqu’au jour où Angelino est victime d’un accident de scooter lui provoquant d‘étranges hallucinations et se retrouver pourchassé par une bande d’hommes habillés en noir. Le début des emmerdes pour Angelino et Vinz quoi. Lire la suite de « [CRITIQUE] Mutafukaz : Trip animé sous héroïne »

[CRITIQUE] Les aventures de Spirou et Fantasio : Laissez les BD tranquilles

Quelques mois après l’oubliable adaptation par Nicolas Mary avec Le Petit Spirou, c’est au tour d’Alexandre Coffre de s’acharner sur ce pauvre Spirou qui n’a décidément rien demandé et qui ne demande qu’une chose, qu’on le laisse tranquillement couché sur une feuille A4 dans une BD – et nous aussi par ailleurs -. Une nouvelle adaptation de bande-dessinée (avant la sortie prochaine de Gaston Lagaffe) qui laisse à désirer tant le film est aussi impersonnel que peu représentatif de l’univers dépeint dans les BD. Lire la suite de « [CRITIQUE] Les aventures de Spirou et Fantasio : Laissez les BD tranquilles »

[CRITIQUE] Seuls : Une adaptation ambitieuse et réussie

S’attaquer à l’adaptation d’une BD est toujours un pari risqué surtout quand c’est l’une des plus connues. Avec pas moins de dix tomes sur les vingt prévus, Seuls regroupe les cinq premiers tomes quand Leïla se réveille dans une ville devenue subitement fantôme. En croisant quatre autres jeunes sur sa route, elle va devoir faire équipe avec eux alors qu’un étrange brouillard les entoure et un mystérieux homme masqué les poursuit sans relâche. Avec Seuls, David Moreau s’en sort plutôt bien avec une adaptation ambitieuse et visuellement très réussie.

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Dans le genre fantastique/science-fiction franco-français, Arès m’avait déjà fait de l’oeil avec un scénario béton même si le côté visuel pêchait un peu. Cette fois-ci c’est David Moreau, à qui ont doit l’excellent 20 ans d’écart, qui s’attaque au genre du film d’ado fantastique.

Un casting qui respire la fraicheur

Exceptée Sofia Lesaffre et Jean-Stan du Pac, Stéphane Bak, Kim Lockhart et Paul Scarfoglio se retrouvent propulsés en tête d’affiche pour la première fois. L’occasion de révéler certains comme Paul Scarfoglio, le petit peureux de la bande mais néanmoins attachant mais également Stéphane Bak qui dévoile une nouvelle facette de sa personnalité avec ce personnage de Dodji, bien loin d’être sympathique aux premiers abords mais qui se révèle au groupe petit à petit. Une petite troupe menée par la charismatique Leila obligée de s’armer de courage pour affronter un danger encore inconnu. A eux cinq ils forment un casting jeune, talentueux et prometteur même si leur jeu n’est pas parfait, il offre d’autant plus une authenticité nécessaire dans le film.

Un film sombre et anxiogène

Et oui les films d’ado aussi peuvent s’avérer effrayant. Un climat anxiogène qui s’installe d’ailleurs dès les premières minutes et qui dure. En jouant sur cette ville fantôme et des couleurs sombres toujours oscillant entre le bleu et le violet, David Moreau nous offrirait presque une ambiance à la Stephen King. Avec les jeux d’ombres, il pousse le spectateur à rester sur le qui-vive, sans compter ce mystérieux homme aux couteaux sorti tout droit d’une BD qui en cesse de les traquer. D’ailleurs le point fort du film est sans aucun doute son visuel innovant et très réussi !

Seuls arrivent à nous laisser constamment dans le doute, sans réellement savoir ce qui se passe jusqu’à son dénouement qui est aussi osé que surprenant, que déroutant et tous les adverbes finissant par -ant. Là encore une sacrée preuve d’audace qui laisse le champ ouvert à toutes les possibilités et peut-être, qui sait, une suite.

Au final qu’on connaisse ou pas la BD, Seuls arrive à nous transporter dans cet univers fantastique et à nous faire oublier que tout ceci est une production française. De quoi filer un sacré coup de fouet  au genre et à nous offrir une vraie belle adaptation de BD.

Ma note : ★★★★★