Arctic : Températures minimales

Première Séance de minuit pour le 71e Festival de Cannes et qui de mieux que le charismatique Mad Mikkelsen pour ouvrir le bal ? Avec « Arctic », c’est également la première montée des marches pour Joe Penna qui réalise là son premier long-métrage. Un survival polaire minimaliste qui a au moins le chic de faire la belle part à l’acteur danois.

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Yomeddine : Ne fuyez pas le lépreux

Après trois courts-métrages entre 2008 et et 2012, le réalisateur austro-égyptien A.B Shawky ne fait pas les choses à moitié puisque son premier long-métrage Yomeddine se retrouve en compétition officielle. Et le moins qu’on puisse dire c’est que pour un premier essai le jeune homme s’en sort pas trop mal du tout avec un incroyable road-movie aussi touchant qu’il est vivifiant. Lire la suite de « Yomeddine : Ne fuyez pas le lépreux »

[INTERVIEWS] Camille Vidal-Naquet, Félix Maritaud & Éric Bernard pour « Sauvage »

C’est mi-juillet dans un hôtel parisien que nous avions rendez-vous avec Camille Vidal-Naquet pour son premier long-métrage déjà salué par la critique au dernier Festival de Cannes où Sauvage était présenté à la Semaine de la critique. Pour l’occasion il était accompagné de ses deux acteurs principaux Félix Maritaud – Prix de la révélation – et Éric Bernard. Un entretien passionnant pour un film qui l’est tout autant.

Camille, votre film nous plonge dans un milieu que l’on voit rarement sur grand écran. Qu’est-ce qui vous a poussé à évoquer la prostitution masculine ainsi ?

Camille Vidal-Naquet : Je n’avais pas l’idée de faire un film sur la prostitution masculine, c’était avant tout un portrait. J’ai d’abord imaginé un personnage, une figure de cinéma qui était ce garçon marginalisé, hors des règles, attaché à aucune possession. J’avais l’idée d’un personnage qui déambule comme ça dans un scénario ponctué par des rencontres régulières. Je suis vraiment parti de ce personnage en recherche d’amour. Ecrire ce personnage m’a d’abord emmené dans le monde de la précarité et à partir de là, je me suis intéressé à la prostitution masculine de rue mais j’y suis arrivé par le biais du personnage. C’est un milieu que j’ai alors beaucoup étudié via une association, j’y ai rencontré beaucoup de garçons…

Ces travailleurs invisibles m’ont intéressé, on sait qu’ils existent mais on ne les voit jamais, on ne connait pas leurs journées. Je me suis posé cette question sur l’activité des travailleurs du sexe, à quoi ressemble leur vie ?

Vous avez passé trois ans dans une association au contact de prostitués masculins. Est-ce que le personnage de Léo a évolué au fil de ces rencontres ? Est-ce qu’il a pris les traits de certaines personnes que vous avez rencontrées ou au contraire vous aviez déjà une idée bien définie de ce que devait être Léo ?

V-N : C’est un peu compliqué de répondre, forcément tous les gens que j’ai rencontrés ont eu une influence, même les clients. Le personnage de Léo, lui, est quand même plus imaginaire.  Il y a toujours des éléments que je retrouvais chez les hommes que je rencontrais. En revanche, pour les personnages secondaires, les garçons de cette bande, je me suis inspiré beaucoup plus directement de la réalité. Le personnage de Léo est plus fantasmagorique.

Eric et Félix, quelle a été votre première réaction à la lecture du scénario ?

Félix Maritaud : J’étais un peu secoué et j’ai tout de suite voulu rencontrer Camille pour discuter de son film et de ce personnage.

Eric Bernard : J’ai lu le scénario dans la soirée et je me souviens avoir appelé Camille pour lui dire que je voulais faire le film, de n’importe quelle manière, que ce soit avec ce rôle-là ou un autre.

Comment est-ce que vous vous êtes préparés pour vos rôles ?

M : On a vu un coach de danse qui nous a fait travailler sur la réactivité du corps aux émotions. Apprendre à transmettre une émotion par le corps sans la mentaliser, être dans un rapport direct corporel-expressif. C’était la plus grosse phase de préparation pour mon rôle. Après, on a beaucoup travaillé en répétition avec Camille.

B : Moi, j’ai eu besoin de voir comment ça se passait au bois de Boulogne. Ce que Camille ne voulait pas du tout que je fasse ! J’ai rencontré un jeune homme là-bas, un jeune syrien. J’ai discuté longtemps avec lui et ça ma permis d’avoir un rapport de vérité dans mon jeu je crois.

Félix, est-ce que vous pensez que le fait d’avoir étudié aux Beaux-Arts vous a permis d’aborder le personnage de Léo d’une manière différente, plus sereinement peut-être ? 

M : Je ne sais pas. Je sais qu’étudier aux Beaux-Arts m’a permis d’avoir une ouverture d’esprit un peu particulière, c’est-à-dire sincère sur la sensibilité. L’enseignement artistique m’a appris à regarder les choses à plat, d’avoir un truc sans ego, sans jugement. Dans la mesure où les Beaux Arts font partie de ma vie, cette formation a certainement une influence sur ma façon d’interpréter Léo.

Il y a une implication physique importante dans ce film, est-ce que c’est quelque chose qui vous a fait peur ?

M : C’est excitant au contraire !

B : Moi, j’ai eu un tout petit peu plus d’appréhension que Félix au départ mais c’est aussi parce que je suis arrivé plus tard dans le processus de sélection, je suis arrivé à la toute fin. J’avais toutes les questions qu’on peut se poser au début d’un projet sauf que moi je les avais à la fin ! J’avais un petit décalage mais ça s’est très bien passé. Camille voulait un jeu sans démonstration, c’était plus l’idée d’un corps au travail donc quelque chose de beaucoup plus quotidien.

« Sauvage » c’est un petit peu une claque puis une caresse avec des scènes extrêmement crues et parfois même difficiles à supporter notamment celle où Léo se retrouve entre les mains de ce couple qui le maltraite. Quel a été le cheminement pour en arriver à ce genre de scènes ?

V-N : J’ai réalisé que les garçons qui se prostituent dans la rue sont confrontés en permanence aux fantasmes des gens qui habitent la ville – des fantasmes un peu inavouables qu’ils cherchent à réaliser en secret. Le film montre différentes manières de répondre à cette question, certains clients recherchent la douceur, de façon très respectueuse, et d’autres considèrent que comme ils ont payé, ils ont presque un objet en location à disposition, c’est-à-dire le droit de déshumaniser. La déshumanisation du corps est une problématique essentielle dans la prostitution – particulièrement dans la prostitution de rue. Le film montre des clients souvent bienveillants, d’autres qui ont juste un rapport tarifé mais je voulais être assez honnête et montrer aussi ce monde sans scrupule.

Félix et Eric, vos deux personnages jouent à un vrai jeu du chat et de la souris tout au long du film. Je pense notamment à cette scène où Léo s’accroche à Ahd et ce dernier le rejette en boucle avec violence. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus sur cette relation qui semble finalement un peu à sens unique.

M : Ce n’est pas vraiment à sens unique, il y a un véritable échange de tendresse entre les deux mais il y a deux niveaux. Ahd a l’objectif de fuir la prostitution alors que Léo accepte ce mode de vie.

B : Oui, Ahd a très envie de partir, il voit le temps passer et se rend compte qu’il est toujours là à traîner avec ces garçons. Je pense qu’il a une vraie relation avec le personnage de Félix, quelque chose qui tend vers l’amour sauf qu’il n’a pas le logiciel pour accepter et comprendre, ça lui fait peur et ça le rend extrêmement violent avec Léo. Je pense que c’est là-dessus qu’on a construit la relation entre nos deux personnages, ça paraissait évident dès le départ.

Ahd est un peu la voix de la raison dans le film, c’est le seul qui veut s’en sortir et avancer en quelque sorte. Il finit par y arriver contrairement à Léo qui aurait pu avoir la même vie mais qui décide finalement de reprendre sa liberté. Vous choisiriez quoi vous ? La raison ou la liberté ?

B : J’ai souvent l’habitude de dire : « Tout n’est pas tout blanc, tout n’est pas tout noir, la vérité se situe souvent dans les zones de gris » [rires].

M : Moi je choisis la liberté cash !

C V-N : C’est un dilemme qui me dépasse totalement c’est-à-dire que moi je n’arrive pas à me placer dans cet esprit-là. J’ai une vie tout à fait normale de bourgeois parisien donc j’ai du mal à imaginer de tels choix. En revanche, l’intérêt c’est plus d’imaginer qu’il peut y avoir une conscience qui relève de l’oubli de soi que je ne connaitrais jamais et que beaucoup de gens comme nous ne connaîtront pas. Je crois que c’est l’intérêt de ce personnage. C’est un personnage très mystérieux au final, qui ne réfléchit pas comme nous, qui ne pèse jamais le pour et le contre. Il a à la fois un instinct sauvage et une déconnection par rapport à la conséquence de ses actes qui est assez fascinante et peu compréhensible pour moi. Donc je me dis que je n’ai pas le détachement suffisant pour arriver à faire ce choix là.

Quel genre de directeur d’acteurs est Camille ?

M : Le genre précis et qui sait ce qu’il veut.

E.B : Pour le coup c’est vraiment ça précis…

M : Et très drôle !

B : Oui j’allais le dire ! Je crois que c’est le réalisateur avec qui je me suis le plus marré.

Est-ce qu’il y a eu une part d’improvisation dans le film ou tout était vraiment écrit ? 

V-N : Oula ! C’était vraiment très écrit et il y avait très peu d’improvisation. J’ai essayé mais j’ai du mal à lâcher… Je trouve que ça marche moins l’improvisation. C’est un univers très écrit à la base. On a fait des essais plus libres mais je voyais que dès qu’on faisait des improvisations je finissais par les diriger ! Au final je pense qu’il y en a un tout petit peu mais la plupart du film est très écrite.

Une certaine animalité se dégage du film et notamment de Léo qui pourrait presque s’apparenter à un chien dans son comportement. À se faire rejeter mais à toujours revenir, à subir les coups mais aussi dans sa façon de marcher, de tomber, d’être au sol… C’était quelque chose d’important pour vous Camille ? D’être dans un film plus physique que psychologique ?

V-N : Le film n’est pas du tout un film social, on explique pas du tout les mécanismes de la prostitution, comment ça fonctionne, comment on arrive là, ce n’est pas du tout un film qui essaie d’expliquer. C’est un film qui propose de vivre une expérience, de vivre une expérience un peu de sidération, en déconnection de toute logique. Les films qui expliquent tous ces mécanismes sont très intéressants mais ce n’est pas du tout ma démarche. En revanche, elle est assez précise, elle est documentée et elle montre plutôt ce tourbillon, cette brutalité, cette désorientation liés à l’exclusion.

Le film a cette pudeur de ne pas juger les marginaux. Et vous, comme vous l’avez plus ou moins côtoyé, que pensez-vous justement de ce milieu qu’est la prostitution masculine ? Est-ce que vous aviez des idées reçues? Est-ce que vous avez découvert des choses ?

C V-N : Je me suis rendu compte qu’on a vraiment tendance à penser à ces gens qui se prostituent comme à une fonction. On dit ce sont des « prostitués » alors que ce sont des garçons comme moi, comme nous. Il y a une humanité qu’on a tendance à oublier parce que cette fonction-là est très inédite pour nous, peu compréhensible et peu connue. Ça reste des garçons avec des personnalités très fortes, j’ai aussi été très surpris par leur connaissance du monde, de l’humanité, de Paris, de la France, leurs connaissances de tous les fantasmes des gens qui habitent les villes dont je ne me doutais pas et c’est vrai que je me suis senti assez petit finalement. Il y a beaucoup de garçons qui viennent de loin et qui ont vécu dans le monde entier. J’ai appris beaucoup des expériences qu’ils ont bien voulu partager avec moi et j’ai découvert une solidité et un courage incroyable. Ce sont des garçons qui se plaignent très peu.

M : Moi, je pense que j’avais des préjugés avant le film. Mais le côté absolu du personnage m’a fait dépasser ces préjugés et voir quelque chose de plus large qui dépasse la prostitution et qui parlait plutôt de l’amour et du don de soi, qui passait le cap de tous ces trucs sociologiques.

B : Les préjugés sur la prostitution on en avait tous et ce que j’ai vraiment voulu ramener à chaque fois c’est l’humanité. C’est ce qui caractérise chacun de nous. Il fallait réussir à faire cohabiter prostitution et fraternité et c’est de ça dont parle le film je crois.

Sauvage de Camille Vidal-Naquet. Avec Félix Maritaud, Eric Bernard… 1h37
Sortie le 22 août

Merci à Cine sud Promotion d’avoir permis cette interview.

[CRITIQUE] Sauvage : Amèrement suave

La Semaine de la critique recèle très souvent de jolis morceaux de cinéma et a largement confirmé son statut de dénicheur de perles que ce soit avec Grave (Julia Ducournau), Ava (Léa Mysius) ou encore Oh Lucy ! (Atsuko Hirayanagi). Et cette année le film qui a fait trembler la Croisette est français cocorico ! Premier long-métrage de Camille Vidal-Naquet, Sauvage cache plutôt bien son jeu derrière son pitch aussi simple qu’il est brut de décoffrage : un jeune homme de 22 ans qui se prostitue pour (sur)vivre cherche désespérément l’amour sans jamais le trouver. Lire la suite de « [CRITIQUE] Sauvage : Amèrement suave »

[CRITIQUE] Trois Visages : La force d’un message à travers la mise en scène

Après avoir été fortement intriguée par l’engouement cannois pour la nouvelle oeuvre de Jafar Panahi, je suis enfin allée voir « Trois Visages » après avoir attendu impatiemment ce film. Et la seule chose que ce film m’a laissé à la sortie de la salle obscure du MK2 Bibliothèque est un immense sentiment d’espoir.

« Trois Visages » de Jafar Panahi marque le retour très attendu du cinéaste iranien qui avait marqué les esprits avec le film « Taxi Téhéran ». Dans ce nouveau film, Pahani se met lui même en scène avec l’actrice iranienne Behnaz Jafari pour un road movie étonnant encré dans une dure réalité : celle de la censure et de l’interdiction -aux rêves-.

Le film s’ouvre sur une vidéo d’une jeune femme nommé Marziyeh qui annonce son suicide car elle ne peut réaliser son rêve d’entrer au conservatoire de Téréhan pour devenir comédienne. Marziyeh s’adresse notamment à Behnaz Jafari dans cette vidéo en la suppliant de l’aider pour échapper à l’énervement de sa famille conservatrice. Boulversée, Madame Jafari demande alors à Pahani de l’aider à savoir si cette vidéo est vraie ou non. Ensemble et malgré le fait que Behnaz doit tourner dans un film, ils se rendent dans le village en montagne où vit Marziyeh pour mener l’enquête sur cette intriguante vidéo. Au fur et à mesure que l’on avance dans le film, on découvre que ce ne sont pas vraiment la famille de Marziyeh le problème mais les habitants du villages et leurs mentalités qui ont menés à la réclusion et au déshonneur une artiste peintre anciennement actrice du village.

L’oeuvre de Pahani est singulière et parlante car sans cesse elle met en parallèle dans un jeu de miroir et dénonce. Elle met en parallèle dans la situation de réelle de Jafar Panahi, interdit de faire du cinéma dans son pays et la situation fictive de Marziyeh, interdite de faire de la comédie au conservatoire par sa famille et les habitants du village. On comprend donc que l’histoire de « Trois Visages » est indétachable du contexte réel vis a vis de la censure. Mais Pahani dans ce film sait aussi à la fois se moquer de ses questionnements « intellectuels », notamment lorsqu’il va à la rencontre des villageois. C’est d’ailleurs durant les scènes au contact des habitants ou de la famille du village que l’on comprend l’importance du contexte et le clash entre la ruralité et l’urbanisme. Le film fait ainsi preuve d’une grande charge politique.

Dans sa réalisation et son écriture, l’oeuvre est tout ausso ingénieuse. Dramatique et puissante dans sa mise en scène et ses plans, tantôt humoristique et humaine dans ses dialogues, l’oeuvre de Pahani nous fait entrer dans le film par le jeu du mouvement de la caméra et nous fait participer à l’inquiétude, aux doutes, aux émotions des deux protagonistes constamment dans leur voiture qui devient un élément fort du film et une nouvelle caméra.

« Trois Visages » se focalise non sur comme on pourrait le penser sur Pahani, Jafari et Marziyeh mais sur Jafari, Marziyeh et cette troisième figure féminine importante de cette artiste déshonorée et rejetée par le village. Ces trois visages qui montre à la fois trois âges de la vie, trois stades d’un rêve, trois caractères différents mais aussi trois combats de femmes différents dans la société iranienne en représentant le passé, le présent et le futur et surtout en montrant à travers leurs personnages la symbolique de la liberté.

« Trois Visages » de Jafar Panahi est un petit bijou magnifiquement bien écrit et mis en scène, sur un sujet qui effectivement ne peut être parfaitement compris qu’avec son contexte. Mais tout en pouvant être extrêmement parlant à chaque artiste et qui ainsi par son sujet et son traitement devient une oeuvre universelle.

3 Visages de Jafar Pahani. Avec Jafar Panahi, Benhaz Jafari… 1h40
En salles depuis le 6 juin

[CRITIQUE] BlacKkKlansman : Spike Lee enragé

Disparu des radars cannois depuis 2002 dans la section Un Certain Regard avec Ten Minutes Older, Spike Lee a fait un retour en grandes pompes sur la Croisette en amenant son dernier film BlacKkKlansman directement en Compétition officielle et grand bien lui fasse puisque le réalisateur est reparti avec entre ses mains le Grand Prix. Une distinction éminemment politique faisant autant écho au passé qu’à l’Amérique « so white » de Donald Trump. Lire la suite de « [CRITIQUE] BlacKkKlansman : Spike Lee enragé »

[CANNES 2018] Carmen y Lola : Prends garde à toi

Déjà réalisatrice de huit courts-métrages et documentaires, l’espagnole Arantxa Echevarría débarque à la Quinzaine des réalisateurs avec son premier long-métrage Carmen y Lola, une histoire d’amour entre deux femmes au coeur d’une communauté gitane qui rejette en bloc l’homosexualité. Un premier film loin de prétendre à être un grand film mais qui a le mérite de mettre en lumière un problème quasiment invisible dans une communauté régit par des « traditions » que la jeunesse commence à rejeter. Lire la suite de « [CANNES 2018] Carmen y Lola : Prends garde à toi »

[CANNES 2018] Monsieur : Les choses les plus simples sont souvent les meilleures

Premier long-métrage pour la réalisatrice indienne Rohena Gera où on en attendait pas forcément grand chose de cette apparente romance indienne mais parfois comme on dit, les choses simples sont souvent les meilleures. Une histoire d’amour comme il s’en fait des dizaines aussi bien au cinéma qu’à la télé et pourtant Monsieur a le mérite de dégager une douceur presque salvatrice, les sourires sont au rendez-vous en fin de séance. Lire la suite de « [CANNES 2018] Monsieur : Les choses les plus simples sont souvent les meilleures »

[CANNES 2018] Climax : Purge sous LSD

Ah soit Gaspar Noé on l’aime, soit on le déteste. Et ce n’est pas encore avec son dernier film présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs que cela va arranger les choses. Véritable événement de ce 71e Festival de Cannes, le trailer dévoilé hier nous plonge au coeur d’un (very) bad trip sous LSD virant rapidement à l’insupportable et à l’indigeste, de quoi nous faire rapidement regretter de s’être levé à 5h du matin pour assister à la projection.  Lire la suite de « [CANNES 2018] Climax : Purge sous LSD »

[CANNES 2018] Les Éternels : Éternellement long

Trois ans après Au-delà des montagnes et ses 8 nominations au Festival de Cannes, Jia Zhang-ke  revient avec Les Éternels, un drame chinois sur fond de pègre où l’amour perdure malgré les épreuves et les années. A travers un pays en évolution, Zhang-ke dissèque les relations amoureuses dans un couple entre une femme qui a évolué avec son temps tandis que sa moitié a régressé. Un nouveau film plutôt correct dans son ensemble mais péniblement long par moment. Lire la suite de « [CANNES 2018] Les Éternels : Éternellement long »