Rencontre avec Fabrice du Welz pour Inexorable

Pour la sortie d’Inexorable le 6 avril prochain, nous avons eu l’occasion de rencontrer le réalisateur belge Fabrice du Welz. Pour nous, il est revenu sur son approche au scénario, ses influences et son style de réalisation.

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Inexorable : Un deux trois Gloria

Deux ans après Adoration et son exil naturaliste en compagnie d’enfants perdu·es dans leurs émotions et leur envie d’émancipation, Fabrice Du Welz propose Inéxorable, nouvelle plongée dans la violence de mœurs, jouant avec des codes faisant penser à l’ami Claude Chabrol, et nouvelle collaboration avec Benoît Poelvoorde, qu’il se complaît à pousser dans de nouveaux retranchements.

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Comment Je Suis Devenu Super-Héros : polar aux super-pouvoirs

Il en aura généré des attentes, le film de Douglas Attal. Vendu comme le « premier film de super-héros français » (c’est faux, mais forcément, ça attire), le métrage est attendu au tournant, tant il représente un carrefour potentiel pour le cinéma français : porte-étendard d’une industrie qui décide d’y aller franco et de proposer à l’écran des propositions excessivement rares dans le paysage hexagonal, ou preuve supplémentaire que les investisseurs ont « raison » de ne pas miser sur un cinéma considéré par le grand public comme « hollywoodien » ?

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Retour sur Benoît Delépine et Gustave Kervern : le grand cinéma des petites gens

À l’occasion de la sortie de l’excellent Effacer L’historique, que nous avons déjà relaté dans nos pages, l’envie nous est venue de vous parler de Benoît Delépine et Gustave Kervern, ces deux auteurs hors-normes qui font rayonner le cinéma français depuis deux décennies déjà. Si l’on vous conseille tous leurs films – Louise-Michel, Avida, Near Death Experience et I Feel Good n’ont rien à envier à la sélection du jour -, petite sélection de quatre métrages qui nous ont profondément marqué.

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Effacer L’historique : Pas de pitié pour les selfies

Toujours dans leur idée de défendre les petites gens face aux enfers capitalistes, Benoît Delépine et Gustave Kervern s’attaquent à un sujet qui cette fois concerne tout le monde, sans distinction de classe sociale : le méandre du tout-technologique. Ours d’Argent à la dernière Berlinale, autant dire que le film des deux trublions du Groland est attendu comme un Messie social. Effacer L’historique se pose en constat, non sans cynisme, de l’absurdité qui nous entoure.

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Adoration : Folie amoureuse

Lorsque Paul, un jeune garçon solitaire rencontre Gloria, une jeune patiente de la clinique psychiatrique où travaille sa mère, il développe une attirance, qui le mènera à s’enfuir avec elle loin des adultes. Fabrice Du Welz est un cinéaste s’intéressant beaucoup à l’amour, souvent dans un contexte sombre. Ici, ce film lui permet d’explorer une relation amoureuse totalement pure, du fait de l’âge des protagonistes, en nimbant le récit d’une atmosphère torturée. Chaque étape de leur prise de liberté a un prix : le sang, les larmes, les flammes…

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Deux Fils : Sois un homme

Après une carrière extrêmement prolifique en tant qu’acteur, Félix Moati passe derrière la caméra. Après un premier court-métrage « Après Suzanne » – où il dirigeait déjà Vincent Lacoste – présenté et plutôt bien accueilli au Festival de Cannes 2016, Félix Moati s’attaque au long-métrage avec « Deux Fils ». Une tranche de vie où se dessine trois générations bien différentes mais qui cherchent toutes la même chose en fin de compte : l’amour et la réconciliation avec le monde qui les entoure. 

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[CRITIQUE] Au Poste ! : Il vous en faut peu pour être heureux…

On peut aisément affirmer que Au Poste ! est le phénomène de ce début de mois de juillet avec la suite des aventures de la famille Indestructible. En effet, il suffit de se balader sur les réseaux sociaux pour voir affluer les commentaires positifs et les déclarations d’amour. Qu’on soit clair, Au Poste vaut mieux que la plupart des comédies françaises qu’on fait actuellement ; d’un autre côté, est-il compliqué de faire mieux que ces films sans idées ni mise en scène ( ni drôle ), qui ont pour seul but d’être le plus lucratif possible ? Non.

Au Poste ! est le premier faux-pas de Quentin Dupieux depuis le début de se carrière. Ce long-métrage s’éloigne totalement de ce que faisait Dupieux avant, c’est-à-dire des films poétiques, tourmentés et cauchemardesques : là il est uniquement question de jouer sur les mots et les situations, sans aucune arrière pensée, sans aucun fond derrière que nous, le spectateur qui doit gober cette farce. Si le metteur en scène s’est entouré de bons acteurs, comme toujours, il ne sait clairement pas quoi leur faire faire ; Benoit Poelvoorde joue la carte de la caricature du commissaire un peu plan-plan avec pour seul attirail le fait de fumer par son ventre ; Grégoire Ludig est tristement plat, sans nuance et les autres ont leur petit scène et c’est déjà amplement suffisant.

L’humour est vu et revu : on a l’impression de voir un sketch de Golden Moustache de 1h13, avec tout ce qui va avec : « Mon dieu, vous voyez dans mes souvenirs ? », l’alibi nul qui dure des plombs et qui se fout amplement de notre face sans jamais nous dire pourquoi ni comment. Les quelques bonnes idées, parce qu’il y en a,  sont vite étouffer pour contenter le spectateur du témoignage navrant qui meuble le film. Je ne parlerai pas de la fin mais ceux qui sont fascinés par la tournure cauchemardesque que prend Réalité vont être assez déçu. Parlons de ce qu’appelle Clément Deleschaud le côté franchouillard assumé : si ça réjouit certain, il est triste de voir un cinéaste aussi talentueux perdre son style et s’engouffrer dans ce sketch « franchouillard » donc, au profit de quelques boutades  : ce que nous avons vu de Dupieux dans le film, la scène d’ouverture ; le reste n’est que narration ennuyeuse et trop-bien huilée…

La déception en elle-même ne vient pas du film mais de savoir que Quentin Dupieux, cinéaste fou et fascinant, arrive à nous ennuyer en 1h13 et perde de son grain de folie pour se rapprocher des normes comiques actuelles…

Au Poste ! de Quentin Dupieux. Avec Benoît Poelvoorde, Grégoire Ludig… 1h13
Sortie le 4 juillet