Rocketman : Still standing better than I ever thought !

Je l’attendais depuis si longtemps et il est enfin là ! Le dernier film du réalisateur britannique Dexter Fletcher est enfin sorti, pour mon plus grand plaisir, et j’en aurais bien demandé deux heures de plus.

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[CRITIQUE] Gold : La réussite made in USA

Gold est typiquement le genre de film américain sur la ruée vers l’or, la gloire, les déboires et les rêves qui deviennent possible à force de détermination. Tiré d’une histoire vraie tombée rapidement dans l’oubli, Gold c’est le parcours sinueux de Kenny Wells, fils de chercheur d’or à qui la chance n’a jamais réellement sourit mais il est persuadé, il y a de l’or quelque part dans le monde. Il utilise ses derniers dollars pour partir en Indonésie où il trouvera, avec l’aide du géologue Mike Acosta, une mine d’or. Commence alors pour lui une ascension vertigineuse dans le monde des affaires après de nombreuses désillusions.

Transformation radicale

Calvitie et ventre bien robuste, Matthew McConaughey est totalement méconnaissable dans le rôle de Kenny Wells. Celui qui est un habitué des transformations radicales incarne à merveille Kenny mais également l’homme plus généralement, celui avide d’argent et de pouvoir, celui qui a la hargne mais dont les échecs répétés se lisent sur son visage. Avec Edgar Ramirez (Mike Acosta), il forme un duo efficace et attachant de part cette incompréhension et ce rejet constant qu’ils subissent. A eux deux ils vont chambouler le business de l’or et Wall Street et prouver à tous qu’ils ont réussi.

Celle qui suit Kenny dans son ombre et qui, paradoxalement, n’a jamais vraiment cru en lui n’est autre que Kay, sa petite-amie. Une jeune femme plus terre à terre que Kenny, travaillant dans un magasin de meuble et qui semble totalement à l’opposé de la mentalité de son petit-ami. Pour lui, impossible de faire un travail comme les autres, lui c’est l’aventure, c’est le risque mais c’est surtout le risque de ne pas ramener de salaire à la maison contrairement à Kay qui n’aura de cesse d’essayer de le prévenir sur les dérives que l’argent et le pouvoir peuvent engendrer.

Réussir et inscrire son nom durablement

Au final, tout l’enjeu de ce film et de Kenny n’est pas l’appât du gain. C’est celui de la reconnaissance. Lui qui prenait la succession de son père avait littéralement tout gâché et pour lui ce qui comptait c’était son père, c’est l’or en lui-même et pas l’argent qui en découle. C’est se salir les mains là où les hauts dirigeants ne vont pas, c’est voir de ses propres yeux, c’est toucher, c’est sentir. Car oui, aujourd’hui ceux qui se font le plus d’argent sont souvent ceux qui en font le moins et pourtant ce sont eux qui récoltent tous les lauriers. Un propos étayé tout le long du film par Kenny Welles, fascinant et presque effrayant lorsqu’il refuse 300 millions de dollars parce que son nom et celui de Mike Acosta ont été enlevé des contrats.

Simplement mais efficacement, Stephen Gaghan met en avant l’histoire d’un homme, un chercheur d’or mais encore plus, un chercheur de réussite tout simplement. Taper du poing, ne pas se laisser marcher dessus et tomber encore et toujours, c’est le lot de n’importe quelle personne qui veut réussir. Malgré quelques longueurs, le propos est là et magnifiquement servit par un Matthew McConaughey impressionnant.

[CRITIQUE] Peter et Elliott le dragon : Aussi simple que sincère

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Disney continue sur sa lancée après Le Livre de la Jungle et Le Bon Gros Géant, la firme vient de nous offrir un remake du célèbre dessin animé des années 70. Exit le synopsis de départ, cette fois-ci Peter a 4 ans quand ses parents décèdent dans un accident de voiture. Seul en pleine forêt, il tombe alors sur un dragon qu’il appellera Elliott. Six ans ont passé quand Grace retrouve le petit garçon en pleine forêt. Désormais de retour parmi les humains, Peter n’oublie pas son ami pour autant et va devoir tout faire pour le sauver des griffes des habitants de cette petite ville qui pensaient jusque là que les dragons n’étaient qu’un mythe.

Là où Le Livre de la Jungle et Le Bon Gros Géant apparaissent comme des blockbusters aux effets spéciaux conséquents, Peter et Elliott le dragon est un film qui se veut bien plus modeste autant dans son scénario que visuellement. Ceux qui ont vu et adoré le dessin animé de 1977 ne retrouveront rien de semblable dans ce remake (ce qui a valu au film de nombreuses critiques concernant notamment l’apparence d’Elliott. Mais n’est-ce pas là l’essence même du remake ? Garder l’idée de base tout en offrant une toute nouvelle vision du film ? Pari réussi pour David Lowery qui rajoute au film une touche magique qui nous fait inévitablement retomber en enfance. Rien d’extravagant mais beaucoup de réalisme ce qui peut paraître surprenant pour un Disney. Le petit Peter incarné par Oakes Fegley est vraiment touchant et son jeu d’acteur semble tellement naturel. Bryce Dallas Howard joue à la perfection ce repère maternel que Peter a perdu tout petit. La plupart des personnages sont plutôt linéaires, même le méchant (qui au final n’est pas si méchant que ça) parait plutôt dérisoire. Mais après tout le film ne chercher pas à avoir des personnages forts et imposants (Elliott le dragon s’occupe déjà de cette partie) mais préfère conter une simple histoire qui, par sa simplicité, arrive à nous arracher de nombreuses quelques larmes. Bon d’accord en vrai j’ai rarement autant pleuré devant un film d’animation mais chut ça reste entre nous.

Oui Elliott ne ressemble plus à Elliott. Et alors ?

Visuellement, David Lowery fait assez fort avec des plans larges à couper le souffle que ce soit sur terre ou dans les airs. Les cadrages et la photographie sont plutôt bien maitrisés sans compter le magnifique final qui fera sourire autant les petits que les grands. En ce qui concerne l’apparence d’Elliott, j’ai un peu de mal à comprendre les critiques qu’il y a pu avoir. Certes il est aux antipodes d’Elliott (et des dragons en général) mais il garde un charme indéniable et nous paraît immédiatement sympathique. D’ailleurs les effets spéciaux à ce niveau-là sont à saluer. Chaque émotion est retranscrite dans son regard si bien qu’on a l’impression de communiquer directement avec lui.

Peter et Elliott le dragon n’est certainement pas le film le plus réussi de Disney. Malgré tout, le réalisateur arrive à nous offrir quelque chose de différent, sans chichis, simple mais efficace qui préfère jouer sur l’émotion et les souvenirs d’antan que sur des visuels qui auront coûté une fortune.

Ma note : ★★★★★